MICHÈLE BERNARD / CANTATE POUR LOUISE...

MICHÈLE BERNARD / CANTATE POUR LOUISE MICHEL

4749276
15,00 €
1CD / L'OISEAU NOIR DU CHAMPS FAUVE / HOMMAGE À LOUISE MICHEL / ALBUM DE 2014

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 CANTATE POUR LOUISE MICHEL

Michèle Bernard nous transporte dans le Paris ouvrier des années 1870 et fait revivre la plus émouvante des histoires révolutionnaires. Quelques sabots de bois. Une grande roue, une estrade qui deviendra tribune, pour seule toile de fond, comme un ciel aux nuances sanguines, pommelées de cerises éclatées, un drapeau figé au-dessus d'une scène austère et sobre.

Arrangements vocaux superbes, énergie et poésie. Un bien bel hommage à la célèbre communarde

Les titres

1 Je N'ai Jamais Franchi...  3:32
2 Pas Doux 2:25
3 Avec Mon Cousin Jules 2:41
4 Carte Postale 3:21
5 On Va A Paris 0:09
6 Les Effarés  3:18
7 Fille D'ouvriers  2:40
8 La Danse Des Bombes 1:58
9  Maman    2:28
10 C'est La Mère Michel  2:10
11 Oh Comme Ils Ont Rêvé 4:17
12 Avenue Thiers 1:51
13 A Bord De La Virginie 4:04
14 Les Canaques 1:25
15 Sous Les Niaoulis 3:06
16 Prisons 2:54
17 Dans Le Noir Infini... 2:12
18 Au Cimetière De Levallois 2:58
19 L'oiseau Noir Du Champ Fauve 1:17
20 Le Temps Des Cerises 2:59

LOUISE MICHEL (1830-1905)
Née en Haute Marne d’un père déclaré inconnu mais probablement fils d’un châtelain et d’une mère qui est servante chez ce dernier, Louise Michel grandit dans la demeure de ceux qu’elle considéra toujours comme ses grands-parents, au château de Vroncourt. Elle y reçoit une éducation très complète, imprégnée tout à la fois d’un catholicisme fervent et de l’esprit humaniste de Voltaire et de Rousseau, ouverte à la pratique des arts et aux progrès de la science. Elle y acquiert aussi une conscience aigüe des rapports de l’homme et de l’animal : « Des cruautés que l’on voit dans les campagnes commettre sur les animaux, de l’aspect horrible de leur condition, date avec ma pitié pour eux, les compréhensions des crimes de la force. » Elle commence à écrire des poèmes — forme d’expression qu’elle pratiquera tout au long de sa vie — et entame, en 1850, une correspondance avec Victor Hugo. En 1851, elle obtient son brevet d’institutrice à Chaumont. Refusant de prêter serment à l’empereur, elle ouvre, en 1852, une école libre à Audeloncourt puis, en 1854 et 1855, toujours en Haute Marne, à Clefmont et à Millières.
Installée à Paris en 1856, elle exerce son métier d’enseignante durant une quinzaine d’années, devient membre de l’Union des poètes en 1862 et suit les cours des républicains Jules Favre et Eugène Pelletan pour se préparer au baccalauréat. Son ancrage à gauche s’affirme. Elle collabore à des journaux d’opposition dont Le Cri du peuple et fréquente Jules Vallès, Eugène Varlin… L’année 1870 est importante pour Louise Michel : proche des idées d’Auguste Blanqui, elle manifeste, en août, contre l’arrestation de ses sympathisants Eudes et Brideau ; elle rencontre, en septembre, Victor Hugo qui lui consacre, en 1871, le poème Viro Major ; elle lance un appel aux « citoyennes de la libre pensée » pour porter assistance aux strasbourgeois assiégés par les prussiens ; elle participe en octobre au Comité de vigilance du XVIIIème arrondissement où elle fait la connaissance de Théophile Ferré ; elle est arrêtée pour la première fois, le 1er décembre, pendant une manifestation de femmes.
Durant la Commune, elle revendique sa conquête de l’athéisme, « Dieu est par trop versaillais », et mène de nombreuses actions sociales et pédagogiques. Lorsque les troupes de Thiers passent à l’offensive, elle s’illustre en faisant le coup de feu et comme ambulancière dans les rangs du 61ème bataillon de Montmartre. Elle se livre, le 21 mai, pour éviter à sa mère d’être emprisonnée à sa place. Le 16 décembre 1871, elle est condamnée à la déportation dans une enceinte fortifiée. Théophile Ferré, l’homme qu’elle aimait, est exécuté le 28 novembre.
De retour en Haute Marne, pour près de 2 ans  dans la prison d’Auberive, elle est ensuite transférée en Nouvelle-Calédonie à bord de la Virginie. Elle y débarque le 10 décembre 1873. Sa peine commuée en déportation simple en 1879, elle s’emploie à l’instruction des canaques et soutient leur insurrection contre les colons.
Après l’amnistie générale du 11 juillet 1880 prononcée pour tous les condamnés de la Commune, elle fait un retour triomphal à Paris et reprend aussitôt ses activités militantes. Elle est en 1881 au congrès anarchiste de Londres. Elle participe à Paris, en 1883, contre le chômage, à une manifestation qui dégénère et lui vaut d’être condamnée à 6 années de réclusion avant d’être graciée en janvier 1886. L’étroite surveillance qu’exerce à son encontre la police ne la protège évidemment pas de la haine de la droite. Un « chouan » tire sur elle au Havre en 1888, au cours d’une réunion publique, et la blesse à la tête, mais elle refuse de porter plainte contre son agresseur. Meetings, interpellations, libérations se succèdent. De 1890 à 1895, en pleine répression du mouvement anarchiste, elle se réfugie à Londres et ouvre une école libertaire. À partir de 1895, elle reprend ses tournées militantes en France en les entrecoupant de nombreux séjours londoniens. Suscitant partout l’enthousiasme mais aussi l’hostilité — on tente de l’empoisonner en 1903, à Lorient —, l’irréductible et imperturbable Louise Michel poursuit ses activités jusqu’à s’éteindre d’épuisement à Marseille, le 9 janvier 1905 : « Mon idéal était à vingt ans et même bien longtemps auparavant ce qu’il est aujourd’hui : l’humanité haute et libre sur la terre libre . »
Mais, tout autant que la femme de terrain, il faut prendre en compte l’auteure dont les temps de réclusion ralentissent à peine la production littéraire : des poèmes, correspondances, articles journalistiques aux romans et pièces de théâtre; de ses Mémoires à ses Souvenirs et aventures de ma vie ; du projet d’un Livre des prisons à l’attention portée au langage des canaques et à l’argot des détenues.
En concevant cette suite chorale L’Oiseau noir du champ fauve consacrée à cette femme dévouée aux idéaux de la Commune, à la défense des opprimés, à la reconnaissance de l’égalité entre les deux sexes, Michèle Bernard insère plusieurs poèmes de Louise Michel qui révèlent sa profonde sensibilité aux éléments et au cosmos.  Ainsi, par cet hommage exceptionnel, Michèle Bernard élargit notre perception de celle qui fut la Vierge rouge pour ses villipendeurs et pour tous les autres la bonne Louise
Bernard Ascal, le 1 juillet 2015.

