BERNARD DIMEY / LE BESTIAIRE DE PARIS

BERNARD DIMEY / LE BESTIAIRE DE PARIS

986825
10,00 €

LE BESTIAIRE DE PARIS
Dit par Bernard Dimey, Mouloudji et Magali Noël

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Texte intégral et musique de Francis Lai

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Ray Charles (Raymond Charles Robinson) né le 23 septembre 1930 à Albany (Géorgie) et mort le 10 juin 2004 à Beverly Hills (Californie), est un chanteur, compositeur, arrangeur et pianiste américain. Figure majeure de la musique afro-américaine, il aborda de nombreux genres musicaux durant sa carrière de plus de cinquante ans : le jazz, le gospel, le blues, la country ou encore le rhythm and blues. Il est en outre fréquemment considéré comme l'un des pionniers de la soul avec Sam Cooke et Solomon Burke. Atteint de cécité totale à l'âge de sept ans, Ray Charles suit une formation musicale classique dans sa jeunesse. Il se tourne ensuite vers le blues et connaît le succès au début des années 1960 avec des titres tels que Georgia on My Mind ou Hit the Road Jack. On lui attribue alors le surnom de « Genius ». Confronté à des problèmes de drogue, il se fait plus rare sur scène durant les deux décennies suivantes, avant de connaître à nouveau un succès international jusqu'à sa mort. En 2010, le magazine Rolling Stone le place second au classement des plus grands chanteurs de tous les temps derrière Aretha Franklin. Ray Charles a vendu plusieurs dizaines de millions d'albums et a profondément influencé la musique contemporaine du XXe siècle notamment la musique pop, le rock, le rap et le r&b. Elvis Presley, les Rolling Stones, Stevie Wonder, Van Morrison, Billy Joel, ou encore Marvin Gaye et Kanye West se disent d'ailleurs influencés par la musique de Ray Charles. Jamie Foxx l'incarne dans sa biographie cinématographique intitulée Ray en 2004. Le film décroche de nombreuses récompenses dont l'Oscar du meilleur acteur en 2005 pour Jamie Foxx. Biographie Dernier concert de Ray Charles, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts lors du Festival international de jazz de Montréal en 2003 Ray Charles Robinson est né le 23 septembre 1930, en pleine période de la Grande Dépression économique et de ségrégation raciale. Il est le fils aîné de Bailey Robinson, mécanicien travaillant sur les voies ferrées, et d'Aretha (ou Reatha) Williams, métayère qui travaille dans les champs. Sa famille venant d'Albany en Géorgie est très pauvre. Leur père absent collectionnant les femmes, Ray et son frère George sont élevés par Aretha Williams dans leur maison d'enfance à Greenville en Floride, ainsi que par leur seconde mère Mary Jane, ancienne compagne de Bailey Robinson. Ray fait une petite approche du piano avec Wylie Pitman, un patron d'épicerie jouant du piano stride dans le bar de son village. Son frère George se révélera également doué, mais pour les mathématiques. Son enfance est marquée par des traumatismes physiques et psychologiques : à quatre ans, il est atteint d'un glaucome (diagnostic non officiel). Un an plus tard, il est témoin impuissant de la noyade de son petit frère qui n'a que trois ans (cet épisode le marque profondément) dans un baquet d'eau bouillante dont sa mère se servait pour laver le linge4. À sept ans, sa cécité est complète et il est placé en pension dans une institution spécialisée pour sourds et aveugles de Saint Augustine, la Florida School for the Deaf and Blind (en) de 1937 à 19455. C'est dans cette école que, neuf années durant, il apprend le braille mais aussi la composition, ainsi que la pratique de plusieurs instruments, dont la clarinette, le saxophone alto et le piano (instrument qu'il ne peut étudier immédiatement car, au moment de sa venue, les effectifs de l'école sont complets). Malgré un enseignement musical essentiellement classique, ses préférences s'orientent rapidement vers des musiques nées dans l'univers afro-américain : le gospel, le blues, le jazz, ainsi que la