Et toujours...

ROLLINS

xxxx

WEST

NO

LESTER

LADIES

ETHEL

PARKER

BESSIE

BE BOP

DJANGO

GRAPPELLI

CHARBONNEL

SLIM

SLIM

MA

LIL

DINAH

CHAMPION

Georgia WHITE / TROUBLE IN MIND Agrandir

Georgia WHITE / TROUBLE IN MIND

1 CD / 1935 -1941 / UNE DES PLUS GRANDES CHANTEUSES DE BLUES

Plus de détails

R407

Disponibilité : Indisponible


Prévenez-moi lorsque le produit est disponible

8,00 €

Ajouter au panier

» Ajouter à ma liste de souhaits

Artiste
Georgia WHITE
Type de musique
JAZZ
Georgia White (p,vo), unknown (g) Chicago 1935-1936
1 You lost tour good thing now
2 Honey dripper blues
3 Tel my baby
4 Get’en from the peanut man
Georgia White (vo), Richard M. Jones (p), Ikey Robinson (g), John Lindsay (b) Chicago 1936 - 1937
5 I just want your stingaree
6 It must be love
7 Trouble in mind
8 I’ll keep sittin’ on it…
9 Your Hellish ways
10 When my love comes down
11 Moonhine blues
12 The stuff is here
Georgia White (vo), Edgar Saucier (as), Richard M. Jones (p), Lonnie Johnson (g) Chicago 1937
13 Careless love
14 Alley boogie
Georgia White (vo), Ikey Robinson (g), John Lindsay (b) NY 1939
15 Dead man’s blues
16 The blues ain’t nothing’ but
Georgia White (vo), Sammy Price (p),Teddy Burn (g), John Lindsay (b) NY 1939
17 The way I’m feelin
18 Do it again
19 Beggin’ my dady
Georgia White (vo), unknown (g) NY 1939 - 1941
20 ‘Tain’t nobody’s fault but yours
24 Territory blues
25 When you’re away
Georgia White (vo), Jonah Jones (tp), Fess William (cl), Walter Martin (dm) NY 1940
21Jazzin’ baby blues
22 Late hour blues
23 Papa pleaser

Une idée couramment émise et partagée fait s'éteindre le blues féminin à la fin des années 20, emporté par la crise et remplacé, soit par le jazz vocal, soit par le blues traditionnel, celui des hommes! Or, bien qu'oubliées pour la plupart - le nom et la personnalité de Memphis Minnie elle-même n'évoquaient pas grand-chose aux jeune amateurs il y a vingt-cinq ou trente ans - les chanteuses de blues furent bien présentes sur la scène et sur le disque durant les années 30. Certes, l'ère des divas du blues classique, habituées aux grands théâtres noirs et aux longues tournées dans le Sud, laissa la place à des pratiques urbaines plus discrètes, plus localisées et cantonnées dans les petits clubs des ghettos; plus authentiques et rudes aussi chez Memphis Minnie ou Lucille Bogan, plus proches parfois des airs populaires légers chez Lil et Merline Johnson (The Yas Yas Girl). Mais la plus versatile, la plus complète, celle qui couvrait le champ d'expressions le plus large s'appelait Georgia White.
 
