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Jean VASCA / CHANSONS 1967 - 1986 Agrandir

Jean VASCA / CHANSONS 1967 - 1986

2 CD / 1967 - 1986 CHANSONS À NOUVEAU DISPONIBLE

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Artiste
Jean VASCA
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CD1
1967 – 1977

L’Ange exterminateur (album 1967)
1 Les amants d’aube
2 Ailleurs
3 Le somnambule
4 Je vois à travers toi
5 Vivre encore (poème de Jules Supervielle)
6 Insolation
Vivre en flèche (album 1970)
7 L’écarlate et l’outremer
8 Je me suis endormi
9 Naître
10 Derrière une épaule
11 Un chant pour elle

Midi (album 1975)
12 Mourir de tout cela
13 Mon chant monte vers vos silences
14 Les grands vents
15 On ne ferait donc que passer
Rêve ou meurs (album 1976)
16 Attaque à mots armés
17 Village
18 Rêve ou meurs
19 En ce jardin
20 Deux corps (poème d’Octavio Paz)
Célébrations (album 1977)
21 On ne va nulle part
22 L’hiver
23 Amis soyez toujours
24 Un jour la vie sera comme une main ouverte
25 Et puis voici la mer
 
CD 2
1978 – 1986

Un chant (album 1978)
1 Des fois partir
2 Tu voudrais un pays
3 Le livre de la mer
4 Pour un printemps
5 Aimer

De doute et d’envol (album 1979)
6 Je serai
7 La Lumière chante en nous
8 Ce rouge gorge
9 N’importe où ici ou ailleurs
10 Émettre
11 Solitudes

Matinale (album 1981)
12 Matinale
13 Ce fou
14 Corps à corps
15 Je suis celui qui s’en va
16 Rendez-vous

Désespérément, la vie. (album 1984)
17 La première cigale
18 O ce volet qui bat
19 Désert
20 Élémental fondamentaire

Le grand sortir (album 1986)
21 Quatuor
22 Résistance
23 Le voyage
24 Tout ce que je dis


