Et toujours...

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DAMIA / L'IMMENSE TRAGÉDIENNE

3CD / RESTAURATION SONORE NUMÉRIQUE/ 40ème ANNIVERSAIRE / 76 TITRES

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Artiste
DAMIA
Type de musique
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RESTAURATION SONORE NUMÉRIQUE HAUTE DÉFINITION 96K/24-BIT (Studio Marcial Martinay)
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CD 1 : 1936 - 1944
1 On danse à La Villette          2’40’’  (Larue / Carrara)          1944
2 La femme d’un soir  3’26’’  (Inconnu)        1937
3 Tes yeux sont couleur de printemps           3’26’’  (Vandair / Scotto)        1942
4 Celui qui s’en va      3’10’’  (Richter / Richepin)    1936
5 Aimez-vous les moules marinières ?            2’46’’  (Varna-Vaucaire / Revil)          1936
6 Un dimanche comme les autres        3’32’’  ( Telly / Lenoir)          1936
7 Un souvenir 3’28’’  (Rossi / Capitani)        1942
8 Un soir de fête         2’47’’  (Les / Delannay)         1942
9 Mon amour vient de finir     3’18’’  (Piaf / Monnot)           1942
10 Aux quatre coins d’la banlieue       2’49     ( Vaucaire / Revil)       1936
11 J’ai rêvé cette nuit  2’51’’  (Buzelier / Borel-Clerc)           1937
12 La Rue        3’15’’  (Fallot / Gosselin)       1936
13 Un avion tout blanc           3’20’’  (Malleron / Joeguy)    1939
14 L’Étranger              3’32’’  (Malleron – Juel / Monnot)    1936
15 C’est la guinguette 3’14’’  (François / Claret)       1936
16 Depuis que les bals sont fermés                3’03’’  (Thoreau / Scotto)       1943
17 Personne    3’04’’  (Emer / Emer)  1938
18 Je suis dans la dèche          3’22’’  ( Asso – Lukine / Poll)            1937
19 Du soleil dans ses yeux      3’20’’  (Nel’ly – Elvaury / Claret)      1938
20 Balalaïka     3’15’’  (Vandair – Gastil / Charlys)    1939
21 Ma rue       2’48’’  (François / Carrara)     1944
22 Johnny Palmer       3’06’’  (Webel / Pingault )      1937
23 De l’Atlantique au Pacifique          2’42’’  (Feline / Honegger)      1938
24 L’Angélus de la mer           3’19’’  (Hermite - Goublier)               1938
 
CD 2 : 1933 - 1935
 1 La Guinguette a fermé ses volets     3’03’’  (Zwingel / Montagne) 1934
2 Dis-moi tout bas      3’01’’  (Koger / Scotto)          1934
3 En maison    2’48’’  (Aubret / Delettre)      1934
4 Toboggan     3’20’’  (Lemarchand / Pares)  1934
5 Complainte*            3’28’’  (Duvivier / Dallin)       1933
6 J’ai perdu ma jeunesse         3’02’’  (Martine – Grouva / Poterat – Lepointe)       1935
7 Les inquiets3’22’’    ( Dumestre / Dumestre)          1932
8 Mon phono chante  3’13’’  (Beydts / Beydts)       1935
9 La Veuve      3’46’’  (Jouy / Larrieu)           1933
10 Tu n’es plus rien    3’12’’  (Sorbier – Cis / Marhush)       1935
11 La suppliante         2’32’’  (Sap – Laurent)           1933
12 Tes yeux    3’21’’  (Aubret / Lenoir)         1934
13 Pour en arriver là    3’15’’  (Dommel / Lenoir)      1933
14 J’ai bu        2’42’’  (Davson / Dallin)        1933
15 Mon matelot          3’27’’  (Nichter / Betove)       1932
16 Roule ta bosse        3’00’’  (Gantillon / Betove)    1933
17 La Mauvaise prière            3’41’’  (Chalupt / Aubert)      1935
18 Les Naufragés        3’16’’  (Davson /Chagrin)       1935
19 La Chanson des flots         3’28’’  (Gael / Goublier)         1933
20 Beau petit marin de passage          2’26’’  (Inconnu)        1933
21 Sur votre bateau     3’08’’  (Aubret / Delannay)    1934
22 Mon cœur est un océan     2’34’’  (D’Angelis / De Buxeuil)        1935
23 Chanson de halage  2’53’’  (Claude – Lenoir)        1934
24 Pique la baleine sur le pont de Morlaix      4’04’’  (Hayet – Chagnon)     1935
25 La Garde de nuit à l’Yser               3’14’’  (Genval / Boyer)         1933
 
