Et toujours...

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Jacques BERTIN / CE QUI RESTE CE QUI VIENT

1 CD - 15 TITRES / NOUVEL ALBUM 2019 / CE QUI RESTE CE QUI VIENT / Un disque Velen

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JB1

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Artiste
Jacques BERTIN
Type de musique
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Ce qui reste ce qui vient 
 
Je frissonne sous ce grand peuplier aux feuilles émotives, sous ce bel arbre avant qu'elles ne tombent, ses feuilles tremblantes, j'écoute le nouveau Bertin, une nouvelle collection de poignantes chansons. Respirations profondes, larmes d'ivresses, "Tant que le Tremble tremblera, le monde existera".
(Les chroniques de Charlus)
 
Fini, le bistrot à Dédé (J. Bertin)

2 Qu'avons-nous fait du paradis ? (J. Bertin)

3 A force de solitude, j'ai acquis l'art de la mer (J. Bertin)

4 Le jour baisse (François Porché, J. Bertin)

5 J'aime rien - et alors ? (J. Bertin)

6 Etre vieux ? (J. Bertin)

7Je suis monté là-haut (J. Bertin)

7 Qu'as-tu fait de ta jeunesse ? - J'ai aimé (J. Bertin)

9 Merci pour tout, merci pour l'espérance... (J. Bertin)

10 Jours en allés (Lucien Massion, J. Bertin)

11 Ami, j'ai bien reçu ta lettre... (J. Bertin)

12 Notre-Dame de l'amitié (J. Bertin)

13 Adieu, amis de ma jeunesse (J. Bertin),

14 C'était bien (Le petit bal perdu) (Robert Nyel et Gaby Verlor)

15 Une attente (J. Bertin)

 Allez, encore un, et pas des moindres, un de ceux qui vibrent dans mes cellules depuis belle lurette, auprès de Corringe, Léveillée, Escudero, Ferrat, Ferré...
Des 5, Vasca, Elbaz, Brua, Juvin, il ne reste que lui, il n'en reste pas des masses, de ces grands hommes dans la marge, ce beau poète chanteur qui constate et nous chante ce qui est.

"Il faut vivre au désert" dit-il, de plus en plus je crois aussi, tout comme à travers la fenêtre de Thiéfaine. Les maisons tombent, il faut astiquer reluire et bichonner l'économie globale tout en regardant les milliers de bagnoles qui rayent notre au dessus du matin au soir. Nous avons peur nous autres du ciel qui  puisse tomber sur nos tètes. Pluie de kérosène grillé sur nos paupières connes.
Le monde voyage et les bistrots ferment. Posons-nous.

Jacques BERTIN

Jacques Bertin est le premier poète vivant à avoir été accueilli dans notre  collection Poètes & Chansons, qui - à sa mesure modeste - ambitionne de brosser progressivement une sorte de panorama de la poésie mise en chanson. Non pas la chanson poétique, qui est une chose et qui nous a déjà offert de multiples merveilles ; mais la poésie habillée d’une mélodie et portée par une voix, qui est tout autre chose et procède d’une démarche différente. Un point sur lequel Bertin a d’ailleurs son point de vue bien arrêté : “ Je pense que je fais de la poésie chantée plutôt que de la chanson. J’essaie de faire des poèmes qui, à mes yeux, chantent déjà sur le papier. Après je les mets en chanson. ” Comme ont pu le faire un Ferré ou un Brassens des vers d’Aragon ou de Lamartine : avec le recul du compositeur devant le texte achevé.
Pour que sa poésie puisse circuler et respirer, hors de l’espace réduit des plaquettes à compte d’auteur et des revues confidentielles, Jacques Bertin s’est donc fait chanteur ; encouragé en cela par Luc Bérimont, poète émérite et homme de radio qui, sa vie durant, n’eut de cesse de lancer des passerelles entre poésie et chanson, à une époque où les tenants de la première affectaient de considérer la seconde avec une condescendance un peu navrée.
D’ailleurs, s’il fallait à tout prix tenter de rattacher Bertin à une quelconque école - disons plutôt une famille d’esprit - ce serait certainement celle de Rochefort, dont Bérimont fut l’un des fervents animateurs avec son ami René Guy Cadou. Jean Rousselot, qui fut des leurs, désigne comme “ poètes de la Loire ” les membres de cette école sans doctrine particulière, dont l’une des caractéristiques communes était incontestablement l’amour qu’ils portaient à la nature et à ces espaces de brume et de langueur baignés par le fleuve aux contours imprécis et mouvants.
C’est en partie sur les bords du grand fleuve que Jacques Bertin passa son enfance, et c’est là qu’il est revenu s’établir aujourd’hui, loin de cette agitation médiatique à laquelle il s’est toujours senti profondément étranger. Non pas de cette fausse indifférence du renard de La Fontaine devant ces raisins “ trop verts… et bon pour les goujats ”, parce qu’inaccessibles, mais par refus de toute compromission. Car Bertin est de ceux qui n’ont jamais voulu composer, quitte à en payer le prix fort, à l’aune des rebuffades, du désespoir et de la solitude. Ce qu’il résume d’une boutade, lui qui ne manque pas d’humour, malgré la profonde mélancolie qui irrigue le plus gros de son œuvre : “ La dignité, c’est mon hobby à moi… ”.
Jacques Bertin est l’un des grands poètes lyriques de notre temps, et il serait temps que cela se sache. Homme de racines et de fidélité, de droiture et de pudeur, marqué par une enfance qui - suite à des problèmes de santé - lui a laissé un profond “ sentiment de désertisme ”, ses thèmes de prédilection sont des thèmes simples : la maison, la nuit, les trains, le fleuve, la compassion pour les petites gens, les détails insignifiants de la vie quotidienne, les rendez-vous manqués et le temps assassin qui, dans son cortège de déroutes, emporte d’un même souffle les amours en charpie et “ L’écharpe nouée des amitiés qui s’envolent… ”
Alors : “ On fait des vers / Avec l’espoir, avec la vie / Avec les ongles qui s’accrochent au réel… ”, car le poète sait trop qu’“ Il n’y a que les mots pour posséder les gens longtemps… ”. Ces mots qu’il nous offre de son lointain silence, comme “ des lampes posées dans le creux de l’hiver ”.
Marc Robine          
 
 

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