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Cora VAUCAIRE / SES PLUS JOLIES CHANSONS

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2 CD

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Artiste
Cora VAUCAIRE
Type de musique
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« Il faudrait être si simple pour imaginer le bonheur !.. les gens heureux sont ceux qui se contentent de ce qu’ils ont. Moi, ce que j’aime, c’est l’intensité. » Cora Vaucaire
 
CD 1
1          Trois petites notes de musique         Henri Colpi/ Georges Delerue           1961    4:07
2          La complainte de la Butte      Georges Van Parys    1955    3:05
3          Le tourbillon   C.Bassiak /C.Bassiak-G.Delerue       1962    1:56
4          L'air de Paris   Francis Lemarque/ M Heyral            1958    2:32
5          Les amours finissent un jour Georges Moustaki     1962    2:38
6          Ballade des truands    Carlo Rim-Georges Van Parys          1956    2:34
7          Bal chez Temporel     A Hardellet/ Guy Beart         1956    2:26
8          Pauvre Rutebeuf        Rutebeuf/ Léo Ferré   1957    3:32
9          Quand les hommes vivront d'amour  Raymond Levesque   1956    2:46
10        L'amour a fait le reste Michel Vaucaire/ Charles Dumont    1962    2:17
11        On pense à toi Paris   Michel Vaucaire/ Charles Dumont    1959    3:25
12        Un petit peu de nous Michel Vaucaire/ J.-M. Arnaud        1959    2:42
13        Sophie Michel Vaucaire/ Charles Dumont    1959    2:53
14        Souper d'adieu            Michel Vaucaire/ Rolf Marbot          1959    3:03
15        Julie    M Vidalin/ J Datin     1958    3:06
16        Les trois manèges       Michel Vaucaire/ Georges Van Parys           1958    2:06
17        La rue s'allume           A Popp/ L Ducreux   1957    2:42
18        Gregory          Michel Vaucaire/ Maurice Thiriet     1956    3:19
19        Notre histoire Michel Vaucaire/ Michel Emer          1956    1:34
20        Refrains          Emile Gardaz/ Géo Voumard 1956    3:05
21        La complainte des coeurs purs          René Rouzaud/ Philippe Gérard/ Eddie Barclay      1955    2:58
22        Les Forains     Léo Ferré        1955    3:18
23        J'aime  F Bergerac/ M Denoux          1955    3:03
24        Le temps des cerises  Jean-Baptiste Clément/ A.Renard     1955    3:25
25        Les feuilles mortes     Jacques Prévert/ Joseph Kosma        1953    2:24
                                              
CD 2                                     
1          Aux marches du palais (folklore)      DP      1955    3:56
2          La complainte du Roy Renaud          DP      1950    4:50
3          La fille du Roy Loÿs  DP      1950    4:00
4          Rose blanche (Rue Saint-Vincent)     Aristide Bruant          1954    3:39
5          Frédé   Michel Vaucaire/ Daniel White         1954    4:13
6          Margaret vous aime bien       Jamblan/ Bruno Coquatrix     1955    2:20
7          Retour à Montmartre Jean Renoir/ Georges Van Parys       1955    3:21
8          La complainte des souvenirs Michel Vaucaire/ Georges Van Parys           1954    2:39
9          Ernest, éloignez-vous Loïsa Puget     1954    2:59
10        Démons et merveilles Jacques Prévert/ Maurice Thiriet      1954    2:10
11        Deux escargots s'en vont à l'enterrement      Jacques Prévert/ Joseph Kosma        1953    2:41
12        Cet amour       Jacques Prévert/ Joseph Kosma        1953    5:12
13        Le tendre et dangereux visage de l'amour      Jacques Prévert/ Maurice Thiriet      1954    1:49
14        La chanson du geôlier Jacques Prévert/ Joseph Kosma        1952    2:35
15        Quand tu dors            Jacques Prévert/ Christiane Verger    1952    2:51
16        Les jardins de Paris    Michel Vaucaire/ Philippe Gérard     1953    3:38
17        Quand on vous aime comme ça         Paul de Kock/ Yvette Guilbert          1954    1:58
18        La grosse dame chante           Jean Pellerin/ Christiane Verger         1954    1:59
19        Le prisonnier de la tour         Francis Blanche/ Gérard Calvi           1949    3:00
20        Au pied des tours de Notre-Dame    Francis Carco/Charles Dumont         1952    2:33
21        Chanson tendre          Francis Carco/Jacques Larmanjat      1952    2:26
22        La vie d'artiste            Léo Ferré/ Francis Claude      1952    2:39
23        Le marchand de poésie          Mick Micheyl/ Bob Astor    1950    2:47
24        Noms de rues Michel Vaucaire/ Michel Emer          1950    2:55
25        Ne joue pas avec mon coeur  Michel Vaucaire/ Norbert Glanzberg            1949    3:08
 