LES PARTENAIRES

L'Ensemble Vocal
L’Ensemble de Six Voix Solistes, fondé en 1995 par Alain Goudard, s’engage avec appétence, curiosité sur les chemins les plus disparates de l’invention musicale. Cet ensemble professionnel qui réunit les talents de six voix féminines, six solistes habituées à de multiples configurations musicales, se consacre essentiellement à faire découvrir la richesse de la musique vocale d’aujourd’hui. Celle-ci l’entraîne souvent aux entours des frontières esthétiques, au moment où l’écriture s’efface, laissant advenir une sensibilité expressive vivante, une logique des sensations. Fort de nombreuses et fructueuses collaborations avec des compositeurs, l’Ensemble de Six Voix Solistes est un outil à géométrie variable idéal, offrant avec subtilité, finesse et exigence, une grande diversité de programmes.

Les Percussions de Treffort

Les Percussions de Treffort, fondées en 1979 par Alain Goudard, dessinent un parcours très riche en rencontres et en créations.
L’originalité et la pertinence de réunir 18 musiciens professionnels aux multiples singularités donnent lieu à un travail de recherche et de créations musicales, qui est l’essence même de cet ensemble.
La qualité des réalisations des Percussions de Treffort, la grande exigence, la complicité, la symbiose et la force collective dont font preuve les membres de cette formation, lui ont permis de prendre une place originale dans le paysage musical d’aujourd’hui.
Le répertoire musical est sans cesse en évolution grâce à la multiplication de collaborations avec des artistes prestigieux tels Les Percussions de Strasbourg, Barre Phillips, Jérôme Thomas, Louis Sclavis, Carlo Rizzo, Michèle Bernard, Michel Boiton, Michel Doneda, Geneviève Sorin, Jacques Di Donato, Alfred Spirli, Shanghai Percussion Ensemble...

