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Lil GREEN / WHY DON'T YOU DO RIGHT ?

1 CD / 1940-1942 / Une réédition Blues Collection Historic Recording

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R405

8,00 €

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Artiste
Lil GREEN
Type de musique
JAZZ
Lil GREEN

1 Romance in the dark
2 Just rockin’

3 Cherry btree blues
4 What have I done ?
5 Give your mama one smile
6 My mellow man
7 Knockin’ myself out
8 I won’t sell my love
9 Why don’t you do right ?
10 What’s the matter with love
11 Love me
12 Country boy blues
13 How can I go on ?
14 Hello Babe
15 I didn’t love you
16 Because I love my daddy so
17 I’m going to start a racket
18 99 blues
19 Don’t know what I will do
20 You got me to the place
21 If you want to share your llove
22 If I ‘m a fool
23 I’m wasting my time on you

Lil Green
Pendant quelques années, elle fut peut-être la chanteuse la plus populaire du pays auprès de la communauté noire. Puis la musique changea. Le style à la fois précieux et incisif de Lil Green ne s'accommoda guère des sonorités puissantes et électriques du rhythm and blues. Alors on l'oublia. Les amateurs de blues comme ceux de jazz qui la connaissaient mal se renvoyèrent mutuellement la balle et, si son nom a fait de timides réapparitions dans les dictionnaires et encyclopédies, la littérature qui concerne la chanteuse est demeurée très faible. C'est vrai que, durant toute sa carrière, à l'exception peut-être d'un passage au Café Society, Lil Green ne chanta que pour le public noir et ses disques ne se vendirent qu'auprès de lui. Elle ne fut donc jamais récupérée par le circuit du jazz et mourut trop tôt pour être redécouverte par les jeunes amateurs de blues. Pourtant l'œuvre enregistrée de Lil Green, qui s'échelonne sur une brève période : 1940-1942 d'une part, 1945-1947 d'autre part, plus deux ultimes traces en 1949 et 1951, se situe à de très hauts niveaux, tant à celui de la qualité du répertoire (entièrement original) qu'à celui de l'accompagnement d'un goût parfait, qui favorisent l'éclatement du talent de cette grande chanteuse.
Née dans l'Etat du Mississippi (ou en Louisiane?) probablement le 22 décembre 1919, Lillian Green, comme ses neuf frères et sœurs, perd ses parents très tôt. Agée d'une dizaine d'années, elle doit se mettre au travail et quitter la maison. Arrivée à Chicago, elle parvient à suivre l'école, donne ses premiers concerts dans le cadre scolaire vers 1934 et travaille ensuite comme serveuse et chanteuse dans les clubs. Mais c'est dans d'étranges circonstances que R.H. Harris, le chanteur soliste des Soul Stirrers, fait la connaissance de Lil Green : " A cette époque, Lil était en prison pour avoir tué un homme lors d'une bagarre dans une taverne. Elle avait l'habitude de chanter tous les dimanches durant l'office à la prison et Harris s'y rendait chaque semaine afin de l'entendre chanter Sleep On, Mother et Is Your All On The Altar?" (*) Harris conservera une grande amitié pour la chanteuse qui, libérée, commence à acquérir une certaine réputation à partir des années 1938-39. Elle se produit notamment au Manchester Grill de Chicago l'année suivante et grave ses premières faces pour Bluebird en compagnie d'un trio dont le pianiste, très professionnel, au jeu complet, pertinent et délicat, ne peut être Champion Jack Dupree comme cela figure sur certaines discographies, mais très certainement l'excellent et méconnu Simeon Henry que l'on rencontre à la Nouvelle Orléans dès 1927 avec la chanteuse Florence White. Le guitariste, pilier des séances à Chicago, est Big Bill Broonzy. Ce jeudi 9 mai 1940, il vient d'accompagner le chanteur-harmoniciste Jazz Gillum et, juste après l'enregistrement de Key To The Higway (qui va devenir l'un des plus grands classiques du blues), il se met au service de Lil Green dont ce sont les premiers pas dans un studio.

