KID ORY / NEW ORLEANS CREOLE JAZZ
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KID ORY / NEW ORLEANS CREOLE JAZZ

R301
6,67 €
1 CD / KID ORY CREOLE JAZZ, Jimmie None, Barney Bigard.../ JAZZ ARCHIVES

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KID ORY CREOLE JAZZ


1 - High society
2 - Sugar foot stomp
3 - Muskrat ramble
4 - That's a plenty
5 - Panama rag
6 - Jimmie's blues
7 - Tiger rag
8 - Savoy blues
9 - Weary blues
10 - Oh didn't he ramble
11 - Blues in E flat
12 - Royal garden blues
13 - Creole song
14 - Blues (N°1)
15 - Lonesome road
16 - High society
17 - Blues (N°2

Les musiciens : 

Titres 1 à 12
Kid Ory’s Creole Jazz Band
Papa Mutt Carey (tp), Edward «KId » Ory (tb), Jimmie Noone (cl), Buster Wilson (p), Bud Scott (g), Ed Garland (b), Zutti Singleton (dm),.
Los Angeles 1944
Titres 13 à 17
Papa Mutt Carey (tp), Edward «Id » Ory (tb), Joe Darensbourg (cl), Buster Wilson (p), Bud Scott (g), Ed Garland (b), Charley Blackwell ou Minor « Ram » Hall (dm).

Edward « Kid » Ory (25 décembre 1886 - 23 janvier 1973) est un tromboniste de jazz et chef d'orchestre américain. Également compositeur, notamment des standards Muskrat Ramble (en), Ory's Creole Trombone (en) et Savoy Blues, il est l'un des acteurs principaux du jazz Nouvelle-Orléans des années 1910 et 1920, et joua avec son orchestre un rôle important dans le revival (« résurrection ») de ce mouvement des années 1940. Il fut un exécutant typique du style de jeu de trombone appelé tailgate caractéristique du jazz Nouvelle-Orléans, consistant à accompagner le jeu de la trompette par un contrepoint rythmique, ponctué d'effets de glissando. Biographie Kid Ory est né à Woodland Plantation près de LaPlace en Louisiane. Il commence dans son enfance à jouer de la musique avec des instruments qu'il a lui-même bricolés et, dès 10 ans, il dirige un ensemble assez bien considéré dans la Louisiane du sud-est. Pour des raisons familiales, il reste à Laplace jusqu'à l'âge de 21 ans avant d'emmener son ensemble en Louisiane. Entre 1912 et 1919, il dirige l'un des orchestres les plus populaires de La Nouvelle-Orléans, engageant beaucoup des grands musiciens de l'époque, dont le cornettiste King Oliver, les clarinettistes Johnny Dodds et Jimmie Noone et les trompettistes Mutt Carey et Louis Armstrong. En 1919, il s'installe en Californie où il se produit avec son orchestre, le Kid Ory's Creole. Il y réalise en 1922 sous le pseudonyme de Spike's Seven Pods of Pepper Orchestra son premier enregistrement — qui est également le premier enregistrement d'un groupe noir — dans lequel on peut entendre Ory's Creole Trombone (en) et le Society Blues. À la fin années 1920, il est très actif dans les studios d'enregistrement de Chicago avec les orchestres de Louis Armstrong (dans ces célèbres Hot Five et Hot Seven (en)), Jelly Roll Morton, King Oliver, et bien d'autres. Durant la dépression de 1929, il s'éloigne de la musique pour s'occuper d'une ferme avec son frère. À son retour en Californie dans les années 1940 et 1950, son orchestre, le Creole Orchestra, est un important moteur du mouvement de revival (résurrection) du genre Nouvelle-Orléans de cette époque, par ses prestations radiophoniques populaires (dont The Orson Welles Show (en)) et ses enregistrements. Kid Ory est l'un des rares musiciens et chanteurs de jazz à avoir enregistré des morceaux en créole de Louisiane (comme Blanche Touquatoux ou Eh, là-bas ou encore Creole Bobo, une berceuse créole). Il meurt le 23 janvier 1973 à Hawaii après s'être retiré de la musique en 1966. Son épouse Barbara est décédée en 1977. Kid Ory avait déclaré : « J'irai en Europe quand un pont sera construit sur l'Atlantique. » Il y vint quand même pour la première fois en 1955 ou 1956. Merci Wikipédia

