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racine plaideurs

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COMPTINES ET CHANSONS POUR ENFANTS Agrandir

COMPTINES ET CHANSONS POUR ENFANTS

ANTHOLOGIE DE LA CHANSON TRADITIONNELLE
Chansons et comptines traditionnelles pour les enfants Chanté par Michèle Bernard, Anne Sylvestre, Chantal Grimm, Marc Robine, Gabriel Yacoub, Sylvie Berger...
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Chanté par Michèle Bernard, Anne Sylvestre, Chantal Grimm, Marc Robine, Gabriel Yacoub, Sylvie Berger...


Bonjour ma cousine.
Nous n'irons plus au bois.
Jean de la Lune.
Le petit Bossu.
Les mensonges.
Les dents.
La tricotée.
Sainte-Marguerite.
Ah ! Tu sortiras biquette.
Alphabet.
Le petit Homme.
Berceuse berrichonne.
Les Compagnons de la Marjolaine.
Elle a demandé à sa mère.
Mes burons sont morts.
Sardines et crocodiles.
Le furet.
Lundi matin.
La plus belle de céans.
La rose au boué.
Une souris verte.
Frère Jacques.
Les menteries.
Les noces de gueux
 Savez-vous planter les choux?
Fais dodo Colas mon p'tit frère

AH TU SORTIRAS BIQUETTE
 
Refrain
Ah ! tu sortiras, Biquette, Biquette,
Ah ! tu sortiras de ce chou là !
 
On envoie chercher le chien,
Afin de mordre Biquette.
Le chien n'veut pas mordre Biquette,
Biquette n'veut pas sortir du chou !ˇ
 
On envoie chercher le loup
Afin de manger le chien.
Le loup n'veut pas manger le chien,
Le chien n'veut pas mordre Biquette,
Biquette n'veut pas sortir du chou !
 
On envoie chercher l'bâton,
Afin de battre le loup.
L'bâton n'veut pas battre le loup,
Le loup n'veut pas manger le chien,
Le chien n'veut pas mordre Biquette,
Biquette n'veut pas sortir du chou !
 
On envoie chercher le feu,
Afin de brûler l'bâton.
Le feu n'veut pas brûler l'bâton,
L'bâton n'veut pas battre le loup,
Le loup n'veut pas manger le chien,
Le chien n'veut pas mordre Biquette,
Biquette n'veut pas sortir du chou . !
 
On envoie chercher de l'eau,
Afin d'éteindre le feu.
Mais l'eau n'veut pas éteindre le feu,
Le feu n'veut pas brûler l'bâton,
L'bâton n'veut pas battre le loup,
Le loup n'veut pas manger le chien,
Le chien n'veut pas mordre Biquette,
Biquette n'veut pas sortir du chou !
 
On envoie chercher le veau,
Pour qu'il puisse boire l'eau.
Mais le veau ne veut pas boire l'eau,
L'eau ne veut pas éteindre le feu,
Le feu n'veut pas brûler l'bâton,
L'bâton n'veut pas battre le loup,
Le loup n'veut pas manger le chien,
Le chien n'veut pas mordre Biquette,
Biquette n'veut pas sortir du chou !
 
On envoie chercher l'boucher,
Afin de tuer le veau.
L'boucher n'veut pas tuer le veau,
Le veau ne veut pas boire l'eau,
L'eau ne veut pas éteindre le feu,
Le feu n'veut pas brûler l'bâton,
L'bâton n'veut pas battre le loup,
Le loup n'veut pas manger le chien,
Le chien n'veut pas mordre Biquette,
Biquette n'veut pas sortir du chou !
 
On envoie chercher le diable,
Afin d'emporter l'boucher.
Le diable veut bien emporter l'boucher,
L'boucher veut bien tuer le veau,
Le veau veut bien boire l'eau
L'eau veut bien éteindre le feu,
Le feu veut bien brûler l'bâton,
L'bâton veut bien battre le loup,
Le loup veut bien manger le chien,
Le chien veut bien mordre Biquette,
Biquette veut bien sortir du chou !
 
Dernier refrain
Ah ! tu es sortie, Biquette, Biquette,
Ah ! tu es sortie de ce chou-là !
 
Exemple type de la chanson a récapitulation, pour laquelle il faut non seulement avoir de la mémoire, mais aussi un souffle certain. Les chansons basées sur le principe du refus d'obéissance en cascade, finissent toujours par l'arrivée du diable ou de la Mort ; seul moyen de ramener tout le monde à de meilleurs sentiments. Car n'oublions pas que derrière toute chanson pour enfant, il y a, de la part des adultes, une volonté pédagogique plus ou moins clairement affichée, mais néanmoins réelle. Et il ferait bon voir que l'on apprît si tôt la désobéissance !
 
BERCEUSE BERRICHONNE
 
Do do do do do;
J'irons la rivière,
J'irons la rivière,
Do do do do do,
J'irons la rivière
Laver tes drapiaux...
 
