ROMÉO ET JULIETTE / SHAKESPEARE

ROMÉO ET JULIETTE / SHAKESPEARE

D252
13,00 €
2 DVD - VIDÉO - 3 H 01 / PIÈCE DE WILLIAM SHAKESPEARE / ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE D'OLIVIER PY : PRODUCTION ODÉON - THÉÂTRE DE L'EUROPE

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DVD toutes zones - Format PAL


ROMÉO et JULIETTE

Pièce de : William Shakespeare
Traduction, adaptation et mise en scène : Olivier PY

Avec
Olivier Balazuc
:            Capulet, Paris

Camille Cobbi :              Juliette
Matthieu Dessertine :    Roméo, Montaigu
Quentin Faure :             Tybalt, Lady Capulet
Philippe Girard :             Frère Laurent
Frédéric Giroutru :          Mercutio, Samson
Mireille Herbstmeyer :    La Nourrice
Benjamin Lavernhe :      Benvolio
Barthélémy Meridjen :    Le Prince, Clown, Le Chœur, Apothicaire, Gregory, Frère Jean
Jérôme Quéron :            Musicien, Abraham
Mathieu Elfassi : accompagnement musical au piano

Interview d'Olivier Py (20 min.) par Cécile Mabileau

Résumé

A Vérone, où les familles Montaigu et Capulet s’affrontent, Roméo (un Montaigu) et Juliette (une Capulet) vont s’aimer au non de l’impossible. 
De leur coup de foudre à leurs noces secrètes, de leur séparation à leur union finale et fatale, la vérité absolue de leur amour les précipitera dans une fulgurante course à l’abîme qui se moque de l’ordre familial et social, des conventions – de la vie.

Presse

« Une relecture jouissive de Roméo et Juliette par Olivier Py, qui retrouve la verve shakespearienne pour s’amuser de la légende amoureuse des amants de Vérone. » 
Les Inrockuptibles
« La traduction d’Olivier Py est Lyrique, truculente, poétique. Elle multiplie les jeux de mots et permet un mélange des genres très Shakespearien. » 
Télérama sortir
« Juliette, Camille Cobbi, allie l’aisance à la puissance d’une manière étonnante. Son partenaire, Matthieu Dessertine, n’est pas en reste. Il réussit un subtil jeu d’équilibre entre déprime et colère, amour et mélancolie.  » 
Journal du Dimanche

Fiche technique


DVD toutes zones - Format PAL
Pièce de : William Shakespeare
Traduction, adaptation et mise en scène : Olivier Py
Décor et costumes : Pierre-André Weitz

Lumière : Bertrand Killy
Son : Thierry Jousse
Assistante costumes : Nathalie Bègue
Conseiller musical : Mathieu Elfassi
Musique au piano interprétée sur scène : Jérôme Quéron
Réalisation du décor : Les ateliers de l’Odéon-Théâtre de l’Europe

Production : Odéon-Théâtre de l’Europe
Créé le 21 septembre 2011 à L’Odéon-Théâtre de l’Europe et filmé le 27 avril 2012 au Théâtre national de Toulouse
Réalisation : Julien Béchara
Technologie : Beta numérique 16/9, son 5.1 et stéréo
Durée : 3h01