Résonance Contemporaine

Direction Artistique Alain Goudard
Résonance Contemporaine est une association créée en 1987 pour promouvoir la création musicale, notamment avec ses deux ensembles conventionnés, Les Percussions de Treffort et l’Ensemble de Six Voix Solistes (DIr. Alain Goudard). Simultanément, elle développe une mission depôle de ressources départemental et régional dans les domaines de la musique contemporaine et du lien culture et handicap.

 

(Lyon, 1947 - ) auteur, compositeur et interprète. Ayant fait ses classes au théâtre avant d'aborder la chanson, elle commence par participer à des créations collectives, sous la double casquette de comédienne et de chanteuse (Histoire de chanter - 1974, Le temps des crises - 1977). S'accompagnant à l'accordéon ou au piano, elle sort son premier album (Le kiosque) en 1978, et remporte le Prix de l'Académie Charles Cros. Sacrée "Révélation au Printemps de Bourges", elle introduit une nouvelle dimension, entre jazz et java, tradition et actualité, dans la chanson réaliste ; et, à l'occasion de son premier passage à l'Olympia, la Presse n'hésite pas à voir en elle la digne descendante de Fréhel. Interprète poignante et, pour tout dire, exceptionnelle, son écriture généreuse, souvent intimiste, mais également politique, au sens le plus large - et donc le plus noble - du terme ("Le Mur"), renoue avec une chanson populaire de grande qualité, dont les principales caractéristiques sont l'humour, la tendresse et la lucidité frondeuse. En parallèle à sa carrière personnelle, elle continue de participer à des expériences collectives, comme Jacquard ou la chanson de la soie, en 1984, Piaf ou la fleur à la manche, en 1988, ou Lala et le cirque du vent, spectacle pour enfants écrit par Anne Sylvestre, en 1993. Dans le même ordre d'idée, toujours en 1993, elle écrit et joue Des nuits noires de monde : "spectacle pour chanteuse, chœurs de femmes et petit orchestre forain". En 1992 et 93, elle participe à l'enregistrement de l'Anthologie de la chanson française traditionnelle, réalisée par Marc Robine pour EPM. En 1997, son album (magnifique !) Quand vous me rendrez visite fête ses vingt ans de chanson. Le suivant, Voler, sorti en 1999 sera l'occasion d'une résidence-création d'un mois au Théâtre d'Ivry. Biographie Le Collectif Azergues composé de : de haut en bas Michel Grange - André Tavernier - Michel Roger - Alain Meilland - Isabelle Fontana - Michèle Bernard en juin 1978. En mai 1968, durant les événements, elle a 20 ans et elle est étudiante en lettres1. Elle s'engage dans le mouvement, et rejoint un groupement de musiciens. Elle délaisse alors le piano familial pour la pratique de l'accordéon, « un instrument à claviers qui y ressemblait mais qui me permettait d'aller dans la rue. C'était assez symbolique. ». Elle suit ensuite des études au Conservatoire d'art dramatique, et commence sa carrière au théâtre avant de se lancer dans la chanson : « J'ai commencé par faire du théâtre, puis j'ai découvert ma voix chantée. J'ai éprouvé alors la magie du chant. J'ai ressenti une forme de délivrance : les inhibitions tombaient. On parle pour régler des problèmes, mais on chante pour le plaisir. » Au milieu des années 1970, avec une troupe de comédiens, la Compagnie de la Satire, elle participe à « un spectacle qui raconte l'histoire de France à travers la chanson populaire », puis, à la suite de ce spectacle, enregistre son premier vinyle Le temps des crises. L’histoire de France à travers les chansons, où elle n'est qu'interprète. Dans les années 1970 et 80, elle partage la scène avec des artistes comme Alain Meilland, au sein, entre autres regroupements, du « Collectif d'Azergues » qui regroupe de jeunes auteurs-compositeurs-interprètes. En 1978, avec ses propres créations, elle est « la révélation - découverte de l'année » au Printemps de Bourges : le directeur du festival, Daniel Colling, lui alors fait enregistrer un album1 ; elle sort la même année le premier album de sa composition, Le Kiosque8. Elle s'accompagne à l'accordéon et au piano. Nomade est une de ses chansons les plus connues, comme Maria Szusanna. En 1980, elle compose la musique du film La Chanson du mal-aimé de Claude Weisz. Elle commence sa carrière dans un style réaliste des années 1930, puis évolue vers une écriture généreuse, parfois intimiste, parfois politique. Pour Frank