Louis ARMSTRONG

Louis ARMSTRONG

159642
10,00 €

100e ANNIVERSAIRE
4 CD

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Les titres :

CD 1 : Muskrat Ramble

1 Muskrat ramble. 2'36"
2 Cornet chop suey. 3'04"
3 Twelfth Street rag. 3'07"
4 Ory's creole trombone. 3'06"
5 Struttin' with some barbecue. 2'58"
6 Savoy blues. 3'26"
7 A Monday date. 3'08"
8 West End blues. 3'15"
9 Basin Street blues. 3'13"
10 Weather bird. 2'41"
11 Saint James infirmary. 3'18"
12 Tight like this. 3'17"
13 I can't give you anything but love. 3'31"
14 Mahogany Hall stomp. 3'24"
15 Ain't misbehavin'. 3'23"
16 That rhythm man. 3'09"
17 Black and blue. 3'05"
18 Some of these days. 3'12"
19 After you've gone. 3'22"
20 When you're smiling. 3'29"

CD 2 : St-Louis blues

1 St-Louis blues. 3'00"
2 I ain't got nobody. 2'43"
3 Blue turning grey over you. 3'28"
4 Dear old Southland. 3'16"
5 Dinah. 3'17"
6 Tiger rag. 3'10"
7 I'm a ding dong daddy. 3'06"
8 Sweethearts on parade. 3'13"
9 The peanut vendor. 3'33"
10 Just a gigolo. 3'15"
11 Shine. 3'21"
12 When it's sleepy time down South. 3'17"
13 You rascal you. 3'11"
14 Lazy river. 3'03"
15 Wrap your troubles in dreams. 3'39"
16 Star dust. 3'36"
17 Georgia on my mind. 3'19"
18 The lonesome road. 3'32"
19 All of me. 2'25"
20 Lawd you made the night too long. 3'20"

CD 3 : When the saints go marchin' in

1 I'm in the mood for love. 3'1""
2 Thanks a million. 2'37"
3 Shoe shine boy. 3'16"
4 Solitude. 2'58"
5 The music goes round and around. 3'17"
6 Swing that music. 2'48"
7 Dipper mouth blues. 2'43"
8 My darling Nellie Gray. 2'39"
9 Yours and mine. 2'40"
10 Alexander's ragtime band. 2'34"
11 On the sunny side of the street. 2'55"
12 Jubilee. 2'37"
13 When the saints go marchin' in. 3'09"
14 Love walked in. 2'28"
15 Nobody knows the trouble I've seen. 3'11"
16 Jeepers creepers. 2'38"
17 Confessin'. 3'14"
18 Me and brother bill. 2'42"
19 Baby won't you please come home. 3'14"
20 Wolverine blues. 3'14"

CD 4 : Rockin' chair

1 Cain and Abel. 3'01"
2 2:19 blues. 2'46"
3 Down in Honky Tonk Town. 3'03"
4 Coal cart blues. 2'53"
5 Marie. 2'18"
6 Hey lawdy mama. 2'56"
7 Among my souvenirs. 2'44"
8 Coquette. 2'34"
9 I never knew. 2'44"
10 Jodie man. 3'13"
11 I wonder. 2'55"
12 The frim fram sauce. 3'10"
13 Do you know what it means to miss New Orleans. 2'58"
14 Where the blues were born in New Orleans. 3'05"
15 Rockin' chair. 5'13"
16 Back o'town blues. 4'15"
17 Pennies from Heaven. 3'47"
18 Some day. 3'11"
19 Blueberry Hill. 2'52"
20 That lucky old sun. 3'04"


