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Liste des albums de :  Berthe SYLVA

Chanteuse réaliste

On la surnommait "Cœur d'or", et c'est tout dire ! Elle fut, indiscutablement la plus populaire des grandes chanteuses populaires d'une époque qui n'en manquât pourtant point. Plus qu'une vedette populaire : une "idole", au sens plein et entier que les chanteurs de rock'n'roll donneront à ce mot, au cours des années 60 ; c'est-à-dire, plus de vingt ans après sa mort. Il est sans doute difficile d'imaginer, de nos jours, pourquoi les spectateurs, saisis d'un enthousiasme qui frisait l'hystérie, brisaient les fauteuils des music-halls où elle se produisait, allant jusqu'à enfoncer les portes de sa loge, à l'Alcazar de Marseille, en 1935 : une époque où les conventions sociales exigeaient un comportement public on ne peut plus mesuré (pour ne pas dire coincé). Mais, dans un autre ordre d'idées, un seul de ses passages sur les ondes de Radio Toulouse, en 1930, lui vaudra seize mille lettres d'auditeurs. De même que sa chanson Le raccomodeur de faïence se vendra à plus de trois cent mille exemplaires en quelques mois. Trois fois le disque d'or, aujourd'hui ; un chiffre astronomique pour l'époque. Mieux, Les roses blanches, qui fut son plus gros succès (et dont le petit format se vendra à plus de trois millions d'exemplaires !) est toujours régulièrement plébicitée par le public à chaque fois que l'on organise un référemdum sur le thème : "Qu'elle est, à votre avis, la plus grande chanson française du siècle ?" Même s'il est certain que de tels palmarès sont toujours un peu vains et ridicules - comment vouloir, en effet, mettre en compétition des chansons aussi différentes et aussi éloignées dans le temps - une telle fidélité ne manque quand même pas de signification. Pourtant - et bien que des titres comme On n'a pas tous les jours vingt ans, Du gris ou Frou frou restent présents dans toutes les mémoires - Berthe Sylva demeure sans doute la plus mal connue de toutes les grandes chanteuses populaire de l'entre deux guerres. Et cela tient à l'extrême discrétion du personnage qui, de son vivant, affichait une modestie exemplaire. Avare de détails sur sa vie, la chanteuse fuyait avec une belle constance les interviews et les photographes. A peine sait-on qu'elle naquit à Saint-Brieuc, en 1886, sous le nom de Berthe Faquet, et qu'elle passa la plus grande partie de sa jeunesse à Brest, où elle commença par gagner sa vie comme femme de chambre. Débutant dans la chanson vers 1925, c'est-à-dire à presque quarante ans, ce qui est énorme lorsque l'on sait que la plupart de ses rivales étaient déjà des vedettes confirmées à moins de vingt-cinq ans, elle accède à la notoriété à partir de 1928, en se produisant au Caveau de la République où ses chansons mélodramatiques reçoivent un accueil triomphal. Dès lors le succès ne se démentira jamais, et Berthe Sylva, dont l'énorme répertoire couvrait près de mille chansons, enregistrera un peu plus de cent vingt disques 78 tours en l'espace de dix ans. Pourtant, malgré sa popularité (qui ne faillira jamais) c'est dans la misère qu'elle s'éteindra, à Marseille, le 24 mai 1941, minée par la boisson, les tournées incessantes et les difficultés matérielles. Sa générosité et sa prodigalité sans bornes - bref, son "Coœur d'or" -lui ayant fait dilapider, au jour le jour, les véritables fortunes que lui rapportaient ses innombrables succès. MARC ROBINE

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