Fernand RAYNAUD / Les classiques
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Les grands classiques


1 C'est étudié pour
2 Les croissants
3 Bourreaud'enfants
4 Le tweed
5 Les lacets
6 Les œufs pas cassés
7 Le tailleur
8 Les oranges
9 J'm'amuse
10 Restons Français
11 L'augmentation
André Gustave Fernand Raynaud est un artiste comique de scène français né le 19 mai 1926 à Clermont-Ferrand et mort accidentellement le 28 septembre 1973 au Cheix-sur-Morge près de Riom. Fernand Raynaud compte parmi les artistes comiques les plus connus de France dans les années 1950 et 1960. Initialement homme de cabaret et de music-hall avec des sketches et des chansons, il devient une vedette nationale grâce à la télévision. Son art comique consiste à présenter des histoires drôles à base de situations quotidiennes, qui mettent souvent en scène le Français moyen. Il y exploite avec efficacité et talent des tours éprouvés de la farce et du cirque : quiproquos, absurdités, gaffes, art corporel du mime et de la grimace, multiplicité d'accents, fluidité du jeu alternant les différents protagonistes au sein d'un même sketch, mise en avant d'un personnage de benêt au costume trop grand et qui n'est pas sans évoquer une forme civile de l'auguste. Biographie Fernand Raynaud est né à Clermont-Ferrand au sein de la cité ouvrière de l'Oradou, bâtie par Michelin, où son père était contremaître après avoir été employé dans une société qui sera absorbée plus tard par la SNCF après la nationalisation. Sa sœur Yolande, de treize ans son aînée, devient un personnage phare de ses sketches. À l'âge de 15 ans, il quitte l'école après avoir obtenu son certificat d'études. Début de carrière Il joue au théâtre en amateur et exerce les métiers de bobineur, commis d'architecte, projectionniste de cinéma, terrassier au camp d'aviation d'Aulnat, à côté de Clermont-Ferrand. À l'âge de 15 ans, pendant la guerre, après une dernière dispute avec son père, il part s'installer à Paris. À l'âge de 18 ans, il perd deux doigts dans un accident de gare. Selon l'anecdote, c'est épuisé par son travail et soucieux de ne pas déranger un couple qu'il s'installe discrètement et s'endort à proximité d'une voie. Un train lui arrache deux doigts de la main gauche. Une autre version de l'accident explique l'origine de la perte de ses deux doigts par la manipulation accidentelle d'une hache par l'un de ses amis, dans une étable, à l'âge de 17 ans. Depuis son arrivée à Paris, il fréquente tous les soirs aux Folies Bergère les spectacles comiques de l'époque. Enchaînant quelques années de vaches maigres, il débute dans les brasseries et dans les cabarets une carrière d'amuseur qui le mène classiquement des numéros intercalés aux premières parties de spectacle, jusqu'au récital personnel, en vedette et dans les salles les plus prestigieuses de son époque. À 18 ans, de mai 1944 à février 1945, il travaille à Clermont-Ferrand à la direction régionale du Service national de la statistique (futur INSEE)3. Fernand Raynaud à l'affiche du music-hall parisien ABC en 1963. Sa rencontre avec l'animateur Jean Nohain au début des années 1950 décide de sa carrière. Il participe à l'émission télévisée 36 chandelles, où il côtoie Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, Darry Cowl, Jacques Courtois, Omer et Raymond Devos. C'est en reprenant une anecdote arrivée à Jean Nohain pendant son service militaire qu'il fait un de ses sketches les plus célèbres : Un certain temps4. En décembre 1955, il épouse la chanteuse Renée Caron, avec laquelle il a deux enfants : Pascal et Françoise5. Ses témoins de mariage sont les