BONJOUR, MA COUSINE !
 
"Bonjour, ma cousine !
- Bonjour, mon cousin germain !
- On m'a dit que vous m'aimiez...
- Ce n'est pas la vérité !
- Je n'm'en soucie guère...
- Marchand d'pommes de terre !
- Passez par ici...
- Et moi par là...
- Au r'voir ma cousine, on s'reverra !"..
 
De nombreuses chansons pour enfants servent de prétextes à des jeux ou à tout un ensemble de gestes qui relèvent tantôt du mime et tantôt de la danse. Ainsi, par exemple, l'histoire du Grand cerf, dont les enfants paraphrasent chaque vers en le mimant, au fur et à mesure qu'ils le remplacent par des murmures à bouches fermées. A la récapitulation finale, la chanson n'a donc plus de paroles, et n'est plus bourdonnement accompagnant une véritable pantomime ; tout l'attrait du jeu résidant dans le fait de n'oublier aucun geste - sans non plus les intervertir - pour que le fil de l'histoire reste clair :
 
Dans sa cabane, un grand cerf
Regardait par la fenêtre
Un lapin venir à lui
Et frapper ainsi :
"Cerf ! cerf, ouvre-moi !
Ou le chasseur me tuera !
- Lapin, lapin, entre et vient
Me serrer la main".
 
La pantomime de Bonjour, ma cousine ! relève, quant à elle, plutôt de la danse. Si les enfants sont assez nombreux, on les fait s'aligner sur deux lignes, face à face, garçons d'un côté et filles de l'autre. Durant les deux premiers vers, chaque couple ainsi formé se salue en s'inclinant une fois vers la droite et une fois vers la gauche. Au cours des deux vers suivants, les partenaires se désignent de l'index (main droite, puis main gauche) en faisant mine de s'étonner, puis de se réprimander. Ensuite, chaque couple danse en rond, bras-dessus bras-dessous (toujours un coup à droite et un coup à gauche), pour bien marquer l'insouciance des cinquième et sixième vers ; et, pour finir, le couple de tête passe sous les portiques des bras levés des autres enfants, pour aller prendre sa place en fin de rang.
Variante : la réponse négative du quatrième vers ("- Ce n'est pas la vérité !") est parfois remplacée par : Est-ce bien la vérité ?
 
COMPAGNONS DE LA MARJOLAINE
 
Qu'est-ce qui passe ici si tard,
Compagnons de la marjolaine ?
Qu'est-ce qui passe ici si tard ?
Gai, gai, dessus le guet !
 
- C'est le Chevalier du Guet,
Compagnons de la marjolaine,
C'est le Chevalier du Guet,
Gai, gai, dessus le guet !
 
- Que demande ce chevalier,
Compagnons de la marjolaine ?
Que demande ce chevalier ?
Gai, gai, dessus le guet !
 
- Une fille à marier,
Compagnons de la marjolaine,
Une fille à marier,
Gai, gai, dessus le guet !
 
- Mais y'a pas d'filles à marier,
Compagnons de la marjolaine,
Y'a pas d'filles à marier,
Gai, gai, dessus le guet !
 
- On m'a dit que vous en aviez,
Compagnons de la marjolaine,
On m'a dit que vous en aviez,
Gai, gai, dessus le guet !
 
- Ceux qui l'ont dit se sont trompés,
Compagnons de la marjolaine,
Ceux qui l'ont dit se sont trompés,
Gai, gai, dessus le guet !
 
- Et quand est-ce que vous en aurez,
Compagnons de la marjolaine ?
Quand est-ce que vous en aurez ?
Gai, gai, dessus le guet !
 
- Vers minuit, si vous repassez,
Compagnons de la marjolaine,
Vers minuit, si vous repassez,
Gai, gai, dessus le guet !
 
- Il est déjà minuit passé,
Compagnons de la marjolaine !
Il est déjà minuit passé,
Gai, gai, dessus le guet !
 
- Qu'est-ce que vous lui donnerez,
Compagnons de la marjolaine ?
Qu'est-ce que vous lui donnerez ?
Gai, gai, dessus le guet !
 
- De l'or et des bijoux dorés,
Compagnons de la marjolaine,
De l'or et des bijoux dorés,
Gai, gai,dessus le guet !
 
- Mais elle n'est pas intéressée,
Compagnons de la marjolaine,
Elle n'est pas intéressée,
Gai, gai, dessus le gai !
 
- Alors mon coeur je lui donnerai,
Compagnons de la marjolaine,
Alors mon cœur je lui donnerai,
Gai, gai, dessus le guet !
 
- Dans ce cas vous pouvez entrer,
Compagnons de la marjolaine !
Dans ce cas vous pouvez entrer,
Gai, gai, dessus le guet !
 