KID ORY

 Dès le début des années 1910, Kid Ory fut un des principaux chefs d’orchestre de la Nouvelle-Orléans. Il dirigea à cette époque-là des musiciens tels que King Oliver, Louis Armstrong, Johnny Dodds, Jimmie Noone, Sidney Bechet (et Mutt Carey, que nous citons puisque nous le retrouvons auprès d’Ory dans les faces de 1946). Il s’installa à Chicago en 1925. Nous nous contenterons de mentionner ses disques avec Louis Armstrong et Jelly Roll Morton parmi les plus connus, avant d’en venir à la seconde moitié des années 40 où il s’était fixé en Californie (depuis 1942 ; en fait, il est vrai qu’il y avait déjà travaillé lors d'un premier séjour dès 1919) et où il bénéficia du New Orleans revival (dont Orson Welles fut un des promoteurs, produisant des émissions de radio en 1944).

Ce qui retient immédiatement l’attention à l’écoute des disques de cette période c’est qu’Ory incarne, sans doute plus que quiconque, le trombone néo-orléanais. Non qu’il en fut le “meilleur” représentant, le plus grand technicien, mais surtout parce qu’il illustra merveilleusement un certain style créole, que l’on serait peut-être tenté de juger “primitif” et qui, à ce titre, est tellement apprécié par les puristes. Maître du glissando dans le jeu d’ensemble, grand spécialiste du blues, rythmicien émérite, telles sont les principales caractéristiques du style d’Ory (“à la créole” pour répéter un jeu de mots très pertinent).

Il faut bien voir que le grand talent de Kid Ory fut celui d’un chef d’orchestre, d’un “animateur”, capable d’imprimer son énergie à des ensembles caractéristiques d’un jazz dont la valeur réside surtout dans la “collective” (sous-entendez “improvisation”), qui ne consiste pas à développer des lignes “solistes” comme dans le bebop, par exemple, mais à tisser à plusieurs un entrelacs de variations, jouant sur la paraphrase de la mélodie. Et l’on aura toujours tort d’opposer deux conceptions du jazz, vraiment différentes : dans la première, celle de la Nouvelle-Orléans, on devra s’attacher à une certaine couleur sonore, à une expressivité, un grain, que l’on ne retrouvera pas ailleurs, de même à certaines conceptions du rythme d’une époque, qu’il n’est pas toujours facile de saisir si l’on n’a pas présent à l’esprit l’arrière-plan des parades et autres manifestations propres à la Nouvelle-Orléans. La querelle entre anciens et modernes, partisans du “vieux style” et zélateurs de la modernité semble quelque peu éteinte, aussi nous semble-t-il plus facile de souligner qu’on aurait tort de situer sur le même plan des types d’expression différents. On doit, par exemple, faire la distinction entre le jazz des pionniers et même celui d’avant le jazz à la Nouvelle-Orléans et celui de Chicago ; si Kid Ory appartient indiscutablement au premier âge, Armstrong, par exemple, tire vraiment  le jazz vers le futur. Et si l’on veut apprécier le jazz des pionniers on ne peut utiliser les mêmes critères, c’est ainsi que le son de trombone d’Ory et son phrasé sont effectivement d’un autre âge et ils en sont même de remarquables témoignages. Ory permit au trombone néo-orléanais de présenter une sorte de carte de visite sonore, en ce sens il fut un précurseur, mais il n’eut pas grand chose à voir dans la naissance du trombone jazz plus moderne (Miff Mole, Jimmy Harrison).

Les faces présentées ici comportent quelques-uns de ses “classiques”, tels que Panama, Get Out Of Here (dont il est co-auteur) et Creole Bo Bo (de sa composition) et un rapide coup d’oeil sur les titres nous permet de constater que le répertoire est principalement axé sur des standards du jazz louisianais. Les membres de l’orchestre d’Ory sont d’indiscutables spécialistes de ce type de jazz et parfois d’excellents solistes : les clarinettistes Omer Simeon et Barney Bigard, le (relativement) méconnu Darnell Howard. Certains font même figure de compagnons de toujours (Mutt Carey, Ed Garland) qui furent associés très tôt au tromboniste.

François Billard

 

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