Jean Vasca est Vivant ! Vivant comme peu de poètes savent l’être aujourd’hui. Voilà qui confortera la poignée de fidèles qui monte la garde autour de ses mots depuis plus de quarante années maintenant, et rassurera sans doute ceux qui, moins assidus ou emportés par le tourbillon de la vie, prennent néanmoins régulièrement le bulletin de santé de la « bonne chanson française ». Puisqu’il est malheureusement admis que toutes sortes de peuplades squattent désormais le giron de la dame et qu’un tri sélectif s’impose. Vasca a ses clés. Ses qualités d’écriture. Ses millésimes de lumière. Sa poésie est en perpétuel état d’ébriété, écrivais-je en avant-lire de sa biographie en 94. Se situant à la croisée des chemins de Trenet, de Leclerc, de Ferré et de Nougaro (ces deux derniers pour l’entière liberté d’expression et la musicalité brute d’un verbe électrocuté), il a fait ses classes dans les cabarets de la rive gauche, sous la férule de René-Louis Lafforgue, en compagnie de Magny, Sèvres, Lapointe, Fanon, Gougaud ou d’Hélène Martin. Deux rencontres, assez jeune, le marqueront. Celle de Luc Bérimont, poète et homme de radio, comme lui originaire du nord, qui affirme déjà, catégorique que la moindre notation de Vasca, par sa vigueur et sa vitesse, dépasse de cent coudées ce que les patentés de la poésie professionnelle osent en volume. Puis celle d’André Almuro, compositeur contemporain proche de Pierre Schaeffer, l’un des pionniers de la musique concrète, avec lequel il va s’essayer à des créations collectives et aux Poèmes électroniques qui constituent les premiers maillons de son œuvre, en 1963. S’en suit une carrière jalonnée de nombreux et prestigieux prix du disque, de plusieurs passages à l’Olympia et au Théâtre de la Ville, et dont l’ossature est constituée de 21 albums studio où alternent, selon les époques, chansons, poèmes dits et parlé-chanté qui lui vaudront un temps une réputation d’imprécateur, que seul, à part lui, Léo Ferré pu revendiquer. Tout cela orchestré par trois arrangeurs remarquables : « Mimi » Rosso (guitariste de Brassens), Michel Devy, puis Robert Suhas. Seront également publiés 7 recueils regroupant tous ses textes, de 1969 à 2002, qu’une quinzaine d’interprètes dont Lafforgue lui-même, Jacques Douai, Benin, Bertin, Vinci, Montaner, Isabelle Aubret, Francesca Solleville ou Marc Ogeret ont mis à leur répertoire. La poésie de Jean Vasca me conforte dans l’idée qu’aux plus simples choses reste attachée une énigme qu’on n’en finit pas de dénouer, comme on lève le voile des apparences sur l’aura solaire qui transmue et disperse les cendres de chaque aubier de vie. A chacun de dévider cet écheveau infini tressé de signes, de paroles ouvertes, de choisir dans le panier de l’été les fruits offerts de la clémence et du partage, chants de révolte et d’amour, qui sont encore, pour certains, fruits du silence, cris cloués, portes muettes battants sur l’intolérance et le désespoir. Sur l’espoir, aussi. Sa famille de cœur et d’écriture, Vasca l’épicurien qui célébra un temps Villon, Marot, Corneille ou d’Orléans, ne l’a pourtant pas choisie parmi les chantres du soleil. Loin s’en faut. En lui transhument les mange-brume. Rimbaud, Michaux, Bérimont, tous gens d’Ardennes ou du septentrion, comme une poussée lente et ténue à travers l’humus des origines. Un tellurisme, une animalité inquiète, Sabots dans les gadoues/La hure dans les étoiles, dont Vasca est tout pétri, toujours à l’affût d’une comète ou d’un masque de foudre, d’une messagère ailée, flèche de braise jadis épelée par René Char, décochée vers l’invisible, lointaine, extatique, incantatoire. Le cri, le chant ? La poésie. Et d’autres, Kenneth White ou Guillevic, se tenant tête-bêche avec le sud aux immédiates incandescences d’un Delteil, d’un Le Clézio ou d’un Octavio Paz, dans un cataclysme froid ; présences rayonnantes de la galaxie du voyage, avec leurs chants montés de la vague déchirée aux aspérités de la langue. Entre le rire qui s’efforce et l’ivresse qui tue, il y a ça, ce sifflement des vents mauvais et une voix contre, la sienne écrit de lui Marcel Moreau. Voix de sauvage ambiguïté, s’arrachant à l’ordre et saignant au désordre, brûlée de vouloir tout, tout ou rien. Voix d’affamé, d’assoiffé, insatiable diction, rumeur souterraine, de clameur dans l’espace, chant d’un bout à l’autre du chant. Je soutiens que Vasca n’a toujours pas d’égal dans le pourtant vaste panorama de la chanson d’expression, que son écriture est au-delà même des exigences voulues et des libertés permises par ses aînés, ses pairs, tous ses frères de chant. Les vrais poètes-ce pourrait être une gageure, et pourtant…-font vivre la poésie. A l’écart des chapelles et du haut mandarinat. C’est-à-dire qu’ils la nourrissent de leurs fièvres, de leur chair, de leurs émotions vraies. De leur nouveauté aussi et de leur fraîcheur, ce qui n’intercède pas forcément en faveur de leur « modernité ». Rimbaud proclamait : Soyez modernes ! Il n’avait pas dit jusqu’à quel point… La poésie-passion, comme une surenchère de la sensibilité sur l’intelligence, prend aujourd’hui pleine valeur de symbole. En cela, Jean Vasca, passeur d’images solaires, est un de ceux qui l’ont, depuis bientôt un demi-siècle, le mieux incarné. Ecoutez donc cette voix qui parle d’abondance et prolifère avec un vieux réflexe convivial et libertaire. Cette voix qui exagère forcément jusqu’à la démesure pour tous les fous de vivre. Après tout, Rêve ou meurs !

Jean-Pierre Nicol. 2005

 

 

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