Depuis le Moyen-Age, le Chevalier du Guet (auquel François Villon fait allusion dans son Lais, écrit entre 1455 et 1456) était le chef suprême de la police parisienne ; ce qui lui conférait un certain nombre de prérogatives telles que le fait de pouvoir demander à être introduit chez le roi, quelle que soit l'heure, de jour comme de nuit  Au début du règne de Louis XIV, il avait sous ses ordres huit cents archers, commandés par vingt officiers à cheval et quarante sergents à pied, qui chaque nuit sillonnaient la capitale pour veiller à la sécurité de ses habitants ; car les rues de Paris, obscures et tortueuses étaient très dangereuses dès la nuit tombée. Effrayés par les affaires de "grande et petite truanderie", les honnêtes gens se calfeutraient dans leurs maisons, tandis qu'au dehors retentissaient souvent des cris et des appels au secours. La nuit était alors le royaume des spadassins qui jouaient de la rapière et de la dague pour dévaliser le bourgeois.
Le titre ce cette chanson, composée vers le milieu du XVIIème siècle, fait par ailleurs allusion aux Compagnons de la Marjolaine : la confrérie des parfumeurs, très puissante à l'époque. Confrérie de notables, dont la prospérité venait à la fois de la fabrication des onguents nécessaires à l'embaumement des morts, et de la vogue inouïe des parfums devenus le symbole de l'élégance suprême, alors qu'ils ne servaient, le plus souvent, qu'à masquer une totale absence d'hygiène corporelle.
Or, indépendamment du guet militaire, chaque corps de métier se devait d'assurer un service de surveillance - nommé "guet civil" - à raison d'une nuit de permanence toutes les trois semaines. Les parfumeurs comme les autres, bien entendu. Ce qui, inévitablement, ne pouvait que les mettre en contact avec le Chevalier du Guet.
 
ELLE A DEMANDE A SA MERE
 
Elle a demandé à sa mère
Quand mariée elle serait,
Quand mariée elle serait.
Sa mère lui a fait réponse :
"Dans dix ans si vous voulez...
Dans dix ans si vous voulez...
- Dix ans, c'est bien long !
Dix ans c'est trop long !
Dix ans, c'est bien long !
 
Dix ans, c'est trop long !
Dans dix ans, je n'attendrai guère !
Dans dix ans, je n'attendrai pas !
Dans dix ans, je n'attendrai guère !
Dans dix ans, je n'attendrai pas !"
 
Elle a demandé à son père
Quand mariée elle serait.   (bis)
Son père lui a fait réponse :
"Dans cinq ans si vous voulez...   (bis)
- Cinq ans, c'est bien long !
Cinq ans, c'est trop long !     (bis)
Dans cinq ans, je n'attendrai guère !
Dans cinq ans, je n'attendrai pas !"     (bis)
 
Elle a demandé à sa tante
Quand mariée elle serait.   (bis)
Sa tante lui a fait réponse :
"Dans deux ans si vous voulez...    (bis)
- Deux ans, c'est bien long !
Deux ans, c'est trop long !     (bis)
Dans deux ans, je n'attendrai guère !
Dans deux ans, je n'attendrai pas !"     (bis)
 
Elle a demandé à son oncle
Quand mariée elle serait.   (bis)
Son oncle lui a fait réponse :
"Dans un an si vous voulez...   (bis)
- Un an, c'est bien long !
Un an, c'est trop long !     (bis)
Dans un an, je n'attendrai guère !
Dans un an, je n'attendrai pas !"     (bis)
 
Elle a demandé à sa soeur
Quand mariée elle serait.   (bis)
Sa soeur lui a fait réponse :
"Dans un mois si vous voulez...   (bis)
- Un mois, c'est bien long !
Un mois, c'est trop long !     (bis)
Dans un mois, je n'attendrai guère !
Dans un mois, je n'attendrai pas !"     (bis)
 
Elle a demandé à son frère
Quand mariée elle serait.   (bis)
Son frère lui a fait réponse :
"Dans un jour si vous voulez...   (bis)
- Un jour, c'est bien long !
Un jour, c'est trop long !      (bis)
Dans un jour, je n'attendrai guère !
Dans un jour, je n'attendrai pas !"     (bis)
 
Elle a demandé à M'sieur l'Maire
Quand mariée elle serait.   (bis)
M'sieur l'Maire lui a fait réponse :
"Dans une heure si vous voulez...   (bis)
- Une heure, c'est bien long !
Une heure, c'est trop long !      (bis)
Dans une heure, je n'attendrai guère !
Dans une heure, je n'attendrai pas !      (bis)
 
Sources : Chansons populaires du Morvan et du Nivernais, recueillies par Millien, Penavaire et Delerue.
 
 
FAIS DODO, COLAS MON P'TIT FRERE
 
Fais dodo, Colas mon p'tit frère,
Fais dodo, tu auras du lolo.
 
Maman est en haut,
Qui fait du gâteau,
Papa est en bas,
Qui fait du chocolat.
 
