Et toujours...

ROLLINS

xxxx

WEST

NO

LESTER

LADIES

ETHEL

PARKER

BESSIE

BE BOP

DJANGO

GRAPPELLI

CHARBONNEL

SLIM

SLIM

MA

LIL

DINAH

CHAMPION

Stuff SMITH Agrandir

Stuff SMITH

1 CD - 24 TITRES / LE PLUS INCROYABLE VIOLONISTE DE JAZZ / DES ENREGISTREMENTS RARES / JAZZ ARCHIVES

Plus de détails

R326

8,00 €

» Ajouter à ma liste de souhaits

Artiste
Stuff SMITH
Type de musique
JAZZ
  • VOUS RECEVREZ UN BON D'ACHAT 10% À PARTIR DE 35 € DE COMMANDE
Stuff SMITH

1 I hope Gabriel like my music
2 I’m putting all my eggs in one basket
3 I’se a muggin’
4 I don’t want to make history
5 ‘Tain’t no use
6 After you’ve gone
7 You’se a viper
8 Robins and roses
9 I’ve got every date
10 It ain’t right
11 Old Joe’s hitting the jug
12 Serenade for a wealthy widow
13 Knock knock who’s there ?
14 Bye bye baby
15 Here comes the man with the jive
16 Twilight in Turkey
17 Where is the sun
18 Upstairs
19 Onyx club spree
20 Onyx club spree (take 2)
21 Bugle call rag
24 Test pilots
 
Les enregistrements :
 
1 à 15 : Stuff Smith & His Onys Club Boys : Jonah Jones (tp), Stuff Smith (vln,vo), Raymond Smith, James Sherman (p), Bobby Bennet (g), Mack Walker (b), John Washington,  Cozy Cole (dm). New York 1936
 
1 à 20 : Jonah Jones (tp), Buster Bailey (cl), Stuff Smith (vln-vo), Clyde Hart (p), Bobby Bennet (g), Mack Walker (b), Cozy Cole (dm). New York 1937
 
21 Stuff Smith with Paul Baron and His Jazz All Stars : Stuff Smith (vln) and other unidentified musicians, with Paul baron. New York 1944
 
22 Lucky Thompson & Stuff Smith : Lucky Thompson (ts), Stuff Smith (vln), Bobby Pratt (tb), Eroll Garner (p), George Wetting (dm). New York 1944