Bien que d'origine bretonne, Geneviève Collin - c'est son vrai nom - est née à Marseille en 1918 d'un père capitaine au long cours et d'une mère, elle, très proche de la terre. Son enfance se déroule dans une pension de la capitale phocéenne dont elle conserve le plus lamentable souvenir. À 16 ans (peut-être), elle refuse d'y retourner et s'installe à Paris sous l'aile de sa grand-mère maternelle qui l'incite il se présenter au Conservatoire. Au beau milieu de son audition, elle renonce.« Quel dommage », commente un membre du jury c'était Louis Jouvet ! Elle quitte sa deuxième famille, fréquente les cours de Dullin, de Ledoux, fait un peu de figuration.. « Je ne savais rien faire, mais je connaissais quelques chansons de Mireille et Jean Nohain, alors j'ai chanté. » Elle chante aussi Mon légionnaire et on l'engage à Montmartre dans une « espèce de boîte » la Chauve-Souris. Puis, sous le nom de Michèle Dax, elle apparaît ici et là sans abandonner pour autant sa première vocation. Elle se présente au concours d'Art dramatique de la Ville de Paris en 1939. Premiers prix de comédie et de tragédie… non attribués car la jeune lauréate n'a pas suivi suffisamment de cours ! Se cherchant un répertoire chez les éditeurs, elle croise tout naturellement des auteurs. L'un d'eux, que chante déjà avec succès Jean Sablon, Lys Gauty, Damia et Fréhel va devenir son compagnon. Il s'appelle Michel Vaucaire et « a pour elle une passion profonde, écrit Françoise Piazza. Elle est la femme de sa vie, l’étoile sur laquelle il s'est fixé. » Elle y gagne aussi son nom, avant même son mariage (1942), Un nom qui appartient à l'histoire de la chanson puisque Maurice Vaucaire, le père de Michel, chansonnier au Chat-Noir, donna quelques textes à Paul Delmet dont les inaltérables Petits pavés.
 
Il est bien difficile de jalonner sans erreurs le parcours de Cora Vaucaire. Elle possède un art consommé pour répondre à côté des questions ou faire semblant de se perdre dans les brumes de sa mémoire. Mais il ne fait guère de doutes que c'est Michel qui poussa pour elle la porte de Chez Agnès Capri, à qui il avait offert sa première chanson en 1935. Cora y côroie Serge Reggiani, Raymond Bussières, Jean Cannet, Mouloudji... et découvre la poésie de Prévert dont Agnès est, à cette époque, la seule interprète. La guerre arrive et leur fille naît sous les bombardements de l'exode. À part un concours gagné à l'ABC en 1941, les années noires sont des années de silence …
 