Parmi les quatre titres gravés ce jour-là par la chanteuse, Romance In The Dark, une superbe ballade blusy, obtient immédiatement un succès considérable. En 1941, Lil Green est à l'affiche du Club 308 de Chicago et commence à effectuer des tournées avec son trio dont Big Bill est devenu le guitariste régulier : "J'ai été le guitariste de Lil Green durant trois ans, et j'ai aussi écrit des chansons pour elle, comme par exemple : My Mellow Man, Country Boy, Give Your Mama One Smile, et d'autres. En fait, ce n'est pas vraiment écrire que je faisais, je fredonnais la chanson jusqu'à ce que Henry, le pianiste, et le bassiste Ransom Knowling aient trouvé les bons accords. Après cela, elle chantait les paroles que j'avais préparées. Ransom et Henry étaient de bons musiciens et nous avons fait des tournées avec Lil Green dans tous les Etats du sud des USA ."(**) Durant l'année 1941, le chanteuse et son trio participent à trois séances d'enregistrement d'où sortent d'autres grands succès : le beau My Mellow Man, justement composé par Broonzy, et surtout le troublant blues en mineur Why Don't You Do Right ? écrit par Joe McCoy sur le motif musical en douze mesures ABB (ABC pour les paroles) de Weed Smokers Dreams gravé par ses Harlem Hamfats en 1936, et dont Lil Green donne une bouleversante interprétation -le pouvoir émotionnel de cette chanson égale sans doute les meilleurs morceaux de Billie Holiday. L'année suivante, la chanteuse Peggy Lee effectuera ses débuts avec l'orchestre de Benny Goodman en reprenant Why Don't You Do Right? dans une version plus rapide et largement dédramatisée qui fera un triomphe et lancera sa carrière, d'où l'éternel refrain : de l'avantage d'être Blanc dans un monde dirigé et réglé par les Blancs. Mais, pour son public, Lil Green est devenue une véritable vedette; elle remplit les grands dancings et salles de spectacle de Chicago, Détroit et New York et passe au Savoy Ballroom et au Café Society Downtown avec Ira Tucker, le futur lead vocal des Dixie Hummingbirds, en 1942 : "Evidemment, elle est devenue trop célèbre pour un petit groupement comme le nôtre, et elle nous a laissé tomber un à un. Ransom fut lâché après la troisième tournée et moi après la quatrième. Henry, lui, partit avec elle à New York, où elle le congédia pour se faire accompagner par un grand orchestre ."(**) Le grand orchestre en question est d'abord celui du batteur Tiny Bradshaw avec qui elle donne de fabuleuses soirées au Plantation Club de St. Louis, au Lido Ballroom de New York, à l'Elks Ball et au Gardens de Pittsburgh, au Tic Toc Club de Boston en 1943, au Royal Theater de Baltimore en 1944... Puis elle effectue une longue tournée dans le Sud avec la revue de l'orchestre de Luis Russell où figurent notamment le chanteur-tromboniste Clyde Bernhardt et les Deep River Boys, quartette vocal alors au sommet de sa popularité. Après le Petrillo Ban (la grève des enregistrements qui dura deux bonnes années), Lil Green retourne en studio en avril 1945 avec son nouveau trio (seul subsiste Simeon Henry), chante au Regal Theater de Chicago et à l'Apollo Theater de New York, en 1945 avec Tiny Bradshaw et en 1946 avec le big band du trompettiste Howard Callender qui devient son orchestre régulier : "Je suis allé voir Lil Green à l'Apollo en 1945 et 1946. Chaque fois, elle a été contente de revoir le vieux Bill, et je fus heureux de constater qu'elle n'avait pas oublié ceux qui avaient été à ses côtés dans ses début."(**)
Lil Green enregistre à quatre reprises pour Victor en 1946 et 1947 avec Callender, d'abord en big band puis avec des formations orientées vers les tendances musicales du Rhythm & Blues -on y entend notamment les saxophonistes Budd et Lem Johnson, le bassiste Al Hall, les batteurs Red Saunders et Denzil Best- et enfin avec un quintette à nouveau dirigé par Simeon Henry, mais elle ne peut se faire une place au milieu de ces nouvelles musiques tonitruantes et rythmiquement hypertrophiées, ne pouvant y exprimer sa nature réelle faîte de délicatesse, de séduction et de confidence. A la fin de la décennie, elle chante encore au Club De Lisa et Chez Paree à Chicago, ajoutant à ses blues un répertoire plus jazzy qui lui convient bien mais qu'elle n'arrive pas non plus à imposer. Sa popularité décline et, malgré un disque pour Aladdin en 1949 et un autre pour Atlantic en 1951 avec l'orchestre du pianiste Howard Biggs, elle tombe malade et n'a plus la force physique et morale pour redresser une situation qui la conduit à l'hôpital en juillet 1953. Le 14 avril 1954 à Chicago, Lil Green meurt des suite d'une broncho-pneumonie. Elle allait avoir trente-cinq ans, un âge décidément fatidique dans le jazz. Jean buzelin

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