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Louis Armstrong, né le 4 août 1901 à La Nouvelle-Orléans en Louisiane et mort le 6 juillet 1971 à New York, est un musicien de jazz et chanteur afro-américain. Il est également connu sous les surnoms de « Dippermouth », « Satchmo » (abréviation de satchel-mouth, littéralement « bouche-sacoche ») et « Pops ». D'une musique de folklore afro-américaine initialement enracinée dans le gospel et le blues traditionnel et enfermée dans un terroir, Armstrong a fait un courant musical national et populaire à vocation universelle. Son talent de trompettiste, son charisme, ses qualités d'homme de scène et sa personnalité généreuse ont forgé au fil du temps sa renommée internationale. Il a aussi popularisé un nouveau style vocal, le scat, basé sur l'improvisation. Tout cela fait de lui l'un des chanteurs de jazz les plus influents de son époque. Durant plus de quarante ans, de tournées en tournées, Louis Armstrong restera le meilleur ambassadeur du jazz à travers le monde entier. Parmi ses principaux succès, figurent notamment les chansons What a Wonderful World, We Have All the Time in the World ou des reprises comme Dream a Little Dream of Me, Hello, Dolly ! ou La Vie en rose. Biographie Louis Armstrong est né, probablement le 4 août 19011, dans une famille noire pauvre de La Nouvelle-Orléans, dans le quartier de Jane Alley miné par la violence et la prostitution. Son père William Armstrong (1881–1922), ouvrier dans une fabrique de térébenthine, quitte le foyer familial peu après sa naissance. Sa mère Mary ”Mayann” Albert2(1886–1942), est bonne à tout faire chez les Blancs et doit vivre de ses charmes pour s'en sortir, si bien qu'il est élevé par sa grand-mère paternelle Joséphine (née esclave). Avec le Fate Marable's New Orleans Band, sur le fleuve Mississipi, vers 1918 Enfant, il chante dans les rues de La Nouvelle-Orléans dans un petit groupe vocal. Grandissant dans un quartier difficile, il exerce de nombreux petits métiers (porteur de charbon, livreur de journaux, balayeur de tombes) pour aider sa famille. En raison d’actes de délinquance (notamment des vols de journaux), il est plusieurs fois envoyé dans un foyer pour enfants de couleur abandonnés : le "Colored Waifs' Home". Selon les fichiers de la police, il y fait un long séjour après avoir tiré un coup de feu en l’air avec un pistolet pour fêter la nouvelle année. Il apprend à jouer du cornet6 à pistons dans l’orchestre de ce foyer, grâce à son premier instrument offert par les Karnofsky, une famille juive d’origine russe qui s'était prise d'affection pour l'enfant8. Une fois libéré en 1914, il joue du cornet dans les cabarets du quartier chaud de Storyville. Il rencontre King Oliver9 qui lui donne des conseils et il le remplace un temps dans l'orchestre du tromboniste Kid Ory10 sur le riverboat Capitol. Il assiste aux parades des brass bands et écoute les vieux musiciens dès qu’il en a l’occasion, apprenant de Bunk Johnson, Buddy Petit et par-dessus tout de Joe King Oliver. Il joue à partir de 1918 dans les brass bands avec l'orchestre réputé de Fate Marable sur les bateaux à vapeur qui remontent le Mississippi. Armstrong rencontre dans un bar mal famé de la petite ville de Gretna en Louisiane où il donne un concert, une entraîneuse, Daisy Parker. D'abord client de cette prostituée, il en tombe amoureux. Ils se marient le 19 mars 1918. Leur mariage dure quatre ans, « quatre années de torture et de passion » (marquées par de nombreuses scènes de violence et de jalousie), avant de se solder par un divorce le 18 décembre 192312. En 1922, Louis, après la fermeture de Storyville en 1917, accompagne le mouvement général d'exode pour Chicago, où il est engagé comme second trompettiste par Joe « King » Oliver dans son Creole Jazz Band. Chicago dès lors devient la Mecque du style