Tenaille, dans Le Monde de la musique, en 1997, Michèle Bernard parvient à « bâtir des chansons philosophiques aux allures de rengaine populaire. » Elle obtient par trois fois le Grand Prix de l'Académie Charles-Cros, en 1980, 1988 et 2002. Pour elle, « L'art doit faire partie des choses qui rendent à l'individu sa dignité et son envie de vivre ». Après plusieurs disques en solo, elle réalise aussi des compositions pour ensembles polyphoniques. En 1999, elle est artiste en « résidence chansons » au Théâtre d'Ivry-sur-Seine (Seine-et-Marne), pour y monter un spectacle et des ateliers, succédant à cette place aux artistes comme Juliette, Sarclo, Allain Leprest ou Éric Lareine6. En 2012, elle y retourne en « résidence de création » et crée le spectacle Sens dessus dessous, qui obtient l'année suivante le Grand Prix Musique Jeune Public ADAMI, et le Coup de cœur de l’Académie Charles-Cros14. En 2001, elle crée un spectacle musical consacré à la militante Louise Michel (1830-1905). Ses compositions ont connu diverses reprises4, comme Maintenant ou jamais par Yvette Théraulaz et par Louis Capart, Le rideau de fer par Christiane Stefanski, ou encore Quand vous me rendrez visite et Nomade par Pierre Soyer, ce qui pour elle « est un des plus grands plaisirs pour quelqu'un qui écrit. C'est le sentiment que, tout d'un coup, quelque chose qu'on a écrit va se transmettre et se répandre au-delà de soi. [...] Comme moi-même j'ai pu reprendre des chansons elles-mêmes issues de la tradition4. » Elle est amie de longue date avec une autre auteure-compositeur-interprète, rencontrée lorsqu'elle assurait la première partie d'un de ses spectacles : Anne Sylvestre16, dont elle avait, à ses débuts dans les années 1970, fait des reprises de chansons4. Pour Michèle Bernard « Elle m’a sans doute permis de décoller. Je lui dois beaucoup. » Anne Sylvestre lui coproduit plusieurs albums, et l'invite en 1993 à participer à son conte musical pour enfants Lala et le cirque du vent, en tant que chanteuse-comédienne. En 2012, elle dit de Michèle Bernard qu'elle est « sa sœur de scène ». Depuis 19801, elle habite un petit village du département de la Loire, dans le parc régional naturel du Pilat : « Je vis dans une ancienne fabrique textile. Pour moi qui suis très sensible à la chanson populaire, au thème du travail ouvrier et des luttes, c'est un lieu qui m'inspire ». Elle y a créé l'association « Musiques à l'usine » en 19951, ainsi que des ateliers, et un festiva. Engagement militant En septembre 2018, elle co-signe une tribune dans le Guardian en soutien à l’appel des artistes palestiniens à boycotter l’édition 2019 du concours de l’Eurovision qui doit se tenir en Israël. Discographie Vinyles : 1973 : Le temps des crises. L’histoire de France à travers les chansons avec Michel Grange et Paul Castanier 1978 : Le Kiosque Prix de l'Académie Charles-Cros 1980 1980 : Sur ces routes grises 1982 : Bar du grand désir 1987 : Pleurez pas CD : 1988 : Michèle Bernard en Public Prix de l'Académie Charles-Cros19 1992 : Des nuits noires de monde 1997 : Nomade (Chansons pour les petits et les grands) 1997 : Quand vous me rendrez visite Dont un traditionnel gallois adapté en français20, deux poèmes de René-Guy Cadou et un poème de Pablo Neruda2. 1999 : Voler... 2002 : Mes premiers vinyls : édition en CD de ses 4 derniers vinyles 2002 : Une fois qu'on s'est tout dit8 Prix de l'Académie Charles-Cros19 2004 : Poésies pour les enfants 2004 : L'oiseau noir du champ fauve, cantate pour Louise Michel 2006 : Le nez en l'air 2008 : Piano Voix 10 (avec Jean-Luc Michel) 2008 : Monsieur je m'en fous ; album pour enfants : 12 chansons pour la planète 2010 : Des nuits noires de monde Live (nouvelle version avec le groupe Evasion) 2012 : Sens dessus dessous 21 2016 : Tout' Manière Participations : 1974 : Alain Meilland chante Frot Castanier 1978 : un titre sur l'album Printemps de Bourges 78 (disque) 1993 : Lala et le cirque du vent, conte musical d'Anne Sylvestre 1994 : Anthologie de la chanson française (plusieurs titres dans différents volumes) 2003 : Hommage aux grands de la chanson (Au bois de Saint-Amand de Barbara, La folle complainte de Charles Trenet, On ne voit pas passer le temps de Jean Ferrat) Musique de film : 1980 : La Chanson du mal-aimé de Claude Weisz ; auteur-compositeur Merci wikipédia

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