Fais dodo, Colas mon p'tit frère,
Fais dodo, tu auras du lolo
Si tu fais dodo,
Maman vient bientôt,
Si tu ne dors pas,
Papa s'en ira.
 
Fais dodo, Colas mon p'tit frère,
Fais dodo, tu auras du lolo.
 
Sans doute, avec Dodo, l'enfant do, l'une des berceuses les plus connues qui soient. Son usage est attesté dans presque toutes les régions de l'Hexagone ; même si, parfois les ingrédients changent et que "Papa fait du nougat" plutôt que du chocolat.
La mélodie daterait du XVIII ème siècle.
 
FRERE JACQUES
 
Frère Jacques,
Frère Jacques,
Dormez-vous ?
Dormez-vous ?
Sonnez les matines,
Sonnez les matines :
Ding ding dong !
Ding ding dong !
 
La mélodie de Frère Jacques se chante le plus souvent en canon, à deux, ou quatre voix.
Elle a été composée au XVII ème siècle à partir d'un air de carillon, lui même inspiré d'une pièce pour clavecin.
Quant aux paroles, elles relèvent de ce cliché, fortement ancré dans la tradition populaire, du moine bon vivant, préférant le confort et la bonne chair - voire la paillardise - aux rigueurs de l'açétisme. Les matines étant un office nocturne, se chantant entre minuit et le lever du soleil, elles impliquaient de se lever fort tôt ; devoir bien pénible pour qui devait ainsi s'arracher à sa couche.
 
JEAN DE LA LUNE
 
Par une tiède nuit de printemps,
Il y a bien de cela cent ans,
Que sous un brin de persil, sans bruit,
Tout menu, naquit
Jean de la Lune, Jean de la Lune.
 
Il était gros comme un champignon,
Frêle, délicat, petit, mignon,
Et jaune et vert comme un perroquet,
A....... quinquet,
Jean de la Lune, Jean de la Lune.
 
Quand il se risquait à travers bois,
De loin, de près, de tous les endroits,
Merles, bouvreuils sur leurs mirlitons
Répétaient en rond :
"Jean de la Lune ! Jean de la Lune !"
 
Quand il mourut, chacun le pleura,
Dans son potiron on l'enterra ;
Et sur sa tombe l'on écriva
Sur la croix : "Ci-git
Jean de la Lune. Jean de la Lune."Avait un bon ca
                                                           
Paroles d'Adrien Pagès.
Musique anonyme.
 
ALPHABET
 
Mélodie généralement attribuée à Mozart (1756 - 1791). Si cela s'avérait vrai, il faudrait en déduire que celui-ci l'aurait fort probablement composée lors d'un de ses passages en France ; car, en effet, s'il coïncide parfaitement avec le français, cet Alphabet diffère, sur plusieurs points de détails, de celui utilisé en Autriche et en Allemagne.
 
LA PLUS BELLE DE CEANS
 
C'est la plus belle de céans,
C'est par la main nous la tenons.
C'est la plus belle de céans,
C'est par la main nous la tenons.
 
Faites la passer en arrière,
Ram'nez vos moutons bergère !
Faites la passer en avant,
Ram'nez vos moutons des champs !
 
Ram'nez, ram'nez, ram'nez, belle !
Ram'nez vos moutons des champs !
Ram'nez, ram'nez, ram'nez, belle !
Ram'nez vos moutons des champs !
 
Chanson très répandue aussi bien en France qu'au Québec.
 
LA ROSE AU BOUÉ
 
Mon père ainsi qu'ma mère
N'avaient fille que moué.
Mon père ainsi qu'ma mère
N'avaient fille que moué.
 
N'avaient fille que moué,
La destinée, la rose au boué,
La rose au boué.
N'avaient fille que moué,
La destinée au boué
 
Ils me mirent à l'école,
A l'école du roué.         (bis)
 
A l'école du roué,
La destinée, la rose au boué,
La rose au boué.
A l'école du roué,
La destinée au boué.
 
Ils me firent faire une robe,
Une robe de soué.               (bis)
 
Une robe de soué,
La destinée,   etc.
 
Le tailleur qui la coupe
D'vint amoureux de moué.
 
A chaque coup d'aiguille :
"Ma mie embrasse-moué !
 
- C'est pas l'affaire des filles
D'embrasser les garçons !
 
Mais c'est l'affaire des filles
D'balayer la maison.
 
Quand les maisons sont sales,
Les amoureux s'en vont.
 
Ils s'en vont quatre par quatre,
En tapant du talon.
 
Quand les maisons sont propres,
Les amoureux y vont.
 
Ils y vont quatre par quatre
En jouant du violon.
 
En jouant du violon.
 