William Shakespeare La vie de celui qui, de par le monde, est largement considéré comme le plus grand dramaturge de tous les temps, continue à nous résister. Cependant que de nombreuses zones d’ombre persistent, on écarte de plus en plus les thèses développées à son sujet : qu’il n’avait jamais existé mais que ses œuvres étaient le fait de plusieurs auteurs (eu égard à l’incroyable richesse de son vocabulaire) ; qu’il n’était qu’un prête-nom pour le philosophe Francis Bacon ou encore le Comte d’Oxford… En réalité, il existe suffisamment de témoignages sur William Shakespeare – bien plus que pour la plupart de ses contemporains – pour considérer que cette œuvre foisonnante fut bien écrite de sa main et de sa main seule. Il naît vraisemblablement le 23 avril 1564 à Stratford-upon-Avon (« La Route qui traverse le gué »), quelques années à peine après l’avènement de la reine Élizabeth , qui marque le début d’une période d’exceptionnelle créativité littéraire. Sa mère, Mary, était l’héritière d’une famille de propriétaires terriens ; son père, John, était un artisan respecté et fut même un temps Bailli (Maire) de cette petite ville marchande située non loin de Londres – ce qui n’empêchera pas les Shakespeare d’être ruinés par les dettes. William est le troisième de huit enfants – dont cinq seulement survivront . Il étudie à la Grammar School de Stratford avant d’épouser, en 1582 – à dix-huit ans – Anne Hathaway, fille de cultivateur, de huit ans son aînée. La naissance de Susanna – née six mois après le mariage – puis des jumeaux Hamnet et Judith en 1585, poussent William à abandonner ses études. On ignore comment il gagna sa vie mais il est vraisemblable que, à l’instar de la plupart des comédiens de l’époque, il ait investi dans la construction de nouveaux théâtres. Quoi qu’il en soit, c’est d’abord en tant qu’interprète qu’il démarre sa carrière théâtrale. En 1592, il habite Londres – sans sa famille. Il commence à se faire un nom en tant que dramaturge (davantage même que comme acteur ), essentiellement grâce aux représentations de Henry VI dont il a vraisemblablement écrit deux parties. Mais la peste se propage et les théâtres sont fermés pendant deux ans. Commence alors une grande période de créativité durant laquelle de nombreuses pièces sont mises en chantier. Il est alors déjà le protégé du Comte de Southampton Henry Wriothesley – dédicataire des poèmes dramatiques Venus et Adonis, du Viol de Lucrèce, ainsi qu’une grande partie des Sonnets. Avant le milieu des années 1590, il a déjà écrit – outre ces textes – La Comédie des méprises (ou des erreurs), Richard III, Titus Andronicus, La Mégère apprivoisée, Les deux gentilshommes de Vérone, Peine d’amour perdue ou encore Roméo et Juliette , alternant comédies, drames et fresques historiques. Lorsque les théâtres rouvrent, Shakespeare acquiert, grâce à l’argent des poèmes, une part d’actionnaire dans la compagnie du Lord Chambellan (les Chamberlain’s Men) pour laquelle il ne cessera d’écrire. Bien que fortement influencé par le style de Christopher Marlowe , sa personnalité artistique est très affirmée et reconnaissable. Un ton pathétique associé à un sens du comique voire de la bouffonnerie, marques de sa volonté d’abolir les frontières entre tragédie et comédie ; la grande variété des registres de langue ; la maîtrise parfaite de l’écriture en pentamètres iambiques ; le lyrisme poétique – sans doute influencé par l’écriture des Sonnets – font de lui un auteur reconnu et populaire. En 1595, il écrit La Vie et la mort du roi Richard II. L’année suivante, en 1596, Shakespeare perd son fils, Hamnet, qui meurt à l’âge de onze ans. Le Roi Jean, composé au même moment, porte la trace de ce deuil impossible : « La douleur occupe la place de mon fils absent. Elle couche dans son lit, elle va et vient avec moi, elle prend ses jolis airs, me répète ses mots, me rappelle toutes ses grâces et habille ses vêtements vides de sa forme » Acte III scène 4 Il retourne alors auprès de sa femme dans son pays natal où il devient gentilhomme. À la fin des années 1590, il rédige consécutivement Le Marchand de Venise, Henri IV, Beaucoup de bruit pour rien, Henri V (qui clôt sa deuxième tétralogie), Les Joyeuses commères de Windsor , Comme il vous plaira et Jules César. Sa renommée est grande – on le compare parfois à Plaute ou à Sénèque –, ses pièces sont données partout et il s’enrichit. Cependant, il manque un théâtre à la troupe du Lord Chambellan. Profitant de la dispute qui oppose des comédiens au propriétaire du terrain sur lequel ils ont fait construire leur théâtre, Shakespeare et ses acolytes récupèrent le bois pour construire, sur l’autre rive de la Tamise, le fameux Théâtre du Globe : trois étages de gradins couverts et un parterre pouvant accueillir trois mille personnes. Les pièces du Grand Will trouvent alors leur cadre idéal. Survient alors une période de doute littéraire, sans doute liée à la guerre que se livrent théâtres privés et théâtre publics populaires dont Shakespeare est un fervent défenseur. Il se confronte par exemple avec assez de violence à son « rival » Ben Jonson, lequel servit peut-être de modèle au personnage d’Ajax dans Troïlus et Cressida. 