Stuff SMITH
 
Ce volume consacré à Hezekiah Leroy "Stuff" Smith, le plus fou des violonistes de jazz, réunit l'ensemble des gravures que celui-ci réalisa sous son nom à l'époque (1936-1941) où il remportait à la tête de son petit orchestre un succès considérable à l'Onyx Club, sis dans la Cinquante-deuxième Rue de New York - celle que l'on avait alors baptisée "Swing Street"…
Deux faces demeurées inédites, With All My Heart (17 janvier 36) et Swing Time (1er Juillet 36), n'y figurent cependant pas, non plus que les émissions radiophoniques, dont certaines, à en croire Jonah Jones, trompettiste de l'équipe au jeu à la fois solide et mobile, tournèrent plus d'une fois à l'épopée pure et simple. Il n'était en effet pas rare que les deux complices, fort adéquatement soutenus par la batterie de Cozy Cole, s'emparent de l'un ou l'autre swinger du moment et alignent chacun sans faiblir vingt-cinq ou trente chorus d'affilée. Soit tout la durée de l'émission! Et même lorsque celle-ci était finie, ils continuaient comme si de rien n'était, jusqu'à ce qu'on les mette enfin à la porte du studio… Malheureusement, ces moments de grâce extrême ne semblent pas avoir été conservés; les deux seuls extraits radiophoniques que l'on connaisse de cette époque donnent à entendre des versions de I'se A Muggin' et de Here Comes The Man With The Jive assez proches de celles enregistrées pour le commerce et ici reproduites…
Né le 14 août 1909 à Portsmouth (Ohio), Smith est donc de quinze ans plus jeune que Joe Venuti, pionnier du violon "hot", et le cadet de cinq ans de Juice Wilson et d'Eddie South, les deux autres grands violonistes noirs américains (le premier est représenté dans le recueil dévolu au violon-jazz de cette collection EPM/Jazz Archives n°158002 par l'un des trop rares morceaux qu'il enregistra, Kansas City Kitty; le second, présent dans la même collection, a eu également droit à un disque pour lui tout seul, numéroté EPM/Jazz Archives 157942). Stuff est aussi le contemporain des deux meilleurs spécialistes européens des cordes chaudes, Stéphane Grappelli et Michel Warlop, auxquels deux autres recueils de la série Jazz Archives ont là encore été consacrés (EPM/Jazz Archives 158582 et 158192). C'est probablement Warlop qui était stylistiquement le plus proche de lui, mais c'est avec Grappelli qu'il enregistrera des années plus tard (Steff And Stuff - 1965)…
L'étude du violon débuta en 1916 pour le jeune Smith que l'on trouva dans des revues noires itinérantes dès le début des années 20. De 1916 à 1930, il fut membre de l'intéressant orchestre provincial (territory band) du pianiste Alphonse Trent (qui compta aussi dans ses rangs de talentueux débutants comme Peanuts Holland, Sy Oliver et Snub Mosley), surtout connu au Texas et en Oklahoma. C'est avec cette formation que Stuff enregistrera en 1930 ses premiers disques. La période suivante (1930-35) le trouva principalement à la tête de ses propres groupes en la bonne ville de Buffalo, mais il passa également au Lafayette Theater de New York. Puis, grâce à l'appui du saxophoniste Dick Stabille, il décrocha au début de 1936 l'engagement à l'Onyx Club qui devait durer cinq ans et se trouver renouvelé en 1944-45. En 1935, le groupe du trompettiste Eddie Farley et du tromboniste Mike Riley avait fait un tabac dans le même établissement avec la composition des deux patrons The Music Goes 'Round And Around, illico reprise par à peu près tout le monde, de Louis Armstrong à Ray Ventura en passant par Tommy Dorsey. Ce mélange du swing et des effets humoristiques, fort goûté par la clientèle de la 52 Rue, n'était point fait non plus pour déplaire à l'audacieux violoniste, qui commença à user d'un instrument amplifié et mit au point quelques "tubes" comme I'se A Muggin', You'se A Viper, Here Comes The Man Whit The Jive, Upstairs ou Onyx Club Spree, bien propres à réjouir ses admirateurs. Le premier de ces morceaux, sorte de petit jeu loufoque faisant intervenir les chiffres et les lettres, fut également enregistré par Mezz Mezzrow avec le concours du grand pianiste Willie "The Lion" Smith (voir l'album Mezzrow EPM/Jazz Archives n°158042), par Andy Kirk, le Quintette du Hot Club de France et Nat Gonella… Pour le reste, le répertoire fut surtout composé d'airs à la mode du jour, presque toujours chantés (seul des séances de 1936 Serenade For A Wealthy Widow est entièrement instrumental) et revisités selon les canons du swing le plus échevelé par deux solistes exceptionnels donnant libre cours à leur verve sainement dévastatrice.
Impressionné à ses début par Venuti, Stuff Smith se débarrassa sans doute assez vite de cette influence initiale. De même, le jeu rond, souple, chaleureux, dominé avant tout par le souci de la belle sonorité, d'un Stéphane Grappelli ne dut guère le tenter. S'il est, dans le jazz, un musicien dont on peut le rapprocher c'est bien plutôt Louis Armstrong! Le phrasé véhément et violent, l'attaque, la sonorité, évoquent immanquablement la trompette, et les spécialistes de l'instrument nouveaux venus ne s'y trompèrent pas : Dizzy Gilespie par exemple cita Stuff Smith parmi ceux qui l'influencèrent…
Tout ceci est peut-être même encore plus évident dans les deux ultimes sélections de ce volume, le prodigieusement dingue Bugle Call Rag (où, justement, le violon tient le rôle du bugle!) recueilli sur une transcription de l'époque de guerre, et aussi ces pilotes d'essai (Test Pilots) enregistrés en pleine répétition dans le plus délicieuse décontraction. Parmi ces essayeurs de bolides aériens, outre Stuff et le batteur vétéran George Wettling, deux petits jeunes encore presque inconnus et qui ne tarderont pas à faire parler d'eux : Lucky Thompson, grand saxophoniste ténor aux conceptions si novatrices, et un nommé Erroll Garner, pianiste alors influencé par le stride à la recherche de son identité. Il la trouvera bientôt, soyez sans crainte…
Daniel Nevers

Rechercher

Voir tous les Artistes

MON COMPTE / MES INFOS / PARRAINAGE

BIOGRAPHIES

PayPal