Le thème de la fille à qui l'on fait faire une robe et dont le tailleur tombe amoureux est des plus anciens, puisqu'on le trouve déjà dans Gaudinette, une chanson publiée en 1575 par Jehan Chardavoine, dans son Recueil des plus belles et excellentes chansons en forme de vau-de-ville, tirés de divers auteurs tant anciens que modernes, auxquelles a été nouvellement adaptée la musique de leurs chants communs, afin que chacun la puise chanter en tout endroit qu'il se trouve, tant de voix que sur les instruments.:
 
Mon père et ma mère
N'ont que moi d'enfant,
Et ils m'ont fait faire
Un cotillon blanc.
 
La version donnée ici est visiblement plus récente, puisque la jeune fille va à l'école ; une idée que l'on ne trouve qu'à partir du XVIIIème siècle, dans les publications de Ballard :
 
Quand j'étais chez mon père,
Jeune fille à marier,
On m'envoyait à l'école
Pour ma leçon raccorder.
 
Dans certaines variantes, d'inspiration sans doute estudiantine - donc encore plus récente - ce ne sont plus les parents qui commandent la robe, ni le tailleur qui tente de séduire la belle, mais le maître d'école.
 
L'instituteur d'école
D'vint amoureux de moué.
 
Il me fit faire une robe,
Une robe de soué.
 
A chaque coup d'aiguille :
"Ma fille, embrassez-moué !
 
LA TRICOTEE
 
La tricotée, s'est par matin levée,
S'a pris sa harpe, au bois s'en est allée ;
La tricoton, la tricoton,
La belle tricotée.
 
Il s'agit là d'un rondeau anonyme du XVème siècle, appris à Dublin, par Gabriel Yacoub,auprès du groupe Consort of the Saint Sepulchre.
 
LE FURET
 
Il court, il court le furet,
Le furet du bois, Mesdames ;
Il court, il court le furet,
Le furet du bois joli.
 
Il est passé par ici,
Il repassera par là.
 
 
Le furet est un petit mammifère carnivore, au pelage blanc et aux yeux rouges, qui servit à chasser le lapin. Pénétrant dans leurs terriers, pour mieux les en déloger, c'est un prédateur redoutable, auquel nous devons le verbe fureter.
Mais le furet est également un jeu de société qui consiste à faire passer rapidement, de mains en mains, un anneau enfilé sur une corde tenue par l'ensemble des joueurs assis en rond. Un autre joueur, se tenant au centre du cercle, doit découvrir où se trouve précisément l'objet, à l'instant précis où la chanson s'arrête : "Il repassera par là". S'il gagne, il échange alors sa place avec celui qui vient de se faire prendre, non pas la main dans le sac, mais le furet dans la main.
Ce jeu est fort ancien, puisqu'on le pratiquait déjà au XVI ème siècle, dans toutes les couches de la population, y compris à la cour. Louis XIV, dit-on, le prisait beaucoup lorsqu'il était enfant ; mais, à partir de la Régence, ces effleurements de mains autour d'un petit objet que l'on dissimule, prirent un caractère ouvertement libertin, et, dès lors, le furet devint également un divertissement d'adultes.
 
LE PETIT BOSSU
 
Quand le p'tit bossu va chercher de l'eau,
Il n'y va jamais sans son petit seau.
Quand le p'tit bossu va chercher de l'eau,
Il n'y va jamais sans son petit seau.
Quand il arrive à la rivière,
Tout fin faisant ses p'tites manières :
"Donnez-moi de l'eau,
Dans mon petit seau !"
 
Refrain
Non, non , non, on n'a jamais vu
Un petit bossu aussi résolu !
Non, non, non, on n'a jamais vu
Un petit bossu aussi résolu !
 
Quand le p'tit bossu va chercher du lait,
Il n'y va jamais sans son pot au lait.      (bis)
Quand il arrive chez la crémière,
Tout en faisant ses p'tites manières :
"Donnez-moi du lait,
Dans mon pot au lait !"
 
Quand le p'tit bossu va chercher du pain,
Il n'y va jamais sans son sac à main.       (bis)
Quand il arrive chez la boulangère,
Tout en faisant ses p'tites manières :
"Donnez-moi du pain,
Dans mon sac à main !"
 
Dans mon sac à main !"
 
Le personnage du Petit bossu se retrouve dans de nombreuses chansons traditionnelles. Toujours sympathique, dans les chansons pour enfants, il devient souvent symbole de disgrâce ou souffre-douleur dans le répertoire des adultes. Comme si le coeur se durcissait avec le temps
 
LE PETIT HOMME
 
Avec un pan d'écarlate
Il fait son manteau et sa cape ;
Il en reste un wagon
pour lui faire le capuchon.
 
Refrain
Ai un ome qu'es pichin
Poudi ben dire, poudi ben dire,
J'ai un homme qu'est petit :
Il est vraiment tout rikiki.
 
D'une tête de sardine,
Lui il soupe et il dîne,
Il en reste bien assez
Pour lui faire le goûter.
 
Quand il s'en va à la chasse,
Il chevauche une limace,
Quand il s'en va au festin
Va à cheval sur un lapin.
 