humoristes Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. Il habite rue Jules-Larose à Gennevilliers, commune de la banlieue nord de Paris, durant plusieurs années, ville où demeurait précédemment son épouse. Certains de ses sketches portent la trace des personnages qu'il croisait dans son environnement immédiat, tel que Le 22 à Asnières, commune limitrophe qui se trouve de l'autre côté du boulevard Pierre-de-Coubertin et des avenue des Grésillons et avenue Jean-Jaurès6. En 1959, en France, il invente le premier one-man-show de l'humour au Théâtre des Variétés, et connaît le triomphe pendant 18 mois dans son spectacle Fernand Raynaud Chaud deux heures seul en scène durant 20 représentations. Puis, il enchaîne les tournées en France, au Canada, en Afrique et dans le Pacifique. Il joue régulièrement à l'Olympia et à Bobino. En 1961, il crée un spectacle dénommé Le Fernand Raynaud Chaud au théâtre de l'Étoile qui dure près de deux mois et dont certains sketches servent à produire un disque8. Il engage alors un groupe de rock and roll, Les Vautours, avec lequel il joue un sketch tous les soirs. En 1962, il produit Le Bourgeois gentilhomme de Molière, où il interprète Monsieur Jourdain. Un an plus tard, il joue Sganarelle dans le Don Juan de Molière, aux côtés de Georges Descrières. La même année, il fait partie des premiers actionnaires de Minute. À cette époque le journal, fondé par Jean-François Devay, médaillé de la Résistance, « est alors plutôt tourné vers l’actualité « people », […], et s’inscrit également dans la lignée des journaux satiriques » du moment. Il compte parmi ses premiers actionnaires des personnalités comme Françoise Sagan, Eddie Barclay, Juliette Gréco, Alain Griotteray ou encore Marcel Dassault9[source insuffisante]. En 1963, au casino de Deauville (Calvados), la direction accepte exceptionnellement (et considéré comme un cas unique) de suspendre le jeu de roulette, afin que le bruit des joueurs et des plaques qu'ils manient ne dérange pas l'artiste durant le spectacle qu'il produisait dans cet établissement de jeu. En 1970, il propose un spectacle entièrement mimé au Théâtre de la Ville intitulé Une heure sans paroles, qui remporte un grand succès. La dernière apparition publique à la télévision de Fernand Raynaud se déroule le 6 août 1973 à l'émission Midi trente, sur la Première chaîne, sur une plage au bord de la mer, au port de Sainte-Maxime, émission animée par Danièle Gilbert, où il confirme son retrait de la scène, pour se consacrer plus au cinéma (variante : ou partir s'installer avec enfants et compagne — pour se consacrer à une vie familiale plus calme — en Nouvelle-Calédonie). Lors de cette même émission, il annonce avec humour la prestation de Mike Brant, qui chante en play-back une chanson. Il rencontre aussi lors de la même émission France Gall et Herbert Pagani. Décès Le 28 septembre 1973, alors qu'il se rend à Clermont-Ferrand pour un gala au profit d'ouvriers (milieu dont il était issu et pour lequel il avait toujours gardé une certaine tendresse), il se tue lorsque le cabriolet Corniche blanc, qu'il conduit à très vive allure, se déporte à gauche dans un virage, heurte une voiture puis un camion avant de percuter le mur d'un cimetière à l'entrée de Cheix-sur-Morge (Puy-de-Dôme), entre Aigueperse et Riom. Sketches célèbres À la banque Allô ! Tonton ? Pourquoi tu tousses ? À vertaison Aux deux folles Au théâtre des armées Avec deux croissants… Bourreau d'enfants Ça eut payé (Le paysan) C'est étudié pour Comment ça va ? En vacances avec ma sœur Heureux ! I'm comic J'ai souffert dans ma jeunesse J' avais plein de p'tits boutons J'm'amuse