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CHAMPION JACK DUPREE / THE GAMBLIN' MAN

1 CD / 1940-1947 Avec Brownie McGHEE / Blues Clollection / Historic Recording

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R404

8,00 €

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Artiste
Champion Jack DUPREE
Type de musique
JAZZ

 Champion Jack Dupree & Brownie McGhee

1 Gamblin’ man blues
2 Cabbage green
3 Chani gang blues
4 Black woman swing
5 That’s all right
6 Junker blues
7 Big time mama
8 Mornig tea
9 All alone blues
10 Let’s have the ball
11 Rum cola blues
12 F.D.R. Blues
13 Outside man
14 Santa Clause Blues
15 You’ve been drunk
16 I’m a doctor for women
17 fith avenue woman
18 Highway
19 Auto mechanic blues
20 Dollar bill

Chamion Jack Dupree
On dit que William Thomas Dupree naquit le 4 juillet 1910 — il n'en était pas bien sûr lui-même — à la Nouvelle-Orléans, cinquième enfant d'un père originaire du Congo belge et d'une mère créole Cherokee. Il est encore bébé quand ses parents meurent dans un incendie et est placé dans un orphelinat, la Colored Waif's Home for Boys, là même où le jeune Louis Armstrong avait usé ses fonds de culotte quelques années auparavant.

C'est là que le petit "Jack", comme on le surnomme, s'initie au piano. À l'âge de 14 ans, il quitte l'établissement et commence à traîner dans le French Quarter. Il y rencontre les pianistes Tuts Washington et surtout Willie Hall, dit "Drive 'em Down", figure légendaire de Rampart Street qui disparaîtra vers 1930 sans avoir jamais laissé la moindre trace sur disque. Jack se lie d'amitié avec ce personnage, joue et chante avec lui dans les barrelhouses du quartier et se réclamera toujours de son influence. Il fréquente aussi les orchestres de Papa Celestin, Chris Kelly, Kid Rena, se produit dans les clubs locaux et  s'entraîne à l'école de boxe de Rampart Street.
Mais dès 1927, il avait commencé à vadrouiller un peu partout : dans le Midwest, sur la Côte Est et jusqu'à Chicago. Jack Dupree mène ainsi une vie de hobo au gré des rencontres, gagnant principalement sa vie comme boxeur professionnel — 107 combats, paraît-il, entre 1932 et 1940 — et accessoirement comme chanteur, danseur, pianiste, entertainer dans les house parties de Chicago ou les speakeasies de la Nouvelle-Orléans.
Dupree s'était marié à 22 ans avec une certaine Ruth, "artiste" comme lui, avant de choisir comme port d'attache en 1935 Indianapolis où il a le temps de rencontrer, quelques mois avant sa mort, Leroy Carr (cf. EPM/Blues Collection 159062). Après le décès de ce chanteur-pianiste qui le marquera profondemment, il joue très souvent avec le guitariste Scrapper Blackwell, ex-compagnon de Carr, et fréquente les musiciens locaux, le chanteur Little Bill Gaither, Jesse Ellery et Wilson Swain entre autres. Vers 1939/40, le duo vocal qu'il forme avec la chanteuse Ophelia Hoy dans la tradition du vaudeville est l'une des attractions du Cotton Club d'Indianapolis.
C'est également en 1939 que Dupree, en visite à Chicago chez Tampa Red, fait la connaissance de tout le gratin du blues de la Cité des Vents : Big Bill Broonzy, Jazz Gillum, Roosevelt Sykes, Curtis Jones... Ce qui conduit le producteur Lester Melrose à lui organiser une séance pour OKeh en juin 1940 (1). Trois autres suivront durant l'année 1941 pour lesquelles le "Champion", comme il a été surnommé en raison de ses exploits pugilistiques, fait venir ses amis d'Indianapolis Wilson Swain et Jesse Ellery (parfois orthographié Edward ou Eldrid), superbe et méconnu guitariste électrique avec qui il se produit régulièrement (voir l'annonce d'un concert où il accompagne Jack et Ruth Dupree au Lincoln Theater de la Nouvelle-Orléans).
Le pianiste, qui circule dans les régions du Midwest et de New York, quitte définitivement Indianapolis à la mort de son épouse avant d'être, en 1942, mobilisé dans l'US Navy en tant que... cuisinier ! Il participe ainsi aux opérations du Pacifique et est fait prisonnier par les Japonais. Il restera au moins un an en captivité au Japon, probablement jusqu'en 1944 si l'on se réfère aux dates de ses enregistrements (il avait gravé quelques faces à New York en 1942 avec Sonny Terry et Brownie McGhee)
De retour dans la Grosse Pomme, Jack Dupree est embauché comme cuisinier à l'Université de Harlem et commence à intégrer la vie musicale de ce quartier où existe une scène du blues souterraine (Alex Seward, Big Chief Ellis, Stick McGhee, Larry Dale, etc.) que fréquentent toujours Terry et McGhee pourtant admis dans les cabarets branchés de Broadway. Il enregistre quelques 78 tours par-ci par-là vers 1944/45 pour Asch, Solo, Continental, Lenox, puis rencontre Joe Davis qui lui offre la possibilité de publier de nombreux disques en solo entre avril 45 et mars 46 et l'aide à démarrer enfin une véritable carrière professionnelle. Dupree va donc se produire régulièrement pendant des années dans les petits clubs new yorkais (Ringside Bowl, 125th Street Club, Long Island, Spotlight Club, Mayfair Club, Italian Frank's...) et poursuivre une copieuse carrière discographique, souvent sous le couvert de pseudonymes, pour de nombreux petits labels : Alert (46), Abbey (49), Apex et Gotham (50), Derby (51), Harlem (52), Red Robin (53), accompagnant aussi son voisin d'immeuble Brownie McGhee.(2)
De locale, la renommée du Champion va s'étendre progressivement lorsque le chanteur va signer avec des maisons plus importantes comme Apollo (1949/50) et surtout King (1951/55) chez qui il décroche son "tube", Walking The Blues qui, à partir d'août 55 va rester cinq semaines au Top Ten R&B de la revue Billboard. Ce succès lui ouvre les portes du fameux Apollo de Harlem et lui permet de participer à des tournées prestigieuses à travers le pays en compagnie de vedettes comme Little Willie John, Marie Knight, Hal Singer, Nappy Brown ou B.B. King. Il enregistre alors pour Groove, filiale de la Victor et, de 1957 à 1959, monte son propre orchestre avec lequel il demeure plus ou moins en résidence au Celebrity Club de Freeport (NY).(3)
Un superbe album pour Atlantic en 1958... puis Jack profite de l'intérêt que le Vieux Continent commence à manifester pour le blues pour franchir l'océan et effectuer une tournée en Angleterre en 1959. On connaît la suite : Champion Jack Dupree sera le premier bluesman à s'installer définitivement en Europe, là où il rencontrera sa dernière épouse, apprendra à lire et à écrire (en un an !), se mettra à la peinture et effectuera une longue et fructueuse carrière qui le conduira sur les scènes de tous les pays et qu'il ponctuera d'une trentaine d'albums. Résidant en Angleterre, au Danemark, en Suisse, en Suède, c'est à Hanovre, où il avait passé les quinze dernières années de sa vie, qu'il s'éteindra le 21 janvier 1992. En 1990, invité par le New Orleans Jazz & Heritage Festival, il était revenu dans sa ville natale pour la première fois depuis trente-cinq ans. Jean Buzelin

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