Lou lapin si met'a courre
Lou pichin ome pica dau mourre,
Le lapin a trop courru
Le petit homme s'est perdu.
 
D'une coque de noisette,
Lui se fait un cabanon ;
Il en reste quelques miettes
Pour se faire le poêlon.
 
Dans un bout de toile grise,
Lui se fait douze chemises ;
Il en reste encore long
Pour se faire deux pantalons.
Pour se faire deux pantalons.
 
Ronde de mai, très répandue dans la région niçoise.
Tout comme Jean de la Lune, elle utilise l'artifice de la miniaturisation.
Avec un pan d'écarlate,
 
Dans un même ordre d'idée, on retrouve également des chansons comme : Il était un petit homme :
 
Il était un petit homme
A cheval sur un bâton,
Qui s'en allait à la chasse,
A la chasse aux hannetons.
 
LES DENTS
 
Mon enfant n'a que dix moués,
Mon enfant n'a que dix moués.
Mon enfant n'a que dix moués,
Mon enfant n'a que dix moués.
Les dents lui sortent,
Mon enfant s'y porte,
Les dents lui sortent,
Mon enfant s'y porte,
Tra la la tout va bien,
Mon enfant s'y porte, s'y porte,
Tra la la tout va bien,
Mon enfant s'y portera !
Tra la la tout va bien,
Mon enfant s'y porte, s'y porte,
Tra la la tout va bien,
Mon enfant s'y portera !
 
Mon enfant n'a que neuf moués,
Mon enfant n'a que neuf moués.    (bis)
Les dents lui sortent,
Mon enfant s'y porte,     (bis)
Tra la la tout va bien,
Mon enfant s'y porte, s'y porte,
Tra la la tout va bien,
Mon enfant s'y portera !            (bis)
 
Mon enfant n'a que huit moués...etc.
 
Sept...
Six...
Cinq...
Quatre...
Trois...
Deux...
Un...
 
Ronde à diminution, originaire de Bretagne.
 
LES MENSONGES
 
Je vais vous dire une chanson
Qu'est pleine de mensonges !
Je vais vous dire une chanson
Qu'est pleine de mensonges !
Si y'a un mot de vrai dedans,
Que le diable m'emporte, la !
La la lalala, lalala lalère,
La lalalala lalala lalala lalère.
 
Je m'suis levé de bon matin,
Quand le soleil se couche,      (bis)
Et je suis parti travailler
Au fond de la rivière,la !
La la lalala, etc.
 
J'ai mis ma voiture sur mon dos,
Les deux roues dans ma poche,      (bis)
Je roule en haut, je roule en bas,
Il tombe des noisettes, la !
La la lalala, etc.
 
Si vous passez devant chez moi,
Entrez dans la cuisine,           (bis)
Vous trouverez ma femme dans l'four
Et la poule qui tricote, la !
La la lalala, etc.
 
etc.
 
La tradition des chansons de "mensonges" se retrouve dans de nombreux pays et joue à chaque fois sur l'effet comique de l'absurde. Un humour auquel les enfants, avec leur logique instinctive, sont particulièrement sensibles.
Dans le même ordre d'idées, on rencontre également des chansons devinettes, dans lesquelles l'apparente incohérence des paroles finit par prendre un sens, tout à la fin, quand est révélée la clef de l'énigme.
 
LES MENTERIES
 
Par un bois passant,
A rien ça n'ressemble,
Je vis un hareng
Monté sur un tremble :
De la musique il jouait,
Un aveugle regardait ;
Pendant qu'un sourd l'écoutait,.
Un muet disait l'branle.
 
J'ai bien vu un loup
Avec une chèvre,
Qui plantaient des choux
Sur les reins d'un lièvre.
J'ai bien vu une grosse brebis
Tirer les dents d'une perdrix,
Et un boeuf dans un étui
Qui tremblait de fièvre.
 
LES NOCES DES GUEUX
 
L'alouette avec le merlot,
Tous les deux veulent se marier.
Tous les deux veulent se marier ;
Y'a pas d'pain pour le déjeuner.
 
Refrain
Belle jolivette,
Jeune jolivette,
Ah ! mon oiseau
Qu'il est beau !
 
Il est venu Maître Corbeau,
 

[1]Sous son aile il apporte un flûtiau :
 
"Pour du pain, vous en aurez bien ;
Pour d'la viande, vous n'en aurez point !"
 
Il est venu Maître Héron,
Sous son aile il apporte un jambon :
"Pour d'la viande, vous en aurez bien ;
Pour du vin, vous n'en aurez point !"
 
Il est venu une p'tite souris,
A son cou elle apporte un baril :
"Pour du vin, vous en aurez bien ;
Pour d'la musique, vous n'en aurez point !"
 
Il est venu un bon gros rat,
Un tambour dessous son bras :
"Pour d'la musique, vous en aurez bien,
Si du chat m'garantissez bien !
 