musique country. Bien que les patients de cet institut soient aveugles, les Noirs et les Blancs restent séparés. Âgé de 15 ans, il perd sa mère et décide de quitter l'institution. Il se fait héberger par une amie de sa mère à Jacksonville, où il commence à travailler comme musicien. Il tente ensuite sa chance à Chicago, à Orlando, puis à Tampa, où il gagne à peine de quoi survivre en jouant du piano dans des orchestres de danse. À seulement 17 ans, après avoir traversé tout le pays pour s'installer à Seattle, il commence à se produire dans les clubs (comme le Rocking Chair) comme chanteur, accompagné de sa propre formation. En 1949, il enregistre pour la première fois sous son propre nom. C'est à cette époque qu'il rencontre Quincy Jones, avec qui il se lie d'amitié, et auquel il apprend à écrire des mélodies. C'est également à cette époque qu'il découvre, avec ses collègues musiciens « le monde de la drogue, la marijuana tout d'abord, puis l'héroïne, très répandue en ville »6. Il signe un contrat chez Swing Time Records après avoir rencontré le producteur de Los Angeles Jack Lauderdale et après plusieurs disques avec des succès modestes (la première chanson Confession Blues a un petit succès local)7, il enregistre Baby, Let Me Hold Your Hand, qui se place dans les premières places des R&B charts en 1951. Il commence alors à forger sa personnalité musicale, s'éloignant peu à peu de ses premières influences, Nat King Cole et Charles Brown. Un style vraiment personnel commence à se dessiner. Aidé par Atlantic Records, sa maison de disques, qui lui laisse toute liberté de création, Ray Charles va connaître une décennie de succès. Le premier succès qu'il enregistre est The Sun's Gonna Shine Again, produit par Ahmet Ertegün (qui par ailleurs a écrit une chanson connue de Ray Charles Mess Around), son producteur et fondateur d'Atlantic Records. Il compose son premier grand succès I Got a Woman. Viennent ensuite Hallelujah I Love Her So, Drown in My Own Tears, This Little Girl of Mine, Swannee River Rock, The Right Time très bien placés dans les R&B charts. Il faut attendre la sortie de What'd I Say qu'il improvise en 1959 lors d'un concert dans un club de Milwaukee (premier hit dans les pop charts) et The Genius Of Ray Charles, pour que sa notoriété s'élargisse dans de notables proportions. Fermement décidé à continuer sa percée en direction du public pop, le chanteur quitte la maison Atlantic pour ABC Paramount en 1959, plus à même de lui offrir une passerelle vers le public blanc. Ce « crossover » fait qu'il sera le premier artiste noir de l'histoire à être écouté par un public blanc (et de même pour les succès qui vont avec)[réf. nécessaire] : Georgia on My Mind, Hit the Road Jack (1960) Baby, It’s Cold Outside (1961) Unchain my Heart, I Can't Stop Loving You, You Are My Sunshine (1962) Busted (en), That Lucky Old Sun (en), Don’t Set Me Free (1963) Together Again (en) (1965) Let's Go Get Stoned (en) (1966) Here We Go Again, In the Heat of the Night (en), Yesterday (1967) Eleanor Rigby (1968) America The Beautiful (1972)8 Néanmoins, Ray Charles doit quand même attendre 1962 et la sortie de son chef-d'œuvre, Modern Sounds in Country and Western Music, pour être écouté par ce public et donc réaliser son rêve. Avec I Can't Stop Loving You côtoyant Hey, Good Lookin, c'est l'éclectisme de l'artiste qui triomph Les affaires marchent alors tellement bien pour Ray Charles que, en 1963, associé à son gérant Joe Adams (en), il monte sa propre société de production « Ray Charles Enterprises » RPM International dans ses locaux de l'actuel musée Ray Charles Memorial Library de Los Angeles. Il joue aussi dans le film Ballad In Blue (en) de 1964. C'est aussi un moment où il doit faire face à de gros problèmes de dépendance à l'héroïne, en 1965. Après un petit vide musical dans sa carrière, Ray Charles revient en force en 1966, avec Let's Go Get Stoned. Après quelques chansons aux résultats encore honorables (dont ses reprises