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Big Joe TURNER

1 CD - 20 TITRES / THE BOSS OF THE BLUES / 1939 - 1947 / BLUES COLLECTION - HISTORIC RECORDINGS

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R409

8,00 €

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Type de musique
JAZZ
BIG JOE TURNER

1 LOVIN' MAMA BMUES
2 HOW LONG WOW LONG BLUES
3 JOE TURNER BLUES
4 RAINY DAY BLUES5 WEE BABY BLUES
5 WEE BABY BLUES
6 SOMEBODY'S GOT TO YOU
7 IT'S THE SAME OLD STORY
8 REBECCA
9 MISS BROWN BLUES
10 OOH WEE BABY BLUES
11 MORNING GLORY
12 LOW DOWN DOG
13 BACK BREAKING BLUES
14 EMPTY POCKET BLUES
15 ROCKS IN MY BED
16 LASR GOODBYE BLUES
17 WHISTLE STOP BLUES
18 HOLLYWOOD BED
19 HOWLIN' WINDS
20 KANSAS CITY BLUES

Les enregistrements
1 : Pete Johnson & His Boogie Woogie Boys : Hot Lips Page (tp), Buster Smith (as), Pete Jonhson (p), Lawrence Lucie (g), Abe Bolar (b), Eddie Dougherty (dm), Joe Turner (vo). New York 1939
2 : The Varsity Seven : Benny Carter (tp), Dany Polo (cl), Coleman Hawkins (ts) Joe Sullivan (p), Ulysses Livingston (g), Art Shapiro (b), George Wetting (dm), Joe Turner (vo). New York 1940
3 : Benny Carter & His All Stars Orchestra : Bill Coleman (tp), Benny Moton (tb), Benny Carter (cl), Georgie Auld (ts), Sonny White (p), Ulysses Livingston (g), Wilson Meyer (b), Yank Porter (DM), Joe Turner (vo) New York 1940
4 : Joe Turner (vo), Willie Smith (p). New York 1940
5 : Art Tatum & His Band : Joe Thomas (tp), Edmond Hall (cl), Art Tatum (p), John Collins (g), Billy Taylor (b), Eddie Dougherty (dm), Joe Turner (vo). New York 1941
6 : Joe Turner (vo), Sammy Price (p), Leonard Ware (g), Billy taylor (p). New York 1941
7 -8 : Pete John Trio & Joe Turner (vo), Pete Johson (p), Ernest Ashley (g), Dallas Bartley (b). Chicago 1944
9-10 : Big Joe Turner & His Boogie Boogie Boys : Charles Grey (tp), Tab Smith (as), Otis Finch (ts),  Albert Ammons (p), Ike Perkins (g), Robert Moore (b), Joe Turner (vo). Chicago 1946
11 à 14 : Big Joe Turner & His Band : Sammy Yates (tp), Jack McVea (ts), Pete Johnson (p), Pee Wee Crayton (g), Frank Clarke (b), Ra          bon Taran (dm), Joe Turner (vo). San Francisco 1947
15 à 19 : Big Joe Turner (vo), Charles Grey (tp), Riley Hampton (as), Otis Finch (as), Ellsworth Liggett (p), Ike Perkins (g), Robert Moore (b)
James Adams (dm). Chicago 1947
20 : Big Joe Turner (vo), Pete Johnson (p), Barney Kessel (g), Harry Babasin (b), Don Lamond (dm). Los Angeles 1947
 