New-Orleans. Dans ce contexte bouillonnant, il enregistre ses premiers disques. Il travaille avec le batteur et chef d'orchestre Ollie Powers avant d'être engagé l'année suivante dans l'un des big bands phares de New York, celui de Fletcher Henderson. Il épouse en février 1924 la pianiste Lil Hardin et se fait l'accompagnateur attitré de quelques grandes chanteuses de blues comme Bessie Smith16 ou Ma Rainey, puis enregistre quelques morceaux avec le pianiste Clarence Williams avant d'intégrer la formation de sa femme, les Dreamland Syncopators. Il retourne à Chicago et enregistre pour la firme Okey le 12 novembre 1925 la toute première séance du Hot Five en compagnie de Lil Hardin au piano, Johnny Dodds à la clarinette, Baby Dodds à la batterie et Kid Ory au trombone. Il joue dans l'orchestre d'Erskine Tate, le Vendome Orchestra, joue à l'occasion avec Clarence Jones et Carroll Dickerson (en) avant de former le Hot Seven, et d'enregistrer jusqu'en décembre 1928 quelques-uns des grands classiques du jazz comme Potato Head Blues (en), Muggles (recording) (en), Fireworks, et surtout deux chefs-d'œuvre, West End Blues (28 juin 1928) et Tight Like This (12 décembre 1928) chez la firme Okey ; le jeu de Louis à la trompette est révolutionnaire ; son introduction virtuose dans West End Blues demeure l'une des plus célèbres de l’histoire du jazz et reste un modèle pour les générations suivantes d'instrumentistes, dont beaucoup l'apprendront par cœur et la joueront à la note près. Armstrong repart pour New York en 1929, puis pour Los Angeles en 1930, et effectue une tournée en Europe. En 1935, il se rompt l'orbicularis oris, un muscle labial, et il est contraint de mettre sa carrière de trompettiste entre parenthèses pendant un an. Les lèvres meurtries, il ne retrouvera jamais sa virtuosité. Après avoir passé de nombreuses années sur la route, il s'installe définitivement dans le Queens à New York en 1943, dans une maison devenue depuis Maison musée de Louis Armstrong. Bien que soumis aux vicissitudes de Tin Pan Alley et au fait que la production musicale de l’époque soit dirigée par des gangsters, il continue à développer ses qualités de musicien. Pendant les trente années qui suivent, Louis Armstrong joue en moyenne plus de 300 concerts par an. Au cours des années 1940, les réservations pour les orchestres diminuent progressivement à cause des changements de goût du public : les salles de bal ferment, et la concurrence de la télévision et des autres genres de musique se font de plus en plus fortes. Il devient impossible d'entretenir un orchestre de tournée de seize musiciens. Le 28 février 1948, Suzy Delair chante C'est si bon à l'Hôtel Negresco lors du premier Nice Jazz Festival. Louis Armstrong est présent et adore la chanson. Le 26 juin 1950, il enregistre la version américaine de la chanson (paroles anglaise de Jerry Seelen) à New York avec l'orchestre de Sy Oliver. À sa sortie, le disque connaît un succès mondial et la chanson est ensuite reprise par les plus grands chanteurs internationaux. The All Stars Vers 1950, Louis Armstrong réduit son groupe à six membres, revenant au style Dixieland qui l'a rendu célèbre à ses débuts. Ce groupe est appelé « the Pom pom boys », où jouent des musiciens tels que Barney Bigard, Jack Teagarden, Trummy Young, Arvell Shaw (en), Marty Napoleon (en), Big Sid Catlett ou Barrett Deems (en). À cette époque, il enregistre beaucoup et apparaît dans plus de trente films. En 1964, il enregistre son titre le plus célèbre et le plus vendu, Hello, Dolly ! Louis Armstrong continue ses tournées à un rythme effréné et ne s’arrête que quelques années avant sa mort. Dans ses dernières années, il joue parfois l’un de ses nombreux concerts par cœur, mais d’autres fois, il électrise le concert le plus mondain de son jeu vigoureux, souvent à l’étonnement de