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Bernard ASCAL / Mac ORLAN / PATISSERIES MÉCANIQUES Agrandir

Bernard ASCAL / Mac ORLAN / PATISSERIES MÉCANIQUES

PATISSERIES MÉCANIQUES / 19 POÈMES MIS EN MUSIQUE ET CHANTÉS par Bernard ASCAL

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986953

Artiste
Pierre Mac ORLAN
Type de musique
POÉSIES
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Pâtisseries mécaniques
, poèmes de Pierre Mac Orlan

Dix-neuf poèmes écrits par Pierre MAC ORLAN et mis en musique par Bernard ASCAL pour découvrir que la silhouette élaborée par le poète lui-même — béret, pipe, perroquet sur l’épaule, accordéon — est beaucoup trop réductrice. Avec un sens de l’humour qui anticipe celui de Jacques PREVERT, il démonte les dérives de la mécanisation à outrance et de la dilution de l’individu dans la masse anonyme. Ainsi le vieux baroudeur, le confident des filles à matelots l’habitué des bars du bout du monde, l’auteur de chansons d’une si prégnante mélancolie, est aussi un homme curieux de tous les  progrès, prêt à toutes les expérimentations mais sans jamais omettre de les passer au crible de son esprit critique et de sa décapante fantaisie. 

01 Les vaches et le Pont-du-Nord   2’ 14
Pierre Mac Orlan – Bernard Ascal
 
02 Appareils sanitaires    2’ 17
Pierre Mac Orlan – Bernard Ascal
 
03 Patisserie mécanique     2’ 43
Pierre Mac Orlan – Bernard Ascal
 
04 La feuille d’impôts        2’ 02
Pierre Mac Orlan – Bernard Ascal
 
05 Café-restaurant-billard      1’ 52
Pierre Mac Orlan – Bernard Ascal
 
06 La femme accumulateur     2’ 22
Pierre Mac Orlan – Bernard Ascal
 
07 Le timbre-liseron     2’ 19
Pierre Mac Orlan – Bernard Ascal
 
08 C’est la fête des Rois     1’ 14
Pierre Mac Orlan – Bernard Ascal
 
09 Le marchand de glaces     2’ 05
Pierre Mac Orlan – Bernard Ascal
 
10 Le tir à surprises     2’ 24 
Pierre Mac Orlan – Bernard Ascal
 
11 Le nu esthétique     3’ 07
Pierre Mac Orlan – Bernard Ascal
 
12 Spectacle shakespearien     1’ 51 
Pierre Mac Orlan – Bernard Ascal
 
13 Le chercheur de la vérité     2’ 18 
Pierre Mac Orlan – Bernard Ascal
 
14 Manège d’enfants     1’ 52
Pierre Mac Orlan – Bernard Ascal
 
15 La grande loterie     2’ 00
Pierre Mac Orlan – Bernard Ascal
 
16 Le confiseur     2’ 40 
Pierre Mac Orlan – Bernard Ascal
 
17 À la fête de Montmartre     1’ 34 
Pierre Mac Orlan – Bernard Ascal
 
18 Couleurs et vernis     2’ 27
Pierre Mac Orlan – Bernard Ascal
 
19 Le sang versé     3’ 10 
Pierre Mac Orlan – Bernard Ascal
 
Pâtisseries mécaniques
19 chansons inattendues
 
Parmi les diverses formes abordées par Pierre Mac Orlan — roman, essai, nouvelle, scénario, reportage… — il y a la poésie. Elle est écrite, dans les années 1920, en prose ou en vers libre.
 
Ce sont les poèmes de cette première période qui sont la source de ces 19 chansons inattendues. Pierre Mac Orlan y déploie un humour mordant qui n’épargne ni les banalités de l’existence, ni les grandes utopies. Il donne libre cours, sans jamais se départir de son esprit critique, à sa curiosité envers les avancées technologiques de son temps. Les poèmes baignent dans une ambiance de fête foraine et de music hall qu’affectionnaient les surréalistes et qui n’est pas sans rappeler les toiles de Robert et Sonia Delaunay, les décorations kitch des juke-box ou, de manière prémonitoire, les machines de  Tinguely.
Devant cette toile de fond déambulent des destins dérisoires, des quidams sans but, des anonymes en quête d’identité. Certains glissent dans les chausse-trappes de son fantaisiste esprit d’anticipation et se retrouvent, sans crier gare, en plein XXIème siècle, parmi nous.
 
Pour la deuxième part de son œuvre poétique, celle qu’il écrit trois décennies plus tard en vers réguliers et rimés et qu’il destine à la chanson, Pierre Mac Orlan occupe une place particulière. S’il compte, avec Jacques Prévert et Louis Aragon, parmi les rares auteurs qui, au cours du XXème siècle, ont fortement marqué le territoire de la chanson, les enjeux entre les trois hommes sont loin d’être les mêmes. Pour Prévert et Aragon, cette empreinte s’est faite avec leur accord mais sans volonté de leur part — les compositeurs venant à eux pour mettre en musique leurs poèmes. À l’inverse, Pierre
Mac Orlan décide, lui, d’écrire de véritables textes de chansons et d’accorder à cette forme la même importance que celle attribuée aux autres faces de sa création littéraire.
 
Ainsi donne-t-il naissance, au cours des années cinquante, à des chansons qu’il regroupe en deux recueils : Chansons pour accordéon et Mémoires en chansons. La mélancolie imprègne ses  évocations du temps passé : celui des ports et des bordels  au début du siècle, celui des trouffions sur les routes et dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, celui d’une vie campagnarde héritée du XIXème siècle et dont les derniers témoins disparaissent peu à peu autour de lui… Ces chansons, Pierre Mac Orlan les a voulu portées par le son de l’accordéon et des timbres de voix féminines.
 