BIG JOE TURNER
Big Joe Turner est né le 18 mai 1911 à Kansas City. Passionné, dès son plus jeune âge par la musique, il accompagne et guide des chanteurs aveugles et, très vite, compose des paroles sur les parties de guitare de ses partenaires. Il chante aussi dans les rues avec d'autres jeunes noir qui utilisent des instruments de fortune astucieusement bricolés. Dans les années 20, la musique était partout dans la ville de Kansas City, (voir "Kansas City Legends" EPM/Jazz Archives 158432) avec les chanteurs de blues, évidemment, mais aussi pianistes de ragtime, jug & strings bands, orchestres de danse et de jazz. Il fréquente tous les musiciens, et se forme aussi grâce aux disques qu'il écoute avec ferveur, principalement ceux de Bessie Smith et d'Ethel Waters ses préférées. Le How Long Blues que le pianiste chanteur Leroy Carr venait d'enregistrer en 1928 l'impressionne et devient son disque de chevet. Il sait, alors, que c'est bien ça qu'il veut chanter : le Blues! Il fréquente les bars, les clubs, certes pour y gagner un peu sa vie : barman, livreur d'alcool de contrebande, meneur de jeu ou à l'occasion videur, mais également pour être plus près des musiciens et essayer de se joindre à eux pour interprêter quelques blues. Il est encore bien jeune, 16 ou 17 ans, mais ça marche! Il fait vite équipe avec le grand pianiste Pete Johnson avec lequel on le trouvera tout au long de sa vie et qui deviendra son ami et son accompagnateur fétiche. Ne doit-on pas au tandem Pete Johnson-Joe Turner certains des plus importants enregistrements de l'histoire de la musique noire américaine?
Pour les chanteurs, vers 1930, il n'y avait pas de microphones, aussi, pour se faire entendre, ils devaient s'époumoner dans les porte-voix en métal ou en carton, mais Joe Turner n'avait pas besoin de ces artifices, grâce à l'ampleur de sa voix au volume exceptionnel! Comme il l'a dit lui-même : "Les gens étaient étonnés de me voir chanter si bien, avec une voix aussi puissante".
C'est au Sunset Club de Kansas City où il se produisait avec Pete, que le célèbre promoteur John Hammond spécialement venu pour les entendre, les décide à venir tenter leur chance sur la côte Est à New York. Ils participent alors à son fameux concert "From Spirituals to Swing". C'est un triomphe! Ils sont engagés pour plusieurs années au Café Society, qui deviendra le temple du blues et du boogie woogie. Après ce concert mythique, les occasions d'enregistrer se multiplient pour Big Joe, d'abord avec Pete Johnson, comme ici dans Lovin' Mama Blues avec en plus d'illustres copains de Kansas City comme Hot Lips Page et Buster Smith, puis avec le soutien de célèbres jazzmen comme Benny Carter et Coleman Hawkins, pour graver sa propre version du How Long Blues de Leroy Carr, qu'il avait tant écouté et aimé dans sa jeunesse. Encore avec Benny Carter et Bill Coleman pour un émouvant Joe Turner Blues, Joe prouve à quel point il sait s'adapter et tirer le meilleur parti des musiciens avec lesquels il enregistre, que ce soit des jazzmen renommés ou des pianistes de blues.
A partir de 1940, il signe un contrat avec la marque Decca, qui lui donne pour partenaires des pianistes aussi divers et inattendus que le grand pianiste de stride Wilie "The Lion" Smith (Rainy Day Blues) ou le virtuose Art Tatum, qui sait fort bien s'adapter au climat low-down de Wee Baby Blues, qui eut en son temps un grand retentissement. Beaucoup plus dans la tradition du blues authentique, le soutien de Sammy Price avec Leonard Ware à la guitare pour Somebody's Got To Go. Nous retrouvons Pete Johnson et Joe Turner pour une magnifique séance en 1944. L'étourdisant Rebecca contient trois chorus de piano d'un formidable punch et dans It's The Same Old Story Big Joe, incomparablement porté par le piano de Pete, fait preuve d'une maîtrise, d'une véhémence et d'une émotion rares. L'autre perle de cette session Little Bittie Gal's Blues se trouve dans le CD consacré à Pete Johnson (EPM/Jazz Archives 158972).