- J'te garantirons bien du chat,
Mais d'la chatte tu te méfieras !"
La chatte elle descend du grenier
A son tour pour tambouriner."
 
 
A son tour pour tambouriner."
 
Il y a une très forte tradition animalière dans les chansons pour enfants, tout comme dans les contes, d'ailleurs ; ce qui les oblige à faire un petit effort d'imagination pour se représenter, par exemple, un héron avec un jambon dans le bec ou un gros rat jouant du tambour. Mais cela fait depuis toujours partie de la littérature merveilleuseLa chatte a descendu l'enfants,, et les aide à développer leur fantaisie.
Le thème du mariage entre deux animaux - généralement des oiseaux - est assez répandu, dans tout le sud de l'Hexagone. On en trouve des versions en Provence, dans l'Albigeois, le Lauragais et la région de Toulouse, dont nous vient la présente version.
Joseph Canteloube, dans son Anthologie des chants populaires français, en donne une variante au texte étrange, directement traduite du languedocien et intitulée : L'alouette et le pinson.
 
De la nue sort un corbeau
Qui traînaillait un âne mort...
 
"De la viande, nous en avons,
Mais du pain, nous n'en avons pas !"
 
Voici qu'arrive un pigeon,
Avec une miche sur le front...
 
"Pour du pain, nous en avons,
Mais du vin, nous n'en avons pas !"
 
Voici qu'arrive le loriot,
Avec une barrique au cou...
 
"Pour du vin, nous en avons,
Mais nous n'avons pas de danseurs !"
 
Une puce sort des draps,
Par terre fait quatre ou cinq sauts...
 
De vieux chiffons sort le pou ;
Il prend la puce par le bras.parfois
 
LUNDI MATIN
 
Lundi matin, l'emp'reur, sa femme et le p'tit prince,
Sont venus chez moi, pour me serrer la pince ;
Mais comme j'étais parti,
Le p'tit prince a dit :
"Puisque c'est ainsi,
Nous reviendons mardi !"
 
Mardi matin, l'emp'reur, sa femme

 et le p'tit prince,
 
Sont venus chez moi, pour me serrer la pince ;
Mais comme j'étais parti,
Le p'tit prince a dit :
"Puisque c'est ainsi,
Nous reviendrons mercredi !"
 
Mercredi matin... etc. (jeudi, vendredi, samedi et dimanche).
 
Dimanche matin, l'emp'reur, sa femme et le p'tit prince,
Sont venus chez moi, pour me serrer la pince,
Mais comme j'n'étais pas là,
Le p'tit prince se vexa :
"Puisque c'est comme ça,
Nous ne reviendrons pas !"
etc.
 
Jeudi...
Vendredi...
Samedi...Nous ne reviendrons pas !"
 
Bon exemple de chanson pédagogique, puisque les paroles ne varient guère d'un couplet sur l'autre et que seul change le nom du jour de la semaine. C'est donc, pour les tous petits, un excellent moyen d'apprendre l'ordre des jours, tout en s'amusant.
Son rythme joyeux et soutenu en fait, par ailleurs, une chanson de marche extrêmement entraînante.
 
MES BURONS SONT MORTS
 
Mes burons sont morts,
Raides, raides, raides,
Mes burons sont morts,
Raides, raides morts.
 
Y'en a plus que deux
Qui suivront leur mère,
Y'en a plus que deux
Qui sont vigoureux.
 
Berceuse originaire du Berry, recueillie auprès de Madame Andrée Duffault et faisant partie du répertoire du groupe Les Thiaulins de Lignères.
Le texte en est assez mystérieux, et il est fort étonnant de penser que l'on ait pu bercer et endormir des enfants avec des paroles aussi funèbres.
En patois bérrichon, le mot "buron" désigne un agneau.
 
NOUS N'IRONS PLUS AU BOIS
 
Nous n'irons plus au bois,
Les lauriers sont coupés ;
La belle que voilà
Ira les ramasser.
 
Refrain
Entrez dans la danse,
Voyez comme on danse,
Sautez, dansez !
Embrassez qui vous voudrez !
 
La belle que voilà
 
Ira les ramasser ;
Mais les lauriers du bois,
Les verrons-nous coupés
 
Non, chacune à son tour
Ira les ramasser ;
Si la cigale y dort,
Ne faut pas la blesser.
 
Le chant du rossignol
Viendra la réveiller ;
Et aussi la fauvette
Avec son doux gosier.
 
Et Jeanne la bergère,
Avec son blanc panier,
Allant cueillir la fraise
Et la fleur d'églantier.
 
Cigale, ma cigale !
Allons, il faut chanter !
Car les lauriers du bois
Sont déjà repoussés.
 
