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VIVALDI Antonio

VIVALDI Antonio

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1CD / ANTONIO VIVALDI - LES QUATRE SAISONS - DOUBLE CONCERTO - CONCERTO EN SI BÉMOL MAJEUR  - CONCERTO GROSSO EN RÉ MINEUR / ATURO TOSCANINI

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Antonio VIVALDI

Les Quatre Saisons op 8


1 à 3 - Concerto  n°1 en mi majeur : Le Printemps
4 à 6 - Concerto  n°2 en sol mineur : L'été
7 à 9 - Concerto  n°3 en fa majeur : L'Automne
10 à 12 : Concerto  n°4 en fa minjeur : L'Hiver

Louis Kaufman              (violon)
Édouard Nies-Berger     (orgue)
Edith Weiss-Mann         (clavecin)
Ensemble instrumental Musical masterpieces (New York)
Direction : Henry Swoboda
Enregistré en décembre 1947

13 à 15 - Concerto mi bémol majeur (F I/9)

16 à 18 - Double Concerto en si bémol majeur (F IV/2)
Louis Kaufman     (violon)
Jacques Neilz      (violoncelle)
Orchestre National de la RTF
Direction Roger Désormière

Concerto grosso en ré mineur op 3 n°11
(de l'Estro Armonico)
NBC Symphony Orchestra
Direction : Arturo Toscanini
Enregistré le 4 mars 1954

VIVALDI

Ce jeune homme fragile, fils de barbier (mais aussi violoniste à Saint-Marc) qui grandit à Venise en cette fin de XVIIe siècle, fera une belle carrière, cela ne fait aucun doute, car il sera prêtre. Il gravit tous les échelons de ce parcours fréquent pour l’époque : tonsure à 15 ans, diaconat à 22 ans, entrée dans les ordres à 25 ans. Sa santé ne s’étant pas arrangée durant toutes ces années, et parvenu au terme de ses études, celui que l’on surnomme Il Prete rosso (le prêtre roux), constate qu’il est incapable de dire la messe correctement. Trop de toux, trop de va-et-vient avec la sacristie durant les offices pour cracher et tousser en raison de cette stretezza : c’en est trop pour ses supérieurs, il est mis à l’écart.

Peut-être Antonio est-il soulagé à ce moment ? Car il a par ailleurs développé un don pour la musique, ce qui n’est pas extraordinaire quand on grandit à Venise à une époque où la musique tient une place très importante. Ses dons sont tels qu’il attire l’attention et qu’un poste très enviable s’offre à lui pour ses 25 ans, celui de maître de violon de la Pietà. Un attachement fort se noue entre le musicien et l’institution. Vivaldi, d’une part, y trouve un chœur de jeunes filles et un orchestre de grande qualité ; l’institution, d’autre part, ne peut rêver meilleur collaborateur… en dehors de ses absences très gênantes. Ne sachant plus comment faire pour s’assurer sa présence, la Pietà lui fait signer à 45 ans, un contrat l’obligeant à composer et à faire répéter deux concertos par mois. Mesure peu efficace puisque douze ans plus tard Vivaldi doit encore promettre de ne plus s’en aller comme il l’avait fait dans le passé.

Les talents exceptionnels de violoniste de Vivaldi captivent son public. Que rêver de mieux, lorsqu’on est un tel virtuose, que de se trouver seul devant la scène à dialoguer avec l’orchestre ? Il n’y a plus qu’à inventer le concerto !

Non que le concerto n’existe pas, mais Vivaldi lui donne sa forme définitive, plaçant un seul instrument soliste devant les autres, prêt à éblouir le public de mille acrobaties. Comme le feront 150 ans plus tard les Strauss avec la valse, il transforme une forme musicale assez modeste en un objet de prestige. N’est-ce pas un signe si Bach lui-même transcrit dix concertos de Vivaldi pour d’autres instruments ? Il montre par ailleurs dans ses propres concertos une connaissance profonde des œuvres du maître vénitien.

Les compositeurs européens, du plus petit au plus grand, adoptent presque tous la nouvelle forme du concerto. Nous sommes dans les années 1710-1730, Antonio Vivaldi connaît sa période de gloire.

Beaucoup de bruits courent sur Vivaldi à son époque. Le fait, alors qu’il est prêtre, d’être très souvent en compagnie féminine ne peut qu’alimenter la rumeur.