Rien n'est connu de la jeunesse de Georgia White qui, née en Géorgie le 9 mars 1903, d'où son surnom, monta à Chicago au cours des années 20. Elle acquiert la notoriété en 1929 en chantant avec le Jimmy Noone's Apex Club Orchestra dans le club du même nom et en d'autres lieux du South Side. Le When You're Smiling qu'elle enregistre avec le grand clarinettiste en mai 1930 et qui constitue sa première trace discographique, fait entendre une vocaliste encore peu assurée. Mais, quelques années de cabaret et une solide expérience pianistique aidant, c'est une artiste totalement épanouie, mature et pleinement maîtresse de ses moyens qui enregistre ses premiers morceaux au printemps 1935. Gravés une première fois le 13 mars sous le nom de Georgia Lawson (son vrai nom?), Your Worries Ain't Like Mine (cf. Blues Fireworks/EPM CAD 465) et You Done Lost Your Good Thing Now, peaufinés le 10 avril, sont publiés par Decca.
Le succès obtenu par ce premier disque marque le début d'une belle aventure phonographique. Un jeu de piano solide et chantant, dynamique et swinguant hérité de la tradition barrelhouse, et une forte voix de contralto parfois rauque à l'intonation mordante et parfaitement contrôlée (ni exagération mélodramatique, ni raillerie canaille) révèlent une véritable artiste et une femme décidée. Très persuasive dans les blues profonds (Honey Dripper, Your Hellish Ways, Dead Man's Blues...) ou plus osés (I Just Want Your Stingaree) où elle rejoint, avec plus de nuances, une Memphis Minnie, elle aborde sans complexes un répertoire léger, dans la tradition hokum/jive music que lui imposent sans doute en partie ses producteurs : Hot Nuts (lancé par Lil Johnson), Daddy Let Me Lay It On You, I'll Keep Sittin' On It... sont des chansons au contenu plus que paillard qu'elle interprète sans effets appuyés mais juste avec ce qu'il faut de malice et aussi de réalisme -certain morceaux traitent ouvertement de la prostitution ou de l'homosexualité féminine. Ces risqué songs établissent sa réputation auprès de la clientèle noire mais c'est sa reprise en 1936 du classique Trouble In Mind, créé par Bertha Chippie Hill dix ans plus tôt, qui sera son plus important et plus durable succès. Le compositeur du thème lui-même, Richard M. Jones, la remplace au piano. Par ailleurs le trio de Jones, qui comprend l'étonnant et prodigieux guitariste Ikey Robinson (auteur de superbes solos), devient le groupe régulier de la chanteuse lors de nombreuses séances de studio.
La notoriété de Georgia White à cette époque lui permet de figurer en première place sur les catalogues Decca Race Records et elle contribue fortement à relancer la popularité du blues féminin, un blues très urbain, volontiers sophistiqué et aux résonances jazzy. Rosetta Howard, Blue Lou Barker, Rosetta Tharpe, Wee Bea Boose, Lill Green (cf. EPM/Blues Collection 158212) sont quelques-unes des nombreuse chanteuses à débuter tandis que d'anciennes gloires de la période dite classique comme Monette Moore, Alberta Hunter, Trixie Smith ou Ida Cox retrouvent le chemin des studios.
Même si son répertoire déborde largement du cadre des "douze mesures" la prégnance du blues authentique chez Georgia White montre son attachement à ses grandes devancières et à leur répertoire. Elle n'hésite pas, après Trouble In Mind, à reprendre d'anciens succès que l'on croyait passés de mode, Moonshine Blues (Ma Rainey), Careless Love et T'Ain't Nobody's Business (Bessie Smith), Alley Boogie (Lucille Bogan) et même Crazy Blues (le disque historique de Mamie Smith), Jazzin' Babies Blues (Ethel Waters) ou Late Hour Blues (Sara Martin) en leur donnant une nouvelle lecture.
Chanteuse la plus enregistrée de la période 1935/41 (plus de 90 faces) que Decca présente comme étant The World's Greatest Blues Singer, Georgia White est vraiment la blueswoman qui aura fait le lien entre deux époques. Cette position justifie-t' elle son oubli rapide alors que son œuvre n'a étonnamment pas vieilli? Après une seule séance, superbe, en 1940 avec un Jonah Jones particulièrement brillant et incisif, et une autre en 1941 qui nous laisse, en guise de testament artistique, un Territory Blues où elle demeure seule à son clavier, le couvercle du piano se referme et l'aiguille s'arrête sur le sillon après When You're Away, une bien jolie chanson... C'est fini, nous n'entendrons plus jamais Georgia White sur disque.
Ses activités musicales se poursuivent néanmoins. Elle forme un all-girl band - la formule est alors très populaire - avec une trompettiste de Chicago (peut-être Dolly Jones) puis fait partie du Bill Broonzy's Laughing Trio avec le batteur Alfred Wallace. Big Bill se souvient : "J'ai joué avec Georgia White dans une boite de nuit à Chicago en 1949 et un petit peu en 1950. Je n'ai jamais fait aucun enregistrement avec elle, mais je l'accompagnais parfois au studio." (*) Sa carrière de pianiste-chanteuse se poursuivra dans les clubs de Chicago - Le Downer's Grove en 1959 est le dernier connu- puis elle se retirera discrètement. Certains pensent que Georgia White s'est envolée vers d'autres cieux vers 1980.
Jean Buzelin

Rechercher

Voir tous les Artistes

MON COMPTE / MES INFOS / PARRAINAGE

BIOGRAPHIES

PayPal