1601 est une année charnière. Alors que son père décède, William est en pleine écriture de son chef-d’œuvre : Hamlet, qui aborde justement ce thème. Dans cette même pièce, le critique Malone voit une référence directe à un événement historique : la tentative de renversement de la reine Élizabeth par le Comte d’Essex. La dernière réplique d’Horatio alors que s’éteint son compagnon et roi, serait à lire comme un écho direct aux dernières paroles d’Essex sur l’échafaud. « Quand ma vie se séparera de mon cops, envoie tes anges bienheureux pour recevoir mon âme et la transporter jusqu’aux joies du ciel » devient ainsi sous la plume du dramaturge : « Bonne nuit, doux prince, et que des vols d’anges te conduisent en chantant à ton repos ». Il est à noter qu’il s’en fallut de peu que Shakespeare, à l’instar de Southampton qui sera fait prisonnier, ne soit inquiété par les conséquences de son « implication » dans cette tentative de coup d’état. Essex paya en effet la troupe pour que Richard II soit donné la veille de la révolte dont il est l’instigateur, afin d’envoyer un message à la reine par l’entremise de la fameuse scène de la déposition (laquelle est censée représenter la destitution d’Élizabeth, voire la provoquer). En 1603, alors que la peste a réapparu à Londres et que les théâtres doivent être à nouveau fermés, Jacques Stuart monte sur le trône et la troupe devient « La Troupe du Roi » (« King’s Men »). Bien qu’il continue à écrire quelques comédies (dont La Nuit des rois, Tout est bien qui finit bien ou Mesure pour mesure), le ton de ses œuvres s’assombrit considérablement. Ses tragédies se font plus violentes, ses personnages plus sanglants, à l’image d’Othello, de Macbeth (commande du Roi), ou du Roi Lear. Viennent ensuite les tragédies gréco-romaines (Antoine et Cléopâtre, Périclès, Coriolan, Timon d’Athènes) dans lesquelles on peut déceler des traces des expériences de sa vie d’homme : le mariage de sa fille aînée avec le riche médecin John Hall et la mort de son frère comédien en 1607, le décès de sa mère en 1608. À partir de 1609, les comédiens commencent à occuper le théâtre couvert des Blackfriars, qui devient le nouveau siège de la troupe. Peu de temps après, Shakespeare se retire définitivement à Stratford. Il traverse alors une crise religieuse importante qui se ressent dans ses pièces suivantes (La Tempête et Le Conte d’hiver). Il rédige aussi Cymbeline, puis, en collaboration avec John Fletcher, ses deux dernières pièces : Les Deux nobles cousins et surtout Henri VIII (autour de 1612-1613 ). William Shakespeare décède le 23 avril 1616, le jour même de ses cinquante-deux ans . « En ce même jour, j’ai émis mon premier souffle, maintenant la roue du temps le remporte. Là où j’ai commencé, je finis. Ma vie a parcouru son arc ». « Garde-toi, doux ami pour l’amour de Jésus De fouiller la poussière renfermée ici Béni soit celui qui épargne ces pierres Et maudit soit celui qui dérange mes os. » Épitaphe De son vivant, de nombreux éditeurs trahirent l’œuvre du grand dramaturge. Les premières éditions, publiées au format in-quarto, ne furent que rarement ou partiellement relues par leur auteur. Il faudra attendre 1623 (l’année de la mort de sa femme, Anne) pour que paraisse la première édition fiable de ses œuvres. Réalisée par les comédiens John Heminges et Henri Condell et éditée chez William Jaggard, cette publication, plus connue sous le nom de « premier in-folio », regroupe la quasi-totalité des pièces de Shakespeare – exceptions faites de Troïlus et Cressida, Périclès et Les Deux nobles cousins. William Shakespeare a composé une œuvre extraordinairement riche qui continue, près de quatre cents ans après sa mort, à être interprétée, analysée, adaptée, lue… partout dans le monde. S’il est un auteur dont on peut dire que les écrits confinent à l’universalité, c’est bien de lui. La finesse et la justesse de son regard témoignent d’une intelligence humaine rare. Plusieurs siècles avant l’invention de cette discipline, l’étonnante cohérence psychologique de ses personnages reste troublante. La profondeur de ses analyses tant philosophiques qu’historiques sur les enjeux du pouvoir, les liens entre barbarie et civilisation, leur brillance, font de cet auteur le plus étudié de tous les temps. Doté d’une exceptionnelle culture, s’inspirant de sources précises – qu’il n’hésite pas parfois à trahir intelligemment – son œuvre est d’une richesse inépuisable qui résiste à toute adaptation ou interprétation définitive. En brouillant les genres, il s’est dévoué, mieux que quiconque peut-être, au « Théâtre Populaire » au sens noble – au sens vilardien – du terme : l’exigence absolue de la qualité ; l’alliance de la bassesse et de la noblesse, du rire et des larmes ; l’exploration des sentiments universels ; la grande variété des personnages, tout cela à l’adresse d’un public aussi varié que possbile. Défi de taille que tant de ces grands hommes de théâtre chercheront à défendre (Molière, Jouvet, Vilar…). « Du plus apte à celui qui sait à peine épeler. Voilà où vous êtes comptés. » Épître au premier in-folio

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