Il aime beaucoup, en outre, être considéré comme un être d’exception. Il apprécie d’être cité en référence pour l’étendue de ses connaissances, sa rapidité de composition, le nombre de rois, reines et empereurs dont il est l’intime (neuf selon lui)… Ses chiffres s’avèrent extrêmement exagérés parfois : de la centaine d’opéras qu’il prétendait avoir composée par exemple, seulement la moitié a été identifiée depuis.

Il est vrai qu’au sommet de sa carrière, Vivaldi connaît des postes brillants et la gloire. L’empereur d’Autriche lui-même lui prouve sa grande admiration et son estime à plusieurs reprises : il le convie (Vivaldi a 30 ans) à venir se mesurer à l’un de ses protégés lors d’une joute instrumentale, le couvre, vingt ans plus tard, de décorations et d’argent. Peut-être même lui fait-il une proposition d’engagement à cette occasion ?

Comme Telemann le prouve à la même époque, le fait d’être son propre éditeur constitue un énorme avantage pour la diffusion de sa musique. Vivaldi n’édite pas lui-même sa musique, mais il sait quitter son éditeur vénitien lorsqu’il le juge insuffisant… c’est-à-dire dès la troisième publication. La réputation qu’il  acquiert ainsi à Amsterdam le fait choisir, alors qu’il a 60 ans, pour organiser de fastueuses célébrations musicales.

Une image trop brillante a toujours sa contrepartie, et les avis négatifs sur cette gloire de l’Italie ne se comptent plus. Entre ceux qui estiment qu’il aurait composé 500 fois le même concerto (dont Stravinski), ceux qui le jugent médiocre compositeur (quoique bon violoniste, mais ses effets au violon ne seraient-ils pas trop artificiels ?), ceux enfin qui ne voient dans son œuvre que routine et ficelles.

La ville qui avait applaudi et admiré Vivaldi se détourne de lui alors qu’il a 60 ans. Ses opéras plaisent beaucoup moins : la nouvelle mode est désormais napolitaine. Vivaldi se retrouve seul, déjà enfoui dans le passé.

Dans des conditions troubles, il vend toutes ses affaires et quitte Venise pour Vienne, peut-être avec l’assurance d’un engagement à la cour de l’empereur ? Celui-ci meurt malheureusement peu après son arrivée, le privant de sa protection et d’un emploi doré. Vivaldi disparaît quelques mois plus tard, enterré sans célébration et seul au cimetière de l’hôpital. L’annonce de son décès deux mois plus tard ne semble pas susciter de regret particulier à Venise.

Ce profond oubli dure un siècle et demi (on ne connaît sa date de naissance avec assurance qu’en 1963 !). Vivaldi est encore un inconnu en 1913 lorsqu’un important travail de recherche lui est consacré. Sa redécouverte se fait en plusieurs étapes, et passe d’abord par celle de l’immense œuvre de son contemporain Johann Sebastian Bach (dont les concertos s’inspirent de Vivaldi). L’édition complète (sous réserve de nouvelles découvertes) de son œuvre ne tarde pas à suivre, et les concerts d’œuvres de Vivaldi se multiplient ensuite dans le grand mouvement de redécouverte de la musique baroque. Il faut attendre les années 1970 pour que ses opéras commencent à être rejoués.

L’ESSENTIEL

  • Le prêtre roux (Il Prete Rosso) est exempté de l’obligation de dire la messe en raison d’une maladie persistante. Il se consacre dès lors à la composition, attaché presque toute sa vie à l’hospice religieux de jeunes filles de la Pietà à Venise.
  • Il fixe la forme du concerto : trois mouvements contrastés (vif/lent/vif) mettant le plus souvent en valeur un seul soliste (et non plus un groupe comme dans l’ancien concerto grosso). Parmi ses concertos les plus célèbres figurent Les Quatres Saisons.
  • Il compose 23 opéras (certainement pas 94 comme il le prétend), et les monte tous lui-même dans de nombreuses villes italiennes… cela suppose de nombreuses absences de la Pietà…
  • Il privilégie les couleurs et les effets que sa technique époustouflante de violoniste lui permettait de réaliser.
  • Comportement surprenant : il s’expatrie à la fin de sa vie et meurt seul, oublié de Venise après y avoir connu la gloire.

 

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