de Yesterday et Eleanor Rigby des Beatles), il se fait oublier petit à petit. À la fin des années 1970 et au cours des années 1980, il fait quelques apparitions médiatiques sporadiques, à l'occasion d'événements tels que le film The Blues Brothers ou la chanson We Are the World au bénéfice de USA for Africa. Malgré de nombreux changements de maisons de disques, il n'obtient plus que de rares succès médiatiques, dont son tube Precious Thing avec Dee Dee Bridgewater ou son duo avec Chaka Khan en 1989, I'll Be Good to You (en), qui le réconcilie brièvement avec les pop charts. Ray Charles continue inlassablement de tourner dans le monde entier à guichet fermé auprès de son public d'admirateurs jusqu'à un âge avancé malgré une désaffection du grand public. Son manager est alors Jean-Pierre Grosz, un français qui l'a rencontré en 19789. Il est récompensé de douze Grammy Awards, parmi les très nombreuses récompenses et distinctions qu'il reçoit au cours de sa carrière. Il est un des premiers à entrer au Rock'n'Roll Hall of Fame en 1986. Il reçoit la médaille de Chevalier des Arts et Lettres cette même année et la chanson Georgia on My Mind est consacrée hymne officiel de l'État de Géorgie en 1979. Dans les années 1990, Ray Charles recommence à faire parler de lui, notamment pour la publicité pour Pepsi-Cola : You Get The Right One Baby et quitte définitivement les petits piano-bars pour revenir à la grande scène notamment avec l'album Genius Loves Company, de 2004, composé de duos (entre autres avec Norah Jones, Elton John, B. B. King, Johnny Mathis et Natalie Cole). Il reçoit le prix Polar Music en 1998. Au début des années 1950, alors qu'il commence à connaitre le succès, Ray Charles se rend à Atlanta pour une seule représentation, en Géorgie, sa terre natale. Il y est accueilli par des manifestants afro-américains, venus manifester contre les lois ségrégationnistes et espérant faire entendre leurs voix auprès du Genius. Ray Charles, apprenant alors que la salle dans laquelle il doit jouer est interdite aux Noirs, décide d'annuler sa représentation au dernier moment11. En prenant cette décision forte, Ray Charles prend un risque pour sa carrière et surtout, il apporte un soutien inestimable à la cause des droits civiques, initiés par Martin Luther King et Rosa Parks. Ce n'est que le 24 avril 1979, que Georgia on my mind devient l'hymne officielle de Géorgie, après que le gouvernement de cet état lui a présenté des excuses officielles et publiques. Il voyage beaucoup dans le monde entier, fait de nombreuses tournées et fréquente beaucoup de femmes, notamment de sa troupe. Une de ses chanteuses, Marge Hendricks, tombe enceinte de Ray. Il refuse d'élever le bébé (Charles Wayne), mais il envoie tous les mois une importante somme d'argent pour qu'elle puisse l'élever dans de bonnes conditions. Il touche aussi à des drogues dures, comme l'héroïne, et en devient dépendant. Refusant de se faire soigner, son état s'aggrave de plus en plus. Il est plusieurs fois arrêté pour possession et consommation d'héroïne : en 1958 à Philadelphie, en 1961 à Indianapolis, en 1964 à Boston. Risquant la prison, il est condamné en 1965 à cinq ans de probation. Le 26 juillet 1965, il fait son entrée au St. Francis Hospital de Lynwood, établissement anonyme près de son domicile, pour subir une cure de désintoxication. Durant ce traitement de choc, il refuse de prendre des produits de substitution qui auraient pu l'aider à mieux vivre son sevrage. Une fois sorti en 1966, il ne touche plus jamais à la drogue jusqu'à la fin de sa vie mais à « la place des drogues illégales, c'est sur l'alcool qu'il jette désormais son dévolu »15. Il a aidé financièrement beaucoup d'associations internationales, et chanté dans de nombreux hôpitaux. Ray Charles a eu 12 enfants de 10 femmes différentes. Il a été marié deux fois : une première fois avec Eileen Williams de 1951 à 1952, avec qui il n'a aucun enfant. Une seconde fois de 1955 à 1977 avec Della