son groupe. Il connaît également des tournées à succès en Afrique, en Europe et en Asie avec le soutien du Département d'État américain et il est bientôt surnommé « Ambassador Satch ». En dépit d’une santé fragile durant les dernières années de sa vie, il continue à jouer jusqu'à sa mort. Mort Louis Armstrong meurt d’un arrêt cardiaque pendant son sommeil à son domicile de New York (devenu depuis Maison musée de Louis Armstrong) le 6 juillet 1971, à l’âge de 69 ans, onze mois après son célèbre show à l’Empire Room du Waldorf Astoria. Il repose au cimetière de Flushing à New York, voisin de sa dernière demeure. Héritage L'influence d'Armstrong sur le développement du jazz est sans pareil. Son charisme d'homme de scène et de personnalité publique était si fort vers la fin de sa carrière qu'il éclipsait parfois ses contributions de musicien ou de chanteur. Armstrong était un virtuose de la trompette et un improvisateur inspiré. Grâce à son jeu, la trompette est devenue un instrument soliste de jazz. Il était également un accompagnateur et un musicien d'ensemble. Armstrong peut être considéré comme l'inventeur du jazz chanté. Il jouait de sa voix râpeuse si reconnaissable dans l'improvisation, liant les paroles et la mélodie des chansons de manière expressive. Il était également doué pour le scat, dont il s'est servi pendant l'enregistrement de Heebie Jeebies lorsque ses partitions tombèrent au sol et qu'il entonna alors un chant composé d'onomatopées (comme on avait coutume de le faire à La Nouvelle-Orléans). Si, contrairement à l'idée reçue, il n'a pas inventé le scat, il fut en revanche le premier à inclure une improvisation scat dans un titre. Billie Holiday et Frank Sinatra reprirent ensuite ce principe. Armstrong fit de la figuration dans plus d'une douzaine de films hollywoodiens mineurs, jouant généralement un chef d'orchestre de jazz ou un musicien. Il fut le premier Afro-Américain à organiser une émission de radio nationale dans les années trente. Il a également fait des apparitions télévisées, particulièrement dans les années cinquante et soixante, et notamment dans The Tonight Show Starring Johnny Carson. Louis Armstrong a une étoile à son nom sur le Walk of Fame d'Hollywood, au 7601 Hollywood Boulevard. De nombreux enregistrements d'Armstrong continuent à être populaires. Près de cinq décennies après sa mort, des enregistrements datant des différentes périodes de sa carrière sont maintenant plus facilement accessibles que lorsqu'il était en vie. Ses chansons sont diffusées et écoutées tous les jours dans le monde entier et sont mises à l'honneur dans des films, des séries télévisées, des publicités et même dans des dessins animés ou des jeux vidéo (Fallout, notamment, a A Kiss to Build a Dream on pour musique d'introduction). Son enregistrement de 1923 avec Joe Oliver et son Creole Jazz Band est écouté comme une référence en matière d'ensembles de jazz Nouvelle-Orléans. Très souvent, néanmoins, Armstrong enregistra avec des orchestres standards, où seul son jeu de trompette était intéressant. Melancholy Blues, joué par Armstrong et les Hot Seven, fait partie des enregistrements sonores embarqués à bord des sondes Voyager envoyées dans l'espace. Les surnoms Satchmo ou Satch proviennent de Satchelmouth (littéralement « bouche-sacoche », en référence à la taille de sa bouche et ses grosses lèvres éclatées par l'embouchure de sa trompette). En 1932, Percy Brooks, alors rédacteur au magazine Melody Maker, accueille Louis Armstrong à Londres par un « Bonjour Satchmo », raccourcissant Satchelmouth (certains diront que c'était involontaire). Ce surnom lui restera. Plus tôt, il a aussi été connu sous le surnom de Dippermouth (« bouche plongeante »). Ces termes font référence à la manière dont il tenait sa trompette lorsqu'il jouait. Elle était placée sur ses lèvres de