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Liste des albums de :  MOULOUDJI

Chanteur auteur compositeur français

(Marcel MOULOUDJI. Paris, 1922 - Neuilly-sur-Seine, 1994) auteur, compositeur, interprète, peintre et romancier. De père kabyle et de mère bretonne, "Moulou" était le poulbot de Belleville symbolisant le brassage des peuples de Paris. Vendeur de journaux pour survivre, il s'essaye à la chanson et au théâtre sur les conseils de Jean-Louis Barrault. Rencontre le groupe militant Octobre et Jacques Prévert qui le fait débuter comme mime en 1936. Chante peu et joue plutôt la carte du cinéma (Les disparus de Saint-Agil), jusqu'au lendemain de la guerre où il publie un livre de mémoires, Enrico, qui le fait remarquer par un prix de la Pléiade. Devient alors, aux côtés de Juliette Gréco et de Boris Vian, une figure de Saint-Germain-des-Prés. C'est d'ailleurs une chanson de ce dernier ("Le déserteur", qu'il crée en 1954, au Théâtre de l'Œuvre), qui lui vaudra d'énormes ennuis avec la censure et portera à sa carrière un coup qui ne sera pas loin de lui être fatal. Il lui faudra attendre 1971 et le succès d'"Allons z'enfants", pour renouer avec le succès et prendre enfin sa revanche sur les censeurs de tout poil. Malgré ces difficultés, il a toujours conservé, aux pires jours de cette traversée du désert, un public de fidèles qui n'ont pas oublié l'interprète de "Comme un petit coquelicot" (Grand Prix du Disque en 1953), "Un jour tu verras" ou "Barbara". En 1965, Mouloudji lance son propre label de disques et produit, entre autres, les premiers 33 tours de Graeme Allwright et de Jean Sommer. Reprenant les tournées intensives dans les années 70 (Théâtre de la Renaissance en 1974, Olympia en 1975), il se consacre parallèlement à la peinture et à l'écriture (Le petit invité, La fleur de l'âge, Coquelicot), et meurt subitement, d'une hémoragie cérébrale, en juin 1994, alors qu'il préparait un nouvel album. Son père est Kabyle, sa mère Bretonne. Il a un frère, André né en 1923. La famille vit chichement : aux difficultés financières s’ajoute le désordre mental de la maman. C’est dans ce milieu que pousse le jeune Marcel, herbe folle, tempérament rêveur. Adolescent, il fréquente la jeunesse de gauche et bénéficie de l’apport culturel des éducateurs du mouvement ouvrier. C’est ainsi qu’il aborde le Groupe Octobre et, de fil en aiguille, est remarqué par Jean-Louis Barrault qui l’introduit dans le milieu artistique de Paris. Mouloudji, avant de se faire un nom dans la chanson, n’est pas un inconnu : il a déjà publié deux livres (dont Enrico, Prix de la Pléiade à la Libération en 1945) et bénéficie d'une prometteuse réputation au cinéma, depuis Les disparus de Saint-Agil (dans lequel il a joué, enfant) et avant le nouveau succès d'André Cayatte, Nous sommes tous des assassins. Ses premiers disques (trois 78 tours) paraissent au Chant du Monde en 1951, avec des titres qui figurent aujourd'hui au rang des classiques de la chanson française (entre autres : Si tu t'imagines, Rue de Lappe, La complainte des infidèles…) C’est alors qu’il est remarqué par Jacques Canetti. Comme à son habitude, lorsqu'il pressent un talent, la scène et le disque vont de pair chez Canetti. Mouloudji enregistre donc plusieurs 78 tours sous sa houlette, prémices d’un long parcours discographique. Et c’est l’année suivante (1952) que sort le titre qui déclenchera le succès, celui qui marquera à jamais la carrière du chanteur : Comme un p'tit coquelicot. Et pourtant, la chanson (signée Raymond Asso et Claude Valéry) était initialement destinée à Maurice Chevalier… qui la refusa. Comme un p'tit coquelicot devient le détonateur de la carrière du chanteur, énorme succès marquant une étape décisive dans son parcours d'interprète. Grâce à ce titre, il obtient le Prix Charles-Cros en 1952 et le Grand Prix du disque 1953. Dès lors, les succès s'enchaînent, avec des chansons dont il est souvent l’auteur. Citons, pour mémoire : Un jour tu verras, Le long des rues de Paris. Mais Mouloudji, pacifiste militant, enregistre aussi à cette époque (1954), Le déserteur, chanson que Boris Vian, son auteur, vient de créer en pleine guerre d'Indochine. Mouloudji s'attirera les foudres de la censure pour avoir osé l'interpréter au Théâtre de l'Œuvre le jour même de la chute de Diên Biên Phu, provoquant le scandale qu'on imagine. Pour l'anecdote, on notera que la version présentée par Mouloudji était pourtant édulcorée. Mouloudji abandonne progressivement le cinéma : sa carrière est désormais consacrée à la chanson. Après avoir beaucoup interprété celles des autres, de sa voix au timbre et au phrasé si particulier il écrit de plus en plus ses propres chansons. Il sera longtemps tête d'affiche et, fort de sa notoriété mais toujours soucieux d'indépendance, il créé sa propre marque de disques sous forme d'une coopérative. C'est dans ce contexte qu'il lance même, en 1965, un jeune Néo-zélandais installé en France et dont le nom sera bientôt connu de tous : Graeme Allwright. Bien d’autres suivront. Au fil des ans, la carrière de chanteur de Mouloudji connaît des hauts et des bas. A ceux qui lui disent qu'il se disperse sans doute trop - chanteur, producteur, écrivain, peintre – l'artiste répond en affirmant son dilettantisme. Son éclectisme assumé ne l'empêche pas de se tailler encore de beaux succès dans la chanson, tel cet Autoportrait de 1971 ou Faut vivre (1973) Malgré la pleurésie qui, en 1992 vient gravement altérer sa voix (il a alors 70 ans), il ne cesse de chanter. Il disparaît quelques mois après l'hommage qui lui est rendu en mars 1994 par le Festival Chorus des Hauts-de-Seine et Le coquelicot, troisième tome de ses souvenirs, paraîtra à titre posthume en 1977. Joseph MOALIC

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