Robinson qui lui donne trois enfants : Ray Jr, David, Robert. Ses autres enfants sont16 : Evelyn Mitchell Robinson, Charles Wayne, Alexandria Bertrand, Reatha Butler, Robyn Moffett, Raenee Robinson-McClellan, Sheila Betts Robinson, Vincent Kotchounian et Ryan Corey Robinson den Bok. Deux ans avant son décès, Ray Charles créé un trust de 500 000 dollars pour chacun de ses 12 enfants en échange d’accords avec eux, selon lesquels ils renoncent à toute autre réclamation concernant la succession de leur père, sa fortune étant placée dans des fondations (notamment la Ray Charles' foundation) et des institutions bancaires. Malgré cet accord, ses enfants posent des recours devant la justice, notamment en ce qui concerne les droits d'auteur de leur père. Il meurt à 73 ans d'une cirrhose, le 10 juin 2004, dans sa maison de Beverly Hills, accompagné de sa famille. Il donnera un million de dollars à chacun de ses enfants et repose au cimetière d'Inglewood en Californie. Le 10 juin 2004 à partir de 22 heures, soit une heure après l'annonce de sa disparition, France Info lui rend hommage en diffusant toute la nuit ses chansons, jusqu'à six heures du matin. De même, la radio TSF Jazz à l'époque TSF 89.9 lui consacre une journée entière. Noonan et Peter Marshall, dans laquelle il interprète What'd I Say. Discographie Albums 1949 à 1956 - 1957 - Ray Charles (ou Hallelujah I Love Her So) 1957 - The Great Ray Charles 1958 - Yes Indeed! 1958 - Soul Brothers (avec Milt Jackson) 1959 - The Genius of Ray Charles 1959 - What'd I Say 1960 - The Genius Hits the Road 1961 - Dedicated to You 1961 - Ray Charles and Betty Carter 1961 - Soul Meeting (avec Milt Jackson) 1961 - Do the Twist With Ray Charles 1961 - The Genius After Hours 1961 - The Genius Sings the Blues 1961 - The Genius of Ray Charles 1961 - Ray Charles and Betty Carter 1961 - Genius + Soul = Jazz 1962 - Modern Sounds in Country and Western Music 1962 - Modern Sounds in Country and Western Music - Volume 2 1962 - Spotlight On 1963 - Ingredients in a Recipe for Soul 1964 - Sweet & Sour Tears 1964 - Have a Smile With Me 1965 - Country & Western Meets Rhythm & Blues 1966 - Crying Time 1966 - Ray's Moods 1967 - Invites You to Listen 1967 - A Man and His Soul 1968 - A Portrait Of Ray 1969 - Doing His Thing 1969 - I'm All Yours Baby 1970 - My Kind Of Jazz 1971 - Volcanic Action Of My Soul 1972 - Through The Eyes Of Love 1972 - A Message From The People 1974 - Come Live With Me 1975 - Renaissance 1976 - Porgy And Bess 1977 - True To Life 1978 - Love & Peace 1979 - Georgia on My Mind 1980 - Brother Ray Is At It Again 1980 - The Blues Brothers 1982 - Wish You Were Here Tonight 1984 - Friendship 1984 - Do I Ever Cross Your Mind 1985 - The Spirit Of Christmas 1986 - From The Pages Of My Mind 1987 - His Greatest Hits 1989 - Anthology 1990 - Would You Believe ? 1993 - My World 1993 - Hey Now ! 1994 - The Very Best Of Ray Charles 1996 - Strong Love Affair 1999 - Ultimate Hits Collection 2000 - Ray Charles - The very best of (Compilation) 2001 - The Definitive 2002 - Thanks For Bringing Love Around Again 2003 - Singin' the Blues with Soul 2004 - Genius Loves Company Live 1958 - Ray Charles at Newport (CD) 1959 - Ray Charles In Person (live at the Herndon Stadium) (CD) 1960 - Voice of America : Newport Festival (Pure Genius/Complete Atlantic Records) 1961 - Palais des sports à Paris (CD) 1961 - Antibes, Juan les Pins 1962 - Berlin, jazz at the Philharmonic (CD) 1963 - Ray Charles live in Brazil 1965 - Live In Concert (CD) 1972 - Dick Cavett Show 1973 - Soul Of The Holy Hand 1980 - Live with Edmonton Symphonie 1993 - Live 93 (CD) 1997 - Live At The Montreux Jazz Festival 2000 - Live at the Olympia 2000 (CD et Super Audio CD hybride) 2003 - Gospel Christmas with Voice of Jubilation Albums posthumes 2006 - Genius & Friends 2007 - Ray Sings, Basie Swings 2010 - Rare Genius : the Undiscovered Masters 2019 - "The Atlantic Hit" Wikipédia

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