CD3    1928 - 1931
1 Pour un mot 2’47’’  (Valaire / Parera)         1929
2 Les Goélands           2’59’’  (Boyer / Boyer)          1929
3 C’est mon gigolo      3’08’’  (Mauprey – Lenoir / Casucci)            1930
4 Tu m’oublieras         2’46’’  (Diamant Berger / Lenoir)       1930
5 Ne dis rien    3’06’’  (Aubret / Fairman)      1929
6 Le Grand frisé          2’51’’  (Ronn / Daniderff)      1930
7 Tu ne sais pas aimer*          3’04’’  (Aubret / Zoka)           1931
8 Dis-moi        3’12’’  (Valaire / Larrieu)        1928
9 On ne lutte pas contre l’amour**    2’57’’  (Boyer / Spoliansky)  1931
10 Boublitchki            2’00’’  (Lenoir – Barrhel / Harsanyi)  1930
11 Celle que vous attendez     3’23’’  (Lenoir / Burke)          1930
12 Ploum poum ploum           2’57’’  (Briquet / Eblinger)     1928
13 La Rue de la joie     3’17’’  (Larrieu / Larrieu)        1928
14 Maruska     2’45’’  (Aubret / Rulli)           1929
15 Quand c’est lui       3’07’’  (Phylo – Gabaroche)   1930
16 Ce n’est pas toujours drôle***      2’09’’  (Lelièvre – Pares / Parys)        1931
17 J’ai l’cafard            2’31’’  (Despax / Eblinger)     1930
18 L’Orgue      3’26’’  (Trad / Larrieu)           1929
19 Complainte de Mackie****           221’’   (Mauprey / Weill)       1931
20 Pour un seul amour            3’16’’  (Aubret / Gabaroche)  1931
21 Les Nocturnes        3’12’’  (Lepeltier – Cluny / Gabaroche)         1931
22 Berceuse tendre Il fait si bon auprès de toi            3’05’’  (Ronn / Daniderff)      1931
23 Il ne reste rien        3’02’’  (Janblan / Lenior)        1931
24 Je voudrais que la nuit       3’03’’  (Aubret / Gabaroche)  1931
25 Redis-moi* 3’05’’  (Diamant Berger – Monteux / Reale – Zoka) /            1931
26 La Chaîne   2’53’’  (Ronn / Daniderff)      1928
27 La Fille aux matelots*        2’44’’  (Diamant Berger – Monteux / Reale – Zoka)  1931
* Du film Sola
** Du film Calais - Douvre
*** Du film Un soir de rafle
**** De l’Opéra de quat’sous
 
DAMIA Édition 40 ème anniversaire
(Marie-Louise DAMIEN. Paris, 1892 - 1978)
Elevée en Lorraine - où ses parents s’installent alors qu’elle n’est encore qu’un bébé - son enfance est placée sous le signe de la révolte. Le fait que son père ait été sergent de police, la main plutôt leste et la menaçant sans cesse de l’expédier en maison de correction, explique sans doute cela. Si bien qu’elle s’enfuit du domicile familial, à quinze ans, fermement décidée à conquérir ce Paris où brillent les derniers feux de la Belle Epoque. Jouant de sa beauté, de son charme naturel et de ses dons évidents pour la comédie, elle se retrouve, quelques mois plus tard, figurante au Châtelet, sous le nom de Carmen. Elle y apprend à danser et à se mouvoir en scène, ce qui lui permettra, plus tard, d’intégrer la troupe de chorégraphies lumineuses de Loïe Fuller. Mais sa première grande chance viendra en 1910, quand Max Dearly lui offrira d’être sa partenaire dans « La valse chaloupée », en remplacement de Mistinguett. Elle n’a alors que dix-huit ans, et change son premier pseudonyme contre celui de Maryse Damia.
Prise en main par Roberty - le mari de Fréhel, qui lui apprend à chanter - elle passe à la Pépinière, puis au Petit Casino, dans un registre fantaisiste qui ne lui convient guère et que Max Dearly lui conseille d’abandonner au plutôt. Suivant le conseil, Damia change de répertoire, raccourcit son nom de scène et adopte le fameux fourreau noir, sans manches et décolleté en V, qui sera désormais sa signature, au même titre que le canotier pour Chevalier. L’extrême sobriété de cette tenue lui permet de mettre en valeur ses longs bras blancs, dont elle joue avec science, dans la lumière d’un projecteur unique (« Les Goélands »), se souvenant fort à propos de l’enseignement de Loïe Fuller. Une silhouette et un jeu de scène qui, bien des années plus tard, inspireront Juliette Gréco et Barbara.
Intronisée vedette à part entière, sur la scène de l’Alhambra, elle triomphe au Concert Mayol, au Casino de Paris, à Bobino, à l’Olympia et aux Folies-Bergère, avant de fonder son propre caf’conc’ : le Concert Damia. La Première Guerre mondiale la voit au front, où elle chante la mort qui rôde dans les tranchées (« Garde de nuit à l’Yser », « La consigne », etc.). La paix revenue, sa carrière prend une dimension internationale, avec de nombreuses tournées à l’étranger entrecoupées d’apparitions au théâtre et dans de nombreux films, dont le fameux Napoléon d’Abel Gance.
En 1943, soucieuse de renouveler son personnage si chargé de drame, elle renonce à son fourreau noir et aux complaintes réalistes pour un répertoire plus léger qu’elle interprète en robe de dentelle blanche, tout en jouant d’un éventail. Une tentative, à l’évidence, liée à l’Occupation et à la volonté de dédramatiser, l’espace d’un tour de chant, un quotidien déjà suffisamment sombre. Elle reviendra d’ailleurs à sa silhouette habituelle, dès la fin de la guerre, et poursuivra sa carrière jusque vers le milieu des années 50, où elle fera une ultime apparition sur la scène de l’Olympia, en juillet 1954, avec en lever de rideau un débutant nommé Jacques Brel. 
Chanteuse réaliste, tragédienne lyrique de la chanson, à la voix "faite d'un sanglot et d'une révolte mêlée", Damia, avec son sens unique de la théâtralisation des mots, incarnera sans doute, selon le mot du critique Pierre Bost : « le meilleur exemple de déplacement de l’intérêt de la chanson vers l’interprète ».

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