En 1946, le public découvre l'Échelle de Jacob, rue du même nom, qui restera dans les mémoires comme l'un des plus "beaux" cabarets de l'âge d'or de Saint-Germaindes-Prés. « Deux mois plus tard, Cora Vaucaire, une jeune chanteuse brune, aux pommettes hautes, à la grâce un peu asiatique, vêtue d'une belle robe crème aux larges poches, frileuses , étrange, sensitive, ironique et si expressive, chantait Les Petits pavés, Quand tu dors, Frédé et La fille  du roi Loys. C'est au cours d'une soirée à L'Échelle de Jacob que fut créé l'immortel chef d'œuvre des Feuilles mortes. La chanson avait été écrite par Jacques Prévert et Joseph Kosma pour le film de Marcel Carné «  Les Portes de la nuit » et le compœiteur souhaitait que Cora double la voix de Nathalie Nattier. Mais elle fut seulement fredonnée par Yves Montand dans le film car Carné, comme la plupart des gens du métier, n'aimait pas la chanson. Les Feuilles mortes furent interprétées par Cora à l'Échelle de Jacob avant de s'envoier vers le monde entier. « Lorsque Kosma m’a apporté Les Feuilles mortes, j'ai eu le choc. C'est un texte court, la musique est très belle, raconte Cora Vaucaire. Kosma me I’a apportée pour le film où, finalement, elle n'a pas été chantée, comme il le  pensait.. Est-ce que j'ai été la première à chanter Les Feuilles mortes ? À une émission de télévision, j'avais répondu « Il me semble » parce que je finissais par en douter »  Dans ce cabaret où chante Jacques Douai et où va débuter Jacques Brel, la patronne , fantasque, n'invite jamais un journaliste. Seul Maurice Ciantar, écrit dans Combat: « Moi, j’ai vu la dame blanche de Saint-Germain-des-Prés. » Un surnom qui lui restera.
 
 
 
Cora Vaucaire chante aussi aux Trois Maillctz, assure un moment la direction artistique du Caveau Thermidor, mais « La vie magique, c'était enfin et surtout  l'Ecluse, où Cora se  souvient d'avoir passé les  meilleurs moments de sa vie. » C'est l'endroit qui l'a marquée pour toujours, son "conservatoire", celui où elle a réellement décidé de consacrer sa vie à la chanson. Dans ce minuscule cabaret du quai des GrandsAugustins créé et animé par les duettistes Marc et André, Brigitte Saboufaud et Léo Noël, Cora Vaucaire est chez elle, en famille. La chanteuse y interprète, outre Les Feuilles mortes, qu'elle a enregistré dès 1948 au Chant du Monde des chansons anciennes comme Le Temps des cerises, Rue Saint-Vincent et cette vieille Complainte du roi Renaud qu'elle gardera roujours à son répertoire, tout comme les chansons de son mari: Frédé, écrit en souvenir du vieux patron du Lapin Agile, et Les Jardins de Paris qu'elle enregistre en 1949 pour Pacific.  « À l'époque (. . .), j'ai fait  la connaissance de ce merveilleux couple, M. et Mme Alvarès, des disquese La Boîte à Musique. Un jour, ils me proposent d'enregistrer chez eux quelques disques, tout en me prévenant qu'ils ne pourraient pas me garder. "Il faut que vous soyez dans une gmnde maison ... Ces disques ont été présentés à Mr Bourgeois, directeur chez Pathé Marconi.i1 est venu le soir à l'Écluse et il m'a dit: « Vous faites un 33 tours tout de suite. Je sais que vous ne voulez pas de contraintes. Personne ne vous imposera quoi que ce soit, vous ferez votre disque comme vous l'entendrez"(... ) C’ était  mon premier grand disque 33 tours. Il a eu le prix Charles-Cros. Et ça, c'est quand même extraordinaire: une maison de disques qui vous fait entendre par une autre maison de disques… « Heureux temps ! Plus tard, Elle crée La Complainte de la Butte, écrite par Jean Renoir en 1955 pour son film « French Cancan » sur une musique de Georges Van Parys, après l'avoir chanté, en voix off, dans le film. Van Parys signe également avec Michel Vaucaire La Complainte des souvenirs, Retour à Montmartre et La Chose aurait pu.
Comédienne dans l'âme, Cora Vaucaire, bien que très présente sur les ondes, ne fera que de rares apparitions à l'écran. En 1947, elle avait chanté Je ne vois qu'elle dans « les Frères Bouquinquart » de Louis Daquin, musique de Jean Wiéner; en 1956, elle chante La Ballade des truands dans « Les Truands  de Carlo-Rim. On l'apercevra en 1961 dans « Une aussi longue absence d'Henri Colpi, dans « La Ronde » de Roger Vadim (1964) et dans quelques autres productions de moindre importance. « Cora ? C'est l’improvisation  faite femme. Un être humain prodigieux de sensibilité (... ) dit Bernard Lavalette. Elle aurait été une comédienne étonnante (. . .) mais les réalisateurs manquent singulierement d'imagination.'.. (. .. ) Quand elle chante uue chanson 1900, elle en tire tout le suc comique pour se moquer gentiment de son côté démodé, et brusquement, si elle chante Le roy Renaud, l'émotion est Ia, gigantesque, immense. , Cora considère d'ailleurs La Complainte du roi Renaud, œuvre pacifique par excellence, comme la plus grande chanson jamais composée, même si son auteur, depuis cinq siècles, s'est perdu dans les oubliettes de l'Histoire.
 