Changeant de marque en 1946, Joe Turner est dorénavant accompagné par des petits orchestres comprenant trompettes et saxophones. Ces instruments mélodiques jouent principalement des arrangement simples et efficaces basés sur de larges "accord d'orgue" qui soulignent parfaitement les vocaux du chanteur avec, çà et là, le solo d'un musicien. C'est l'époque du "rhythm and blues", dont Big Joe a été un des initiateurs avec quelques autres artistes noirs. Cette appelation n'était, au début, qu'une simple et pratique classification, permettant aux marques de disques d'y glisser un peu de tout, le bon et le moins bon, du moment que c'était de la musique rythmée. Cela a, finalement, désigné une musique dynamique, très dansante, avec pour instruments vedettes, outre le piano, le saxo-ténor, la guitare électrique et souvent un chanteur. L'autre grand spécialiste du boogie woogie, Albert Ammons est aussi efficace que Pete pour épauler Joe Turner avec bonheur, tout au long de Miss Brown Blues.
Si l'on prend le classique blues de 12 mesures de structure AAB, presque tous les chanteurs reprennent dans le second "A" ce qu'ils ont chanté dans le premier "A", paroles et mélodie. Au contraire, Big Joe modifie presque toujours au cours du second "A" sa manière de découper les phrases, de malaxer les mots, de donner du poids à certaines syllabes, tout en transformant le ligne mélodique pour donner encore plus de vie, d'intensité et de passion à son chant! C'est ainsi que la voix "énorme" de Big Joe, sa manière unique de clamer le blues avec véhémence a suscité, non seulement l'admiration des jeunes chanteurs de l'après-guerre, mais a été surtout la référence, le modèle à suivre de ceux que l'on a dénommé les blues shouteurs, les "crieur de blues" : les Wynonie Harris, Jimmy Witherspoon, Sonnie Parker, Eddie Vinson… qui se sont engouffrés dans la voie ouverte par Joe.
Nous retrouvons Pete Johnson au piano avec un petit orchestre comprenant le saxo-ténor Jack McVea, musicien injustement sous-estimé qui prend ça et là quelques solides et chaleureux solos, au cours de la belle séance du 6 Novembre 1947. Pour la séance suivante, qui bénéficie d'une remarquable partie de guitare d'Ike Perkins, la voix de Big Joe est magnifiquement prise et on peut jouir de la profondeur, de la puissance de ses envolées (Rocks In My Bed). Ses commentaires mi-chantés, mi-parlés pendant le solo de piano de Whistle Stop Blues sonnent très authentiquement noir. C'est ce genre d'encouragements que l'on entend couramment dans les petits clubs de blues. Joe en a toujours été très friand et en use ici avec sobriété, mais avec un maximum d'efficacité! On a longtemps cru que le remarquable pianiste de la séance Howlin' Winds était Pete Johnson, mais celui-ci a démenti sa présence, ajoutant qu'il avait appris par Joe Turner lui-même que ce pianiste sonnant comme lui était de Chicago et se nommait Ellworth Liggett. Curieux qu'un tel musicien n'ait jamais fait parler de lui depuis (Hollywood Bed)!
Pour terminer cette sélection, on retrouve notre chanteur avec son fidèle comparse Pete Johnson au cours d'un concert à Los Angeles en Décembre 1947. Kansas City Blues n'est autre que leur fameux Piney Brown's Blues un de leurs chef-d'œuvres de 1940 (voir le CD "Kansas-City Legend" déjà cité). Nous avons ici la preuvre, une fois de plus, que nul mieux que Pete Johnson n'a su accompagner le chant de Big Joe Turner avec une telle perfection!
La voix unique de Big Joe, son vibrato émouvant, son sens de l'articulation, de l'improvisation, son swing en font un chanteur fascinant, mieux, un artiste d'une carrure rarement égalée! Il disait malicieusement à la fin de sa longue carrière : "On a dit que je chantais le blues, que j'était une vedette du rhythm and blues, le Père des blues shouters, un des créateurs du rock and roll, mais la seule chose que je sais, c'est que depuis mes débuts j'ai toujours chanté la même musique!"
La carrière de Big Joe ne s'arrête pas à le fin de ce recueil et il continuera, juqu'à son décès en 1985, à dominer la scène de la musique noire des USA. "The Boss of the Blues", qui fût constamment un modèle et un initiateur restera, en fait un des artistes majeurs de notre siècle!
Jacques Morgantini

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