Et toujours...

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Liste des albums de :  Maurice CHEVALIER

Chanteur, comédien français

La carrière internationale de Maurice Chevalier débute en 1928, lorsque la compagnie Paramount lui propose de venir à Hollywood, afin de jouer, aux côtés de Jeanette Mac Donald, le principal rôle masculin du film d'Ernst Lubitsch : "Parade d'amour (Love Parade)". Une comédie légère dont le succès sera tel que Lubitsch décidera aussitôt de mettre un autre film en chantier, autour de son couple vedette : l'adaptation de "La veuve joyeuse (The Merry Widow)", la célèbrissime opérette du viennois Franz Lehar Si bien que, parti outre-Atlantique pour environ six semaines, Maurice Chevalier finira par y rester sept ans. Avec son canotier incliné crânement sur l'œil droit, ses impeccables nœuds papillon, sa longue silhouette élégante d'éternel noctambule en goguette, son inaltérable bonne humeur - si communicative - et cet invraisemblable accent de titi parisien, dont il n'essaiera jamais de se départir - au point que l'on peut légitimement se demander s'il ne forçait pas parfois un peu la dose ; sachant très bien, le bougre, que cette apparente maladresse d'expression ajoutait à son charme - Maurice Chevalier sut vraiment séduire en profondeur le public américain. D'ailleurs, pour une bonne part de ce dernier, les premiers noms qui viennent à l'esprit lorsque l'on parle de chanson française sont ceux d'Edith Piaf et de Maurice Chevalier. Cela n'est sans doute pas un hasard ; et la chose mérite que l'on y regarde de plus près. En effet, "la Môme Piaf" et "le p'tit gars d'Ménilmontant" incarnent tous deux - pour qui y regarde de loin et de manière quand même assez superficielle - les deux facettes contradictoires d'une même image idéalisée de Paris. Mais qui - surtout à quelques milliers de kilomètres de distance - n'a pas un jour ou l'autre idéalisé Paris ? A l'une, donc, le Paris sombre du drame, de la misère et de la colère ; à l'autre le Paris rayonnant de joie de vivre du petit peuple de ces faubourgs où la musique et les chansons tournaient au gré du vent des cours et des rues, et servaient à balayer les soucis du moment aussi sûrement qu'un canon de gros bleu avalé au zinc d'un bougnat. Images contradictoires, certes et pourtant si complémentaires... car il y avait tout cela, et bien d'autres choses encore, dans le Paris d'alors. Et, pour être nés à trois pâtés de maisons l'un de l'autre, en plein cœur du quartier le plus populaire de la ville, et dans des familles plus que modestes Edith Piaf et Maurice Chevalier le savaient mieux que personne. Ainsi, lorsqu'il s'embarque pour les Etats-Unis, en 1928, Maurice Chevalier est-il une immense et authentique vedette populaire, aux yeux du public français. L'image même, pour reprendre l'expression de l'époque, du "petit gars bien de chez nous, qui a réussi grace à son talent et à son opiniâtreté, mais qui n'en est pas devenu plus fier pour autant..." Le séjour outre-Atlantique superposera à cette image d'Epinal celle tout aussi convenue d'ambassadeur quasi officiel de la gaieté et du charme français. Un pur et noble produit d'exportation certifié 100% parisien ; comme le sont les parfums, les bijoux ou les articles de luxe. MARC ROBINE The international career of Maurice Chevalier began in 1928 when Paramount Pictures invited him to Hollywood to play the male lead alongside Jeanette MacDonald in the Ernst Lubitsch film, Love Parade. The success of this light comedy was such that Lubitsch immediately decided to shoot another film with his star pairing, an adaptation of Franz Lehar’s world-famous operetta, The Merry Widow. As a result of all this hectic activity, Maurice Chevalier, originally in America for a six-week stay, finished up spending seven years there. With his straw-boater cheekily tipped over his right temple, his impeccable bow-ties, his tall, elegant, night-owl silhouette, his infectious good humour and his irresistible, deliberately exaggerated Parisian accent, Chevalier knew exactly what it took to seduce American audiences. Audiences for most of whom French song was personified by just two artists, Edith Piaf and Maurice Chevalier. That this was so was surely no matter of chance, and the phenomenon merits closer investigation. Indeed, “la Môme Piaf” and “le p’tit gars d’Ménilmontant” — perceived from a distance and inevitably, therefore, somewhat superficially — were the very incarnation of the two seemingly contradictory images of an idealised Paris. But, then, who — especially from several thousand miles away — has not, at one time or another, idealised Paris? On the one hand, there was the sombre, dramatic Paris, riddled with poverty and anger; on the other, the gai Paris, bubbling with the irrepressible joie de vivre of the common people, a city where music and song rang out from the courtyards and streets, sweeping away everyday cares just as surely as a few glasses of sturdy red wine. Seemingly contradictory images, we said, and yet in fact so complementary, for there was indeed all that — and plenty more, besides — in the Paris of the day. And Edith Piaf and Maurice Chevalier, born into modest families living only a few blocks from each other in the working-class area of the French capital, knew it better than anyone. Consequently, when he embarked for the USA in 1928, Maurice Chevalier was already an immensely popular figure with French audiences. The typical poor, local boy who had made good, while remaining true to his simple background. Chevalier’s American stay would superimpose upon this image that of semi-official ambassador of French gaiety and charm. A pure, noble export product certified 100% Parisian, just like jewels, perfumes and other luxury products.

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