« Je voulais être comédienne, ajoute-t-elle. Je pense l'être un peu dans la chanson. C'est la fomille que j’ai choisie. »  Et si le théâtre et le cinéma y ont perdu, la chanson y a gagné l' une de ses plus grandes interprètes. Elle se produit Chez Gilles, avenue de l'Opéra, puis reprend la direction de La Tomate, rue Notre-Dame de Lorette, succédant à Robert Rocca. Elle "ouvre" le 6 octobre 1956 avec un programme "à la carte", les clients choisissant à l'entrée, dans un menu qui comporte une soixantaine de titres, les chansons qu'ils souhaitent entendre au cours de la soirée. C'est aussi à La Tomate que Cora donne sa chance au jeune Pierre Louki. Malheureusemcnt, dans une conjoncture difficile, l'expérience cessera au bout de deux mois.
 
Les grandes scènes parisiennes accueillent également la chanteuse : Bobino, l'Alhambra, l'ABC, le Théâtre Montparnasse, le Théâtre de la Ville (1973), et on l'entend en province avec notamment les Jeunesses Musicales de France. Elle chante au Japon (trois tournées jusqu'en 1994), au Canada (en 1995), et ses disques obtiennent trois fois le Grand Prix de l'Académie Charles-Cros. Mais elle ne délaisse pas les cabarets comme, par exemple, le Don Camillo. Ainsi, au printemps 1960, elle met en scène un spectacle-revue, « Les Années folles », au Collège Inn, rue Vavin, qui fait revivre l'âge d'or du quartier Montparnasse. Entourée d'une troupe de chanteurs-comédiens, Cora qui chante, en costume d'époque, La Femme aux bijoux, confirme son intérêt pour la chanson début de siècle.
 
Mais ce qui étonne surtout chez Cora Vaucaire, c'est son prodigieux talent de diseuse qui lui permet d'embrasser cinq siècles de chansons françaises, effaçant d'un coup toutes les époques. Chaque chanson interprétée par Cora devient immédiatement présente, donc intemporelle. Désaugiers et Béranger, puis Delmet, Fragson, Xanrof, Bruant, Couté…  rejoignent dans l'instant Carco, Aragon, Ferré, Caussimon, Barbara, Brel et Dcbronckart. « Elle joue le manque d'assurance, elle mime la fragilité, écrit Pierre Dumayer. Elle sait que nos oreilles sont encombrées par les parlottes et par les bruits. Aussi ses chansons ne se jettent-elles pas, au contraire de bien d'autres, dans nos oreilles et dans nos mémoires. Non, elles sy faufilent, trouvent leur place, y demeurent. »
Jean Buzelin et Marc Monneraye






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