On l’aura bien compris, c’est une toute autre silhouette de Mac Orlan qui se révèle dans ces 19 poèmes en prose qui n’avaient pas vocation à devenir 19 chansons. Aussi,  avons-nous choisi pour les interpréter une voix d’homme et, en guise d’accordéon, une guitare, un trombone, un violoncelle, des percussions, un tuba etc qui distillent une ambiance jazzy parfois pimentée de réminiscences cubaines.
Bernard Ascal
 
MUSICIENS et ENREGISTREMENT
 
Yves MOREL : direction musicale et arrangements
Delphine FRANCK : violoncelle
Julien ECREPONT : trompette
Dominique CHEVIET : flûte et saxophone soprano
Eric PRÉTERRE : saxophone ténor
Yves MOREL : trombone et accordina
Théo DELLOUE : Tuba
Jean-Baptiste GAUDRAY : guitare et banjo
Bertrand COULOUME : contrebasse et basse électrique
Nicolas NOËL : piano
Jean-Marc DUMÉNIL : batterie
Franck GIBAUX : percussions
Jacques BOURGET : prises de son, mixages et mastering au studio La Mare Blanche à Pavilly (76570)


Mac Orlan 1882-1970
Très jeunes  orphelins de leur mère, Pierre et Jean Dumarchey sont confiés en 1894 par leur père à la garde de leur oncle. Pierre mène une médiocre scolarité à Orléans où il se lie avec Gaston Couté qui lui fait découvrir François Villon.

Après un séjour d’une année à l’Ecole normale d’instituteurs de Rouen où il met sur pied une équipe de rugby, il tente, en compagnie de son frère, de s’installer à Paris (1899-1901) pour s’affirmer en tant que peintre. Ils y connaissent la  misère. Pierre retourne à Rouen. Il y devient correcteur d’imprimerie et s’initie à l’accordéon tandis que Jean s’enrôle dans la Légion étrangère. En 1905, Pierre effectue son service militaire puis traverse une période d’itinérance durant laquelle il séjourne en Angleterre, en Belgique, en Italie. De retour à Montmartre en 1908, il fréquente Roland Dorgelès, Francis Carco, André Salmon, Max Jacob, Guillaume Apollinaire, Pablo Picasso, Maurice Vlaminck. C’est le temps du « Lapin Agile » où il rencontre Marguerite Luc qu’il épouse en 1913. C’est aussi pendant ces années qu’il passe de la peinture à l’écriture en publiant, avec succès, des contes dans divers journaux : Le Rire, Le Sourire, Le Journal.
Mobilisé, il rejoint le front dès 1914. Il connaît les tranchées de Verdun mais c’est près de Péronne, sur le front de Somme,  qu’il sera blessé en 1916. Il relate son expérience de la guerre dans Les poissons morts
Revenu à la vie civile, Pierre Mac Orlan s’impose comme romancier avec Le Chant de l’équipage (1918), À bord de l’Étoile Matutine (1920), La Vénus internationale (1923), Le Quai des brumes (1927). Il exerce en tant qu’éditeur de 1920 à 1925  puis s’installe, en 1926, en Seine et Marne, à Saint-Cyr-sur-Morin. Poursuivant ses voyages de grand reporter qui lui fournissent la matière de nombreux romans, il ne manque pas d’exprimer, par de nombreux articles, ses profondes inquiétudes devant les progrès du régime hitlérien.

Après le seconde conflit, l’essayiste et le préfacier se substituent au romancier et au journaliste tout en laissant une place conséquente au producteur et animateur d’émissions radiophoniques ainsi qu’à l’auteur de chansons. Il tente, de 1957 à 1961, de revivre à Montmartre puis revient définitivement dans la Brie. Le décès de son épouse en 1963, affecte profondément les dernières années de son existence.
Cent trente publications sont à l’actif de Pierre Mac Orlan dont plus de vingt romans, plusieurs scénarios pour le cinéma — celui notamment, dès 1923, de L’Inhumaine de Marcel L’Herbier puis, en 1945, celui de François Villon d’André Zwoboda. Par ailleurs quatre de ses romans deviennent des films dont La Bandera réalisé, en 1935, par Julien Duvivier avec Jean Gabin et Quai des brumes  réalisé, en 1938, par Marcel Carné avec Jean Gabin et Michèle Morgan.
Pierre Mac Orlan est aussi l’auteur, principalement entre 1919 et 1925,  de recueils de poèmes — Inflation sentimentale (1923), Simone de Montmartre et Abécédaire en 1924, Boutiques et Fêtes foraines en 1925. Il regroupe ces textes en 1954 dans Poésies documentaires complètes. Et quant aux paroles des quelques soixante-cinq chansons qu’il livre dans les années 1950, Mac Orlan en constitue deux recueils : Chansons pour accordéon en 1953 et Mémoires en chansons en 1965. Nombre d’entre elles, portées par des interprètes féminines de premier plan — Juliette Gréco, Germaine Montero, Francesca Solleville, Monique Morelli —, connaissent une grande popularité et sont encore très présentes.
Elu à l’Académie Goncourt en 1950, Mac Orlan est nommé successivement « commandeur » de la Légion d’Honneur en 1967 et « satrape » du Collège de Pataphysique en 1968.

 

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