Derrière le caractère un peu féérique de cette chanson, propre à ravir l'âme enfantine, avec ses animaux charmants et son décor bucolique, se dissimulent à la fois une musique d'inspiration religieuse et toute une symbolique érotique remontant à la Renaissance.
La mélodie extrapole en effet les premières mesures du Kyrie de la messe grégorienne De Angelis - dont Debussy reprendra également le thème dans la troisième de ses Estampes, intitulée Jardins sous la pluie.
Quant à l'image du "bois", elle est, avec celles du "jardin", de la "fleur à cueillir" et du "rossignol" - images que nous retrouveront toutes aux chapitres consacrés aux chansons d'amour ou aux chansons libertines - l'une des plus fréquemment utilisées dans la tradition amoureuse. Un recueil de Chansons en forme de vau de ville, publié par Adrian Le Roy et Robert Ballard, en 1578, contient déjà un air intitulé Las ! Je n'irai plus jouer au bois. Un thème que l'on rencontrera, par la suite, dans de nombreuses chansons traditionnelles de différentes régions de France ; comme, par exemple, cette variante retrouvée en Thiérache :
 
Nous n'irons plus au bois,
Les roses sont cueillies.
La belle que je tiens,
Je la laisse s'enfuir.
 
Pour ce qui est de la version que nous donnons ici - la plus répandue de toutes, à n'en pas douter - elle connut une grande popularité dès le XVIII ème siécle, et tout particulièrement à la cour de Versailles. Versailles et ses jardins, dont les buissons abritaient de tendres rendez-vous secrets ; lorsqu'ils n'étaient pas taillés, bien entendu. Roland Sabatier, pour sa part, préfère penser que la chanson évoque plutôt une partie du Bois de Boulogne, effectivement plantée de lauriers, sous le règne de Louis XV. Les deux hypothèses ne sont nullement incompatibles car, après tout, pourquoi n'y aurait-il eu qu'un seul endroit de plaisir pour les amoureux, en cette période de grand libertinage, déjà amorcé du temps de la Régence ?
Dans un registre fort voisin, une chanson comme :
 
Promenons-nous dans les bois,
Pendant que le loup n'y est pas !
 
Peut-être également interprétée de manière fort allusive, pour peu que l'on veuille gratter un peu le vernis d'innocence de ses paroles d'allure, certes, enfantine, mais néanmoins écrites au XVII ème  siècle : un temps où l'on pratiquait avec délice l'art de faire dire aux mots plus qu'ils n'en laissaient paraître.
 
SAINTE-MARGUERITE
 
Sainte Maguerite,
Veillez ma petite,
Endormez mon p'tit enfant
Jusqu'à l'âge de quinze ans.
Quand elle aura quinze ans passés,
Il faudra la marier,
Avec un p'tit bonhomme
Qui viendra de Rome.
 
Berceuse originaire de Provence. Dans la tradition catholique, Sainte-Marguerite est à la fois la sainte patronne des femmes enceintes et des jeunes accouchées ; ce qui explique que la mère remette, ici, sa fillette sous sa protection.
Lorsque l'enfant était un garçon, le second quatrain se chantait alors :
 
Quand il aura quinze ans passés,
Il faudra le marier
Avec une jolie fille
Riche et de bonne famille.[1]
 
SARDINES ET CROCODILES
 
Sardines et crocodiles
Et croque-da gue-da,
Et ra-tchi-tchi et ra-tcha-tcha,
Sardines et crocidiles
Et croque-da gue-da :
Ce ne sera pas toi le chat !
Comptine vendéenne, recueillie à La Couarde (Ile de Ré), par Hal Collomb.
 
SAVEZ-VOUS PLANTER LES CHOUX ?
 
Savez-vous planter les choux,
A la mode, à la mode,
Savez-vous planter les choux,
A la mode de chez nous ?
 
On les plante avec le doigt,
A la mode, à la mode,
On les plante avec le doigt,
A la mode de chez nous.
 
Savez-vous planter les choux,
A la mode, à la mode,
Savez-vous planter les choux,
A la mode de chez nous ?
 
On les plante avec le pied,
A la mode, à la mode,
On les plante avec le pied,
A la mode de chez nous.
 
Etc.
Le genou...
Le coude...
Le nez...
Le front...
 
Encore une chanson qui se prête à la fois à la danse et au jeu.
Pendant longtemps, le choux fut l'un des aliments de base, dans nos contrées, jusqu'à ce qu'il soit en grande partie détrôné par l'introduction de la pomme de terre. Le genou…Le coude…Le nez…Le front…[1]
 
UNE SOURIS VERTE
 
Une souris verte
Qui courait dans l'herbe,
Je l'attrape par la queue,
Je la montre à ces messieurs ;
 
Ces messieurs me disent :
"Trempez la dans l'huile,
Trempez la dans l'eau,
Ca fera un escargot tout chaud !"
 
Je la mets dans mon tiroir,
Elle me dit : "Il fait trop noir !"
Je la mets dans mon chapeau,
Elle me dit : "Il fait trop chaud !"
 
Sans doute l'une des comptines les plus populaires de tout le répertoire enfantin. Ses origines remontent au début du XVIII ème siècle.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
















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