telle façon que, lorsqu'il jouait de longues heures, la trompette laissait une empreinte sur sa lèvre supérieure, d'où le terme « Dippermouth ». Cette marque est effectivement visible sur de nombreuses photographies de Louis Armstrong de cette période. Ces problèmes de lèvres l'amèneront à développer son côté chanteur, lors des concerts et dans les enregistrements, étant donné qu'au-delà d'une certaine durée, il ne lui est plus possible de jouer de sa trompette. Toutefois, après avoir mis de côté son instrument pendant un certain temps, il modifiera son style de jeu et poursuivra sa carrière de trompettiste, sans se risquer aux prouesses techniques qu'il réalisait à ses débuts. Ses amis et les musiciens dont il est proche l'appellent « Pops », terme qu'Armstrong utilise lui-même pour s'adresser à ses amis et aux musiciens qu'il côtoie (à l'exception de Pop Foster, qu'Armstrong appelle toujours « George »). Il est critiqué pour avoir accepté le titre de « Roi des Zoulous » pour le Mardi Gras en 1949. C'est un rôle honoré par la communauté afro-américaine de La Nouvelle-Orléans en tant que président du carnaval Krewe, mais qui est perçu comme offensant pour les étrangers ; cela, à cause du costume traditionnel constitué de jupes d'herbe tressée et du maquillage noir sur le visage, satirisant les attitudes des sudistes blancs. Cette apparente insensibilité d'Armstrong au problème racial constituée par son apparition en roi des Zoulous a parfois été perçue comme une défaite du musicien. Alors que certains ont vu en lui une personnalité chaleureuse et conviviale, d'autres lui ont reproché de trop vouloir plaire au public blanc et d'être une caricature de troubadour. Des musiciens critiquent Armstrong parce qu'il joue face à des publics ségrégationistes, parce qu'il ne prenait pas assez parti pour le Mouvement des droits civiques, ce qui a pu l'assimiler à un Oncle Tom. Billie Holiday a cependant rétorqué à cela : « Bien sûr, Pops est un Tom, mais c'est un Tom qui a du cœur. » Elle faisait référence à l’Oncle Tom qui a une attitude obséquieuse et servile envers les Blancs)22. Armstrong a en fait été l'un des principaux soutiens financiers de Martin Luther King Jr. et d'autres activistes pour les droits civiques, mais il préférait aider discrètement ce mouvement et ne pas mêler ses opinions politiques à son métier de musicien. Le peu d'exceptions furent d'autant plus efficaces lorsqu'il parlait ; la critique qu'il fit d'Eisenhower, Président des États-Unis d'Amérique, en le qualifiant de « double face » et de « mou » lors du conflit sur la discrimination à l'école à Little Rock, Arkansas, en 1957, fit la une nationale. En signe de protestation, Armstrong annula une tournée organisée en Union soviétique au nom du département d'État, en disant ː « Étant donné la façon dont ils traitent mon peuple dans le Sud, le gouvernement peut aller se faire voir » et qu'il ne pouvait pas représenter son gouvernement à l'étranger alors que ce gouvernement était en conflit avec son propre peuple. C'était un homme généreux dont on disait qu'il avait donné autant d'argent qu'il en avait gardé pour lui-même. Louis Armstrong adopta le fils de sa cousine Flora disparue peu après sa naissance. Il n'a cessé de prendre soin de Clarence Armstrong, handicapé mental, à qui il a assuré une rente à vie. Musique À ses débuts, Louis Armstrong était surtout connu pour sa virtuosité au cornet à pistons et à la trompette. La meilleure interprétation de trompette de ses premières années peut être entendue sur ses disques Hot Five et Hot Seven. Les improvisations sur ces disques de jazz Nouvelle-Orléans et de chansons populaires de l’époque surclassent celles des interprètes de jazz qui lui ont succédé. La génération de musiciens précédente de jazz Nouvelle-Orléans qualifiaient leurs improvisations de « variations de