L'étranger La 2 CV de ma sœur La bougie La chatte à ma sœur Le douanier La pipe à pépé La plongeuse du café des sports La prévention routière La roulette La tasse de lait Le 22 à Asnières Le baptême de l’air Le bègue Le bluff Le caporal chef de carrière Le défilé militaire Le fromage de Hollande Le fut du canon (Un certain temps) Le hallebardier Le match de boxe Le paysan (Ça eût payé, Crésus) Le peintre et son modèle Le plombier Le président Le raciste Le rackett Le repas de noces Le réfrigérateur Le sportif Le tailleur Le timbre à 0 Fr. 25 Le tweed Les chinois en Suisse Les croissants Les deux folles Les lacets Les œufs cassés Les oranges L'augmentation Ma sœur s'est mariée Moi, mon papa il a un vélo Mon beau-frère « inspecteur des platanes » Monsieur l'abbé est très gentil Moi, mon truc c'est le vélo Ne me parle pas de Grenoble On peut rêver Qu'est-ce que c'est que le radar ? Restons Français Toto en pension Un certain temps (Le fut du canon) Un mariage en grandes pompes Vive le camping Vlan, passe-moi l'éponge Y'a pas de justice (les citrouilles) Zanzi Bar Zizi gougou Chansons Fernand Raynaud a interprété plusieurs chansons comiques, écrites le plus souvent par Raymond Mamoudy et composées par son pianiste et ami Marcel Rossi : Si tu savais (comédie musicale Purée de nous z'otres), Les gens riaient, Et vlan' passe moi l'éponge (paroles de Jacques Martin)15[source insuffisante], La chanson de Paris. La comédie Plutôt qu'un parcours de comédien, sa carrière d'acteur reste limitée à l'exploitation de la veine comique qui a assuré son succès sur la scène. Au cinéma, on le retrouve dans des rôles identiques à ceux qu'il incarnait sur scène, le personnage portant le plus souvent son propre prénom. Fernand Raynaud envisageait de reprendre sa carrière au cinéma. Au début de 1973, il avait annoncé qu'il renonçait à la scène et au music-hall pour se consacrer au cinéma dès l'année suivante, projet qu'il ne peut concrétiser suite à sa mort le 28 septembre 1973. Cinéma 1955 : La Bande à papa de Guy Lefranc : Fernand Jérôme 1955 : 33 tours et puis s'en vont d'Henri Champetier (documentaire de 21 minutes) 1956 : Fernand Cow-boy de Guy Lefranc : Fernand Mignot 1956 : La vie est belle de Roger Pierre et Jean-Marc Thibault 1957 : C'est arrivé à 36 chandelles d'Henri Diamant-Berger et Fernand Rivers 1957 : Fernand clochard de Pierre Chevalier : Fernand 1958 : Arènes joyeuses de Maurice de Canonge : Fernand Cyprien de Chalamond 1958 : Le Sicilien de Pierre Chevalier : Fernand 1959 : Houla-Houla de Robert Darène : Fernand Martin 1959 : Minute papillon de Jean Lefèvre : Oscar 1959 : La Marraine de Charley de Pierre Chevalier : Charley Rivoire/Gabrielle de la Motte 1960 : Le Mouton de Pierre Chevalier : Fernand Castel 1961 : Auguste de Pierre Chevalier : Auguste Roussel 1961 : La Belle Américaine de Robert Dhéry : lui-même, apparition dans un sketche télévisé La Bougie 1962 : C'est pas moi, c'est l'autre de Jean Boyer : Fernand Raynaud/Gaspard 1962 : Nous irons à Deauville de Francis Rigaud 1968 : Salut Berthe ! de Guy Lefranc : Adrien Chautard 1969 : L'Auvergnat et l'Autobus de Guy Lefranc : Julien Brulebois Télévision 1967 : Au théâtre ce soir : Auguste de Raymond Castans, mise en scène Christian-Gérard, réalisation Pierre Sabbagh, Théâtre Marigny Théâtre 1957 : Auguste de Raymond Castans, mise en scène Jean Wall, Théâtre des Nouveautés 1958 : Auguste de Raymond Castans, mise en scène Jean Wall, Théâtre des Célestins 1962 : Le Bourgeois gentilhomme de Molière, mise en scène Jean-Pierre Darras, Théâtre Hébertot Wikipédia

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