la mélodie » ; les improvisations de Louis Armstrong étaient audacieuses et complexes, avec des touches subtiles et mélodiques. Souvent, il réécrivait les fondements des airs pop qu’il jouait, les rendant ainsi intéressants. Sa technique d’interprétation est remplie de mélodies innovantes, joyeuses et inspirées, de bonds créatifs et de rythmes subtilement relâchés ou forts. Le génie de ces morceaux allait de pair avec sa technique musicale, affinée par une pratique continue. Cela augmenta les tons, la tessiture et d’une manière générale les possibilités offertes par la trompette. Dans ces disques, Louis Armstrong créa quasiment à lui seul le rôle de soliste de jazz, transformant ce qui était à l’origine une musique folklorique collective en un art d’expression individuelle. Au fur et à mesure que sa musique progressait et gagnait en popularité, ses chansons devenaient importantes. Armstrong n’était pas le premier à enregistrer du chant scat, mais il l'aida à le populariser. Il eut du succès avec son interprétation et son chant scat sur Heebie Jeebies, et criait « I done forgot the words » au milieu de son enregistrement « I'm A Ding Dong Daddy From Dumas ». De tels disques furent des succès et le chant scat devint une partie essentielle de ses représentations. Longtemps avant, néanmoins, Armstrong s’amusait avec ses chansons, raccourcissant et rallongeant des phrases, plaçant des improvisations, utilisant sa voix d’une manière aussi créative que sa trompette. Durant sa longue carrière, il joua et chanta avec les plus importants instrumentistes et chanteurs, parmi lesquels le singing brakeman Jimmie Rodgers, Bing Crosby, Duke Ellington, Fats Waller, Fletcher Henderson, Bessie Smith, et Ella Fitzgerald. Son influence sur Bing Crosby est particulièrement importante étant donné le développement ultérieur de la musique populaire : Crosby admirait et copiait Armstrong, comme on peut le constater sur beaucoup de ses premiers enregistrements, notamment « Just One More Chance » (1931). Le New Grove Dictionary Of Jazz décrit la dette de Crosby à Armstrong en détail, bien qu’il ne désigne pas explicitement Armstrong : « Crosby […] était important en introduisant, dans le courant du chant populaire, un concept afro-américain de chant comme une extension lyrique de la parole, de l’élocution […] Ses techniques – relâchant le poids de son souffle sur les cordes vocales, passant en de voix de tête dans un registre grave, en mettant en avant la production pour aider une prononciation marquée, chantant sur les consonnes (une habitude chez les chanteurs noirs), et employant une discrète utilisation des appoggiatures, des mordants et des liaisons pour accentuer le texte – ont été imitées par presque tous les chanteurs populaires ultérieurs. » Armstrong enregistra trois albums avec Ella Fitzgerald: Ella and Louis, Ella and Louis Again, et Porgy and Bess pour Verve Records. Ses enregistrements Satch Plays Fats, toutes les mélodies de Fats Waller, et Louis Armstrong Plays W.C. Handy dans les années 1950 étaient peut-être les dernières de ses grands enregistrements créatifs, mais même les étrangetés comme Disney Songs the Satchmo Way ont leurs moments musicaux. Sa production tardive a été fortement critiquée pour être simpliste ou répétitive. Armstrong eut beaucoup de morceaux à succès, notamment C'est si bon, Stardust, What a Wonderful World, When the Saints Go Marching In, Dream a Little Dream of Me, Ain't Misbehavin', et Stompin' at the Savoy. We Have All the Time in the World figurait sur la bande son du film James Bond Au service secret de Sa Majesté, et bénéficia d'une popularité renouvelée au Royaume-Uni en 1994 quand il figura sur une publicité pour Guinness, atteignit la 3e place dans les